Les archéologues de l’Inrap manifestent leurs inquiétudesArticle pouvant être lu en 4 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

PATRIMOINE – ARCHÉOLOGIE

Les archéologues de l’Institut national des recherches archéologiques préventives sont descendus dans la rue le 25 novembre 2008.
Selon le blog Sciences de Libération, Les raisons (de ce mouvement) tournent autour de la crainte d’un « affaiblissement de l’INRAP via la délocalisation de son siège central en province et la mise en cause du financement des fouilles. Outre le déménagement annoncé du siège, ce qui a mis le feu aux poudres, selon
Cécile Dumas, de Sciences et Avenir.com, semble bien « l’amendement déposé le 15 octobre dernier par le sénateur Daniel Dubois. Le vice-président du groupe centriste au Sénat souhaite faciliter la construction de logements sociaux en allégeant les contraintes liées aux fouilles archéologiques préventives…


Les archéologues de l’INRAP ont réussi leur mobilisation( Libération 25 novembre 2008)
Extrait
(…) Au hasard des conversations, on surprend les raisons de ce mouvement. Elles tournent autour de la crainte d’un « affaiblissement de l’INRAP via la délocalisation de son siège central en province et la mise en cause du financement des fouilles ». Il y aura « démissions, désorganisation, mise en cause de l’efficacité avec la délocalisation », résume Valérie Renault (CGT).
(…) Avec l’ancienneté de l’occupation du territoire, construire (une route, un immeuble, un canal, un parking, une voie de chemin de fer…) c’est très souvent détruire. Quoi ? « Du mérovingien, du gaulois, du néolithique, du médiéval… ». Donc, fouiller, récupérer les vestiges et surtout les informations historiques révélées les traces qui seront effacées, ne peut se faire qu’une fois. Ensuite la destruction est irréversible. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait durant les 30 glorieuses. La création de l’INRAP, par la loi sur l’archéologie préventive de 2001 avait comme objectif d’empêcher ces destructions. La réussite est là, qui se traduit en avancées scientifiques, déjà transmises à la société comme le montrent des livres comme celui de Joëlle Burnouf sur l’archéologie médiévale, ou les rapports annuels de l’INRAP

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L’avenir des fouilles préventives en question Nouvel Obs.com 25 novembre 2008
Extrait
(…) Dernier problème en date dénoncé par les grévistes et les manifestants : l’amendement déposé le 15 octobre dernier par le sénateur Daniel Dubois. Le vice-président du groupe centriste au Sénat souhaite faciliter la construction de logements sociaux en allégeant les contraintes liées aux fouilles archéologiques préventives.
(…) Créé en 2001 par une loi sur l’archéologie préventive, financé par une taxe sur les aménageurs, l’Inrap déplore depuis plusieurs années qu’on ne lui donne pas les moyens de faire son travail. En 2003, le gouvernement a ouvert ce secteur à la concurrence. «En contradiction avec ces convictions libérales, on limite autoritairement dans le même temps le nombre des agents de l’Inrap, alors même que les budgets existent, puisque ce sont les aménageurs qui les financent», explique ainsi Maurice Godelier, directeur d’études à l’EHESS, ancien directeur des sciences de l’Homme et de la société au CNRS (1). Faute d’agents disponibles pour répondre aux demandes, les délais s’allongent et cela ralentit les chantiers, explique-t-on à l’Inrap.
Les archéologues s’élèvent contre la privatisation de l’archéologie préventive. Ils s’opposent ainsi à la création d’une filiale, prévue par le ministère de la culture, pour les fouilles du très grand chantier du canal Seine-Nord-Europe. (…) Motif supplémentaire d’inquiétude pour l’Inrap : son déménagement à Reims d’ici 2011, annoncé début octobre. L’Institut craint de perdre une partie de ses membres et d’être encore davantage affaibli par cette délocalisation.

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Lire aussi la dépêche AFP du 25 novembre 2008 (via Le Monde .fr) :Manifestation pour défendre « le service public » de l’archéologie préventive :
Plusieurs centaines d’archéologues de l’Inrap, qui doit être délocalisé à Reims, ont manifesté mardi à Paris pour « défendre le service public » de l’archéologie préventive et dénoncer plusieurs projets qui menacent de la « remettre en cause », selon les syndicats.

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