Vaine polémique autour de la chapelle de Ronchamp

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Note dfu 6 juin 2008 réactualisée le 1er juillet 2008

Il existe parfois des pétitions que l’on voit circuler et que l’on ne comprend pas. Force alors est de constater que le respect du patrimoine compte, hélas quelques esprits dogmatiques qui s’enflamment sur des projets sans sembler prendre le temps de les connaitr. A moins qu’ils se fondent sur des a priori qui nous échappent.

Le débat organisé à la Cité de l’artcitecture et du patrimoine le 25 juin, entre Renzo Piano et les promotteurs du projet, d’une part, et la Fondation le Corbusier, d’autre part, m’ a renforcé dans cette impression que j’avais déjà exprimée le 6 juin.

La polémique qui enfle actuellement autour de la chapelle de Ronchamp en est un exemple flagrant.

chapelle.jpg


Non ! l’oeuvre et l’esprit de le Corbusier ne sont pas menacés par le projet porté par l’architecte Renzo Piano. L’architecte, tout en humilité, (Etait-ce l’expression de sa personnalité profonde ou une prosture tactique ? Peu importe finalement) expliquait la nécessité de savoir écouter : » écoute de la commande, écoute du lieu, écoute des contestataires, puis écoute de sa propre main… » Il faisait face à des représentants de la Fondation le Corbusier, vestales intransigeantes du temple du maître. Je les ai trouvé « un peu bruts de décoffrage », si l’on me passe l’expression. Même, si on pouvait sentir en fin de débat leur positions susceptible d’évoluer quelque peu.

Plusieurs aspects de la discussion m’ont interpellé. De quelle colline parlait-on ? De celle de Ronchamp, antique lieu de pèlerinage dont l’histoire dépasse celle de la chapelle aussi belle soit-elle, ou de celle du Corbusier à jamais figée pour l’éternité ?

L’oeuvre géniale d’un architecte est-elle au service d’un site et de la fonction choisie par son commanditaire, ou devient-elle au service d’elle-même ? La Fondation le Corbusier, dans son opposition violente et quelque radicale au projet des clarisses, a paru vouloir défendre l’oeuvre pour elle-même, en oubliant au passage la volonté du maïtre qui avait cédé tous ses droits à l’Oeuvre propriétaire du site. Oeuvre, rappelons ces quelques lignes d’historie, qui est l’héritière des quarante familles de Ronchamp qui rachetèrent le site, vendu comme bien national sous la Révolution, afin de lui conserver sa destination pieuse.
j’ai également ressenti une peur de voir apparaitre une concurrence sur un mêm site. Piano voudrait-il rivaliser avec le maître ? « Pas deux oeuvres sur un même site », ai-je entendu de la part d’un détracteur.
Un autre a demandé quelle pouvait être la pérennité d’un monastère de clarisses !

Vanité des vanités…

Les sœurs clarisses de Besançon ont demandé à l’architecte vedette Renzo Piano de construire pour elles une fraternité à proximité de Notre-Dame-du-Haut, en Haute-Saône, en remplacement d’une bien laide maison d’accueil et de son parking bituminé.
projetRenzo.gif
Outre sa discretion et sa quasi parfaite intégration dans le paysage, le bâtiment à demi-enterré permettra à la une fraternité de douze clarisses de vivre à 100 mètres de la chapelle et de servir le lieu de pèlerinage.

Voir le portfolio du projet proposé sur le site du Moniteur

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