Hommage à notre lauréat André Sarazin

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Nous apprenons seulement maintenant le décès d’André Sarazin, à 72 ans, des suite d’une longue maladie. Ses obsèques ont été célébrées le 8 janvier dernier, à Denée (Maine et Loire), dont il fut maire de 1966 à 1972.

Né à Angers le 6 avril 1933, Il fut conservateur des archives de la ville d’Angers de 1966 à 1981, avant de rejoindre les Archives départementales de Maine-et-Loire. Historien et enseignant à l’Université catholique d’Angers, il aimait orgnaiser avec ses étudants des chantiers de fouilles à la recherche du patrimine religieux angevin.
On lui doit également la rédaction, avec le documentaliste Pascal Tellier, de deux des quatre tomes du Dictionnaire historique de Maine-et-Loire mis à jour, en 1989 et 1996, complété de deux suppléments, en 2004.

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Pour nous, il demeure l’homme affable et l’érudit passionnant, qui sut exhumer de terre l’ermitage Saint-Jean à Chênehutte, sur les bords de la Loire, entre Saumur et Cunault. L’oeuvre d’André Sarazin avait été récompensée d’un prix en 2005 accordé par notre Concours « Un patrimoine pour demain »


La vidéo qui suit présente l’ermitage Saint-Jean, restauré par André Sarazin. Ceux qui l’ont connu, la regarderont sans doute avec émotion. la renaissance de l’ermitage était sa dernière oeuvre, « son dernier enfant », comme il le disait.
Visionnez la vidéo en cliquant sur ce lien

Déjà malade, André Sarazin n’avait pu se déplacer pour recevoir son prix lors de la soirée solenelle que nous avions orgnaisée en juin 2005 au Musée carnavalet, à Paris.

Mais l’ayant rencontré quelque semaines plus tôt pour un reportage, il m’avait conduit à l’ermitage, et là, en cet endroit sans nul autre pareil, il communiquait avec passion l’histoire du formidable déblaiement d’une chapelle ensevelie, faisant revivre entre deux coups de pelle l’histoire spirituelle et sociale de ces rives de Loire.

Il me raconta plus particulièrement la vie d’un des ermites : le P. Noël, mort et enterré à l’ermitage le 3 janvier 1680 à l’âge de 72 ans. Aujourd’hui, comment ne pas faire le rapprochement entre l’homme de Dieu et l’ancien archiviste et archéologue qui vient de nous quitter, un 4 janvier, au même âge ?

Ce rapprochement, André Sarazin le faisant lui-même bien volontiers :

 » A force de mettre mes pas dans les siens, me confiait-il, (le P. Noël) devient un ami pour moi. Il est l’un des artisans de la renaissance spirituelle du site. Il a connu les dégâts causés par un premier glissement de terrain et a, sans doute, participé à la réédification de la nef. C’est un homme qui, devant l’étendue de la catastrophe, a refusé de baisser les bras… »

Je suis certain ces paroles pourraient être redites en hommage à celui qui les a prononcées : André Sarazin fut aussi, à l’instar du P. Noël, l’âme de la renaissance de l’ermitage. Cette oeuvre, la dynamique Association de sauvegarde des chapelles et calvaires d’Anjou (ASSCA) qu’il présidait également, saura la poursuivre.

A sa famille et à ses amis, j’adresse ma sympathie et mes sincères condoléances.

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gilbert BOISBOUVIER
Invité

Je me joins a cet hommage d’André SARAZIN. Notre association (ADIA) avait reçu de nombreux encouragements de sa part dans les années 1970 lors de sa création et des nombreux chantiers de fouilles en Anjou (depuis le ralliement à Angers).
A sa famille et ses amis, j’adresse ici notre sympathie et nos sincères condoléances

gilbert BOISBOUVIER Président ADIA