Philippe Cotten illumine la colline de Fourvière du 7 au 10 décembre

Pocket
Article pouvant être lu en 2 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

Perpétuant une tradition religieuse lyonnaise depuis 1852, la colline de Fourvière et les façades des maisons s’illuminent, chaque 8 décembre, en l’honneur de la fête de l’Immaculée conception. Aujourd’hui, l’événement fait place à de véritables spectacles en son et en lumières qui invitent du 7 au 10 décembre à flâner dans les rues de la ville, dans une véritable ambiance festive.
Cette année, c’est à Philippe Cotten qu’est revenue la mission d’illuminer la colline de Fourvière.
Rencontre avec celui qui se qualifie lui-même de « réveilleur de site ».

lyon%20cozten.jpg


« Réveilleur de site » c’est ainsi que se présente lui-même Philippe Cotten. « Tout gamin, raconte-t-il, quand mes parents m’emmenait à la messe, j’avais le regard davantage fixé sur les chapiteaux et les voûtes que sur ce qui se passait à l’autel. J’ai très tôt été séduit par la dimension, la beauté et la forte présence qu’exprimaient ces lieux. Plus tard, ayant entrepris une carrière musicale, j’ai joué dans beaucoup d’églises. Ces sites sont pour moi des personnages à part entière. Ces églises sont témoins d’événements et de circonstances qui les ont marquées, et dont je dois appréhender les heures heureuses et les blessures. J’aime aussi y deviner les influences diverses, orientales et occidentales qui les ont façonnées. »

C’est ainsi qu’il a désiré « redonner vie » aux cathédrales de Saint-Lizier (Ardèche), de Tours (Indre-et-Loire), de Saint-Bertrand de Comminges (Haute -Garonne), aux abbaye de Moissac (Tarn-et-Garonne) de Flaran (Gers) d’Issoire (Puy-de-Dôme)… pour ne citer que celles-là.

Pour ce Nantais d’origine, aujourd’hui installé dans le Périgord, avant d’illuminer la colline de Fourvière, il a fallu apprendre à la connaître, dans sa vie quotidienne comme dans son histoire. « Cette colline a donné naissance à Lyon, confie-t-il. Colline païenne, romaine, puis chrétienne, elle fut toujours un haut lieu spirituel. Colline de Cybèle, colline des premiers martyrs chrétiens de la Gaule… elle ensuite donné naissance au quartier Saint-Jean, puis à sa basilique devenue emblématique. J’ai été saisi par tous ces visages de la colline, ses malheurs et ses destructions successives mais aussi par la ferveur mis dans ses reconstructions, avec toujours l’espoir de bâtir un monde meilleur. C’est une colline qui prie depuis plus de 2000 ans et qui voudrait donner aux hommes le goût de croire. C’est tout cela que je voudrais restituer dans ma mise en scène. »

Ces « Chemins de Lumières » tracés sur la colline de Fourvière sont à découvrir du 7 au 10 décembre, de 18h à 1h, dans le cadre de cette Fête des Lumières qui accueille chaque année davantage de monde. Ils étaient l’an dernier plus de quatre millions à arpenter, les yeux grand ouvert, les rues de la ville.

Commentaires via facebook
(32 visites sur cette page - compteur installé sur le site le 22 juillet 2014)
(1 visites aujourd'hui)
Pocket

Poster un Commentaire

avatar

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
Notifier de