Lettre patrimoine religieux N°2 (juillet 2009)

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La Lettre du Patrimoine religieux N°2 de Patrimoine-en-blog

24 juillet 2009

Tourisme religieux

Le tourisme fut d’abord religieux et cela dès l’Antiquité (cf Aspects sociaux et économiques de la vie religieuse dans l’Anatolie gréco-romaineP Debord – 1982).Un tourisme, notons-le au passage déjà fortement marchand et concurrentiel. Il n’y a donc rien de surprenant à constater qu’aujourd’hui de plus de sites interenet dédiés au tourisme dans nos régions et nos départements vantent leurs richesses en matière de patrimoine religieux. Récemment j’ai reçu des messages du département de la Sarthe et de la région Champagne-Ardemmes. Cette dernière annonce notamment, qu’outre Reims dont la visite reste incontournable, la région possède bien d ‘autres richesses qui méritent la découverte : « basiliques, collégiales, églises abbatiales… Fortifiées dans la Thiérache, à pans de bois dans le Bocage Champenois, romanes dans la vallée de l’Ardre… ces églises témoignent de la ferveur de ceux qui les ont construites. Mises au tombeau, retables, riches menuiseries sculptées, des chefs d’œuvres méconnus témoignent des courants culturels qui ont parcouru la région. Ces lieux ont favorisé l’expression d’artistes, sculpteurs et verriers, qui font également de la Champagne-Ardenne, la région la plus riche en vitraux anciens. Omniprésents dans la plupart des églises de la région, en particulier dans la ville de Troyes, ces vitraux sont de véritables œuvres d’art à découvrir pour leur beauté esthétique mais aussi pour le savoir-faire des maîtres verriers. »


Si avec tout cela vous n’êtes pas convaincus, il ne vous reste qu’à télécharger en ligne les brochures à votre disposition sur la « Route des Eglises à pans de bois »et « Eglises & Abbayes »… On n’arrête pas le progrès.


J’ ai établi ci-dessous un premier inventaire de ces sites à votation touristique qui présentent leur patrimoine religieux. Tous ne sont pas d’égal valeur et je vous laisse juge de leur qualité. Cette liste aurait été beaucoup plus longue si j’y avais adjoint les sites de « pays », de communes. Reste que ce patrimoine n’est pas seulement à célébrer, ni même seulement à entretenir (!) mais qu’il convient de l’expliquer, de restituer le langage de ses pierres et des oeuvres d’art, en quelques mots de le faire parler.

Je garde en mémoire, cette initiative d’un jeune séminariste oratorien qui proposait le temps d’un été des visites théologiques et culturelles des églises de Lannion (Côte d’Armor). Son propos était de «  de faire découvrir les valeurs évangéliques à travers les vieilles pierres et les objets d’art contenus dans les églises, comme le retable de la nativité à Loguivy ou le chancel de la chapelle Saint-Roch. Et également d’apprécier les conflits qui ont pu exister entre le développement du christianisme et le contexte historique. Cette manière de présenter l’héritage chrétien est l’essence même de la vocation des Oratoriens. Pour cette communauté de prêtres fondée en France au XVIIe siècle par le cardinal de Bérulle, « la foi chrétienne est indissociable du contexte culturel dans lequel elle se développe ». »
Il n’est pas le seul à agir ainsi. Dieu merci. Dans de nombreuses communes et paroisses, des accueils, des guides ou des explications sur papier sont mis à la disposition des visiteurs. Dans les cinq départements betons La Sauvegarde du Patrimoine Religieux En Vie (SPREV), association fondée en 1984, veut donner « accès au langage sacré des lieux et objets religieux ». Chaque année elle recrute des guides pour animer des visites commentées au cours de la saison estivale et elle organise des « soirées patrimoine » dont l’objectif est faire découvrir  églises et chapelle sous un autre angle, et  dans un cadre festif (concert, illumination)…

Je pourrais aussi citer les guides CASA qui accueillent tout l’été les visiteurs dans une vingtaine de sites artistiques et religieux en France. L’objectif desCommunautés d’Accueil dans les Sites Artistiques (CASA) qui regroupent des guides bénévoles âgés de 18 à 35 ans,est de proposer « des « visites différentes », d’instaurer un dialogue avec le visiteur, de partager avec lui la richesse et la beauté des édifices et d’offrir la possibilité de découvrir la dimension spirituelle des sites« . ( Les guides CASA ont créé leur blog sur Narthex.fr) – J’ai croisé encore des initiatives similaires d’églises ouvertes et acueillantes à Saumur, enPoitou, en Vallées d’Aure et du Louron (Hautes-Pyrénées) pour ce citer qu’elles. Si vous souhaitiez m’aider à constituer cette liste en ligne, vos contributions seront naturellement les bienvenues sur le blog à partir du 31 juillet.
Rendre nos églises, chapelles et autre site religieux visitables et accueillant reste un enjeu. Trop d’entre elles sont encore fermées, y compris en été.En 2002, l’ AFIt (Ministère du Tourisme) avait édité un peit guides intitulé « Des clefs pour… des églises ouvertes et accueillantes » dans lequel il nous apprenait notamment que « les sites religieux constituent une part importante du patrimoine qui participe à l’attractivité touristique de la France : le tourisme religieux représente, en effet, 44% du total du tourisme culturel ». Ce qyui est considérable quand le ministre du taourisme nous annonçait, l’an denrier au salon du patrimoine, qu’un étranger sur deux qui se rendait en France, le faisait sur des motivations culturelles.

Benoit de Sagazan

Le tourisme religieux de nos départements et régions tel qu’il est présenté sur le net :

Régions
– Alsace : http://www.tourisme-alsace.com/fr/patrimoine-religieux/
– Champagne Ardennes :
http://www.cr-champagne-ardenne.fr/?SID=748 ou http://www.tourisme-champagne-ardenne.com/visite/patrimoine-religieux.aspx (Région) ou http://www.tourisme-champagne-ardenne.com/champagne/visite/patrimoine-religieux.aspx
– Côted’Azur :
http://www.cotedazur-tourisme.com/culturel/patrimoine-religieux-06_5.html
– Rhône Alpes :
http://www.rhone-alpes-tourisme.com/patrimoine-religieux_45.html

Départements :
– Hautes Alpes :
http://www.hautes-alpes.net/visites-montagnes/fiche-patrimoine-religieux.html?id=PCUPAC0050000098
– Aveyron :
http://www.tourisme-aveyron.com/fr/popup/annuaire-caravelis.php?ws=patrimoine-religieux&titre=Le%20patrimoine%20religieux
– Calvados :
http://www.cg14.fr/culture/patrimoine/decouverte/religieux/index.asp
– Corrèze :
http://www.correze.net/FR/patrimoine-patrimoine-religieux_0_3_3.html
– Cotes- d’Armor : http://www.cotesdarmor.com/fr/patrimoine-religieux.php
– Indre :
http://www.berrylindre.com/index.php/patrimoine-envoutant/berry-roman-et-art-religieux.html
– Loire-Atlantique :
http://www.pays-de-la-loire-tourisme-hebergements.com/loire-atlantique/patrimoine-nantes.html
– Loiret :
http://www.loiret.com/cgloiret/staticcontent/loiret_eglises.php
– Haute-Marne : http://www.tourisme-hautemarne.com/histoire-patrimoine-en-haute-marne/le-patrimoine-religieux,1008,1648.html?
– Manche : http://www.manche-decouverte.com/fr/decouvrez/le_patrimoine_religieux/default.asp
– Sarthe :
http://www.sarthe.com/patrimoineParam.asp?paramKwd=relig
– Savoie :
http://hiver.savoie-mont-blanc.com/patrimoine-culturel/~~patrimoine-religieux~/drilldown-14-1.html
– Seine-et-Marne : http://www.tourisme77.com/patrimoine-culture-seine-et-marne/abbaye-patrimoine-religieux/seine-et-marne-eglise.htm
– Somme :
http://www.somme-tourisme.com/cdt80/somme_tourisme/decouvrez/patrimoine/le_patrimoine_religieux (tourisme)
– Vosges :
http://www.tourismevosges.fr/les-vosges-patrimoine-religieux.html (tourisme)

Autres sites (non promoteur de tourisme)
– Bretagne :
http://www.sprev.org/ (associatif) ou http://www.panoramic-360.info/patrimoine_religieux_bretagne.htm (privé, en photos panoramiques)
– Lorraine
http://www.culture.gouv.fr/lorraine/CARTOGEN/CARTOSPIRIT/index.html (Ministère de la Culture)
– Essonne http://www.joel.pasquier.nom.fr/hp_expos_religion.htm (privé)

– Manche http://eglisesdelamanche.com/crbst_0.html (privé)
– Eure : http://patrimoine-religieux-eure.a3w.fr/ (privé)
– Nord-Pas-de-Calais : http://www.nordmag.fr/patrimoine/patrimoine_religieux/patrimoine_religieux.htm (Privé)
– Anjou : http://catholique-angers.cef.fr/site/188.html (Catholique)
– Vienne-Deux-Sèvres : http://www.diocese-poitiers.com.fr/associations/parvis.html (Associatif)
– Bourgogne : http://www.cadole.eu/patrimoine_religieux/patrimoine_religieux.htm (privé, en vidéos)
– Isère :
http://www.isere-annuaire.com/eglise/eglise-chapelle.htm
– Savoie : http://www.lemuseevirtueldespaysdesavoie.fr/accueil_anim.swf (Musée virtuel des pays de Savoie)

Chez nos voisins
Grand Duché du Luxembourg : http://www.luxembourg.public.lu/fr/tourisme/attractions-touristiques/patrimoine_religieux/index.html

A savoir

Les rubans du patrimoine honorent le patrimoine religieux

Le concours des «Rubans du Patrimoine» récompense des communes et structures intercommunales ayant réalisé, avec des entreprises du Bâtiment, des opérations de rénovation ou de mise en valeur de leur patrimoine bâti. Sur les 19 dossiers examinés, le jury national, présidé par Michel Gueguan, maire de la Chapelle-Caro, a récompensé 5 communes : La Cavalerie (Aveyron), Avrillé (Maine-et-Loire), Nancy (Meurthe-et-Moselle), Saint-Pantaléon De Lapleau (Corrèze), La Charité-Sur-Loire (Nièvre). Et parmi les 5 sites récompensés, 3 font partie de notre patrimoine religieux : l’église Notre-Dame de Bonsecours à Nancy (Meurthe-et-Moselle), le prieuré Saint-Pantaléon De Lapleau (Corrèze) et le prieuré clunisien de La Charité (Nièvre). Ces prix seront officiellement remis en septembre.
Les rubans du Patrimoine sont organisés en partenariat par la Fédération Française du Bâtiment, l’Association des Maires de France, la Fondation du Patrimoine et Dexia.

Ma Pierre à l’édifice : initier les collégiens au patrimoine religieux
C’est un partnariat original qui a été signé en avril dernier entre l’Education Nationalae, l’Observatoire du patrimoine religieux et Dassault Systèmes. l’objet de cet accord est de permettre à des collégeiens de 4ème et de 3ème de produire des modélisations en trois dimensions d’édifice cultuel français. Un trvail collectif qui leur pemet d’appréhender ls tecnologies de l’informations (via les logiciels fournis par dassault) et les éléments du programme scolaire (Histoire, géographie, éduction civieque, Histoire de l’art, mathématiques et français). Après le succès remporté dans sa phase d’expérimentation dans une dizaine de classes, le projet devrait être développé à plus grande échelle à la rentrée prochaine. En savoir plus sur le concours

Un nouveau site recense en photos les clochers de France
Après l’OPR (qui a recensé sur fiche prsè de 32 000 édifices religieux dans 39 départements, et 40 000 Clochers.com, voici un nouveau venu : http://lafrancedesclochers.xooit.com. Son initiateur, Louis-Benoît Greffe « référencer, commune par commune, l’ensemble du patrimoine religieux, avec historique et photos, d’unifier et d’actualiser les infos sur ces édifices, qui proviennent actuellement d’une pléthore de base de données qui se contredisent allègrement, et aussi de signaler les édifices en péril. »
« Habitant de la Loire-Atlantique, poursuit-il, je suis en passe d’en finir l’inventaire du patrimoine religieux, in extenso, commune après commune (dont beaucoup sillonnées à vélo) J J’étends cet inventaire partout où je vais, Paris, Morbihan, Normandie, etc… ainsi que là où mes contributeurs le portent (Alsace, Nièvre… bientôt Provence). « Comme vous, m’écrit-il, je m’interroge sur l’avenir des églises, dans mon département qui est sans doute l’un des rares en France à avoir impitoyablement massacré son patrimoine entre le 19ème et le 20ème … selon mes décomptes, ¾ du patrimoine religieux (de l’oratoire au prieuré, en passant par les églises, chapelles, etc.…) a disparu ou été remplacé entre 1800 et aujourd’hui… principalement par du néo-gothique et du néo-roman, mais aussi par des places (Place Dumoustier à Nantes è lieu de la collégiale Notre-Dame) et bien d’autres choses… du couvent des Jacobins de Nantes ne reste qu’une maison bien en péril, miraculeusement sauvegardée, quant à la plupart des chapelles privées, elles sont en danger, décrépies, transformées en range-bourrier (débarras), embroussaillées, bref, le constat est alarmant. Il est vrai que certaines sont reconverties : la chapelle des Franciscains à Saint-Nazaire est une galerie d’art, une chapelle de couvent néo-byzantine est une maison, celle du couvent des sœurs de la Sagesse à Nantes va être vendue par le groupe Gibory, la chapelle des Jésuites est devenue un magasin (merci pour l’article !), une autre encore, au sud de Nantes, est incluse dans un FJT, etc., etc.… Mais en même temps, l’église Sainte-jeanne d’Arc de 1939 va être détruite, tout comme l’église de la Madeleine (retardée à cause de la crise), et le couvent de la Grande Providence a déjà été rasé… je possède les dernières photos de sa chapelle avant sa démolition… Le même problème se pose ailleurs, avec la même acuité (voire plus), malheureusement… ce qui oblige à y réfléchir et à agir, à plus ou moins court terme.
Bref, en passionné de la photo et de l’histoire que je suis, j’ai amassé beaucoup de photos (que je mets en ligne à mesure sur http://lafrancedesclochers.xooit.com ) de chapelles en péril, d’églises diverses, de prieurés, ruines, chapelles, de vitraux, de clochers, etc.… bref, de l’ensemble du patrimoine religieux à portée d’appareil
« .

Cluny 2010 démarre officiellement en septembre
Le 1100è anniversaire de la fondation de Cluny sera officiellement lancé dans le Jura et à Cluny, le jeudi 10 septembre 2009. l’événelment du lancement s’étalera, en fait sur plusiers journées du jeudi 10 au dimanche 13 septembre 2009. Tou commenera dans le dans le Jura d’où est parti le moine Bernon, premier abbé de Cluny.
Les trois journées jurasiennes rythmées par des visites, des concerts et des spectacles nocturnes sont suivies de la journée « Ouvrez les portes ! » à Cluny : 12 portes localisées aux pourtours de la ville sont autant de lieux de rendez-vous, de banquets populaires, d’animations et d’ambiances différentes qu’il y a de chemins reliant Cluny aux confins de l’Europe… En savoir plus sur les manifestations.
Côté Eglise catholique, nous avons appris la nomination d’une responsable esponsable de l’organisation des célébrations religieuses et des Rencontres d’art Sacré – Cluny 2010 en la personne de Monseigneur Pierre CALIME, de l’évêché d’Autun.

Quid de l’avenir des chapelles d’hôpitaux ?
J’ai récemment reçu un message de l’Association pour la Sauvegarde de la Chapelle des Augustines de Bayeux (Calvados), fermée au public et au culte, pour des raisons de sécurité liées à son état dégradé.
Cette chapelle, construite au tout début du XVIII° siècle à l’initiative de Monseigneur de Nesmond, évêque de Bayeux est aujourd’hui propriété du Centre Hospitalier de Bayeux dont le plus ancien bâtiment remonte à Guillaume le Conquérant. Elle est située au coeur de la ville, allée des Augustines, en secteur sauvegardé, à proximité de la cathédrale, de l’Hotel du Doyen, du musée du Baron Gérard (ancien palais épiscopal ) et de l’ancien séminaire de Bayeux qui accueille aujourd’hui la célèbre tapisserie de Bayeux.
La chapelle doit faire l’objet d’importants travaux de rénovation pour lesquels l’association fait appel à la générosité de tous. L’objectif est de sauver la Chapelle et de la rendre au culte, notamment pour les malades du Centre Hospitalier de Bayeux et pour les milliers de visiteurs qui se pressent chaque année au coeur de Bayeux. Pour en savoir plus sur cette chapelle.
Ce message m’interpelle d’autant plus que le sort des chapelles d’hôptitaux apparait de plus plus dramatiquement sur la scène publique. Pour une réussite, menée à l’Hotel-Dieu de Lyon, combien de menaces et d’incertitudes ailleurs ? Sur ce blog nous avons déjà évoqué la confiscation de la chapelle de l’ancien Hopital Laennec à Paris, fermée depuis 2000, de la chapelle fragilisée de l’hôpital de Clermont L’Hérault, dans le département éponyme, du sort incertain de la chapelle de l’ancien Hopital Saint-Vincent (Broussais) à Paris dont le site fait l’objet d’une promotion immobilière. Cette question devra fait l’objet d’une étude à rentrée. Vos avis sur la question sont les bienvenus.

Cela vous a (peut-être) échappé…

Retour sur l’actualité du patrimoine religieux passée :
Hérault
Le Japon se passionne pour la mystérieuse Madone cévenole Figaro 22 juillet 2009
Seul dans une petite cage en verre sécurisée et climatisée, le petit tableau fait face à la curiosité de milliers de Japonais. Au bout de onze ans d’enquête, on ne sait toujours pas s’il est l’oeuvre de Léonard de Vinci.
Depuis trois jours, la saga de la Madone de Laroque est devenue un conte de fées qui s’écrit en japonais. Le 18 juillet, elle a été exposée au dernier étage emblématique de la tour Fuji à Tokyo (Japon). Seule dans une petite cage en verre sécurisée et climatisée, elle fait face à la curiosité passionnée de milliers de Japonais qui, depuis l’automne dernier, se sentent imprégnés de la belle histoire de ce petit tableau peint sur des planchettes de peuplier dans l’atelier milanais de Léonard de Vinci autour des années 1500.
En octobre 1998, au moment de son acquisition, c’était juste un petit tableau de pas grand-chose affiché à 1 500 francs (230 euros) dans une petite brocante du village de Laroque, proche de Ganges (Hérault). La lumière particulière de cette Vierge aux deux enfants avait attiré l’œil de trois copains amateurs d’art. Après l’avoir achetée, à force d’observer le tableau, ils se sont rendus à l’évidence que cette œuvre était très ancienne. Ils se sont lancés dans de grandes investigations picturales. Cette enquête visant à retrouver l’auteur de cette peinture dure depuis onze ans. Elle n’est toujours pas bouclée. Elle a été menée à compte d’acquéreurs. « Nous avons payé de notre poche toutes les expertises. Y a-t-il un seul tableau sur le marché qui subisse autant d’enquêtes historiques et d’analyses scientifiques ? » questionne François Leclerc, l’un des trois propriétaires. Le petit tableau qui représente cette énigmatique madone avec deux enfants n’a jamais été exposé en France….
Patrimoine religieux
10 étapes contemplatives pour visiter une église La Vie 22 juillet 2009
Faire une halte dans les vieilles églises sur la route des vacances est l’un des plaisirs de l’été. Mais, si l’on n’est pas passionné d’architecture, l’exercice peut vite lasser. Pourtant, il serait dommage que ce patrimoine nous apparaisse simplement comme un poussiéreux vestige du passé. Nous vous proposons donc d’en redécouvrir le message profond et permanent à travers un parcours ponctué d’étapes chargées de sens. Une façon de transformer votre déambulation en un petit itinéraire spirituel…
Finistère
PLABENNEC La chapelle de Locmaria revit Le Télégramme 19 juillet 2009
Vendredi soir à la chapelle de Locmaria a été lancé la quatrième édition de «Arz er Chapeliou Bro Leon», l’art dans les chapelles du Léon. Créée à l’instigation de l’Agence de développement du Pays des Abers-Côte des légendes, cette manifestation a pour but de contribuer à faire vivre les chapelles. Ce faisant elle favorise ainsi l’animation culturelle, le développement touristique sans oublier l’emploi saisonnier des jeunes. Si en 2006, huit chapelles ont ouvert leurs portes à 7.500 visiteurs, cette année quinze chapelles sont sur la liste du circuit….
Contact Robert Salaün au 02.98.83.31.77 et Jean-Yves Guillerm au 06.30.74.90.36, site Internet: acbl.cahieraspirales.net. …
Cote-d’Armor
800 000 € de travaux en cours sur la cathédrale de Saint-Brieuc Ouest-France 19 juillet 2009
Les travaux de restauration du chevet ont débuté sur la cathédrale Saint-Etienne de Saint-Brieuc. La fin du chantier est prévue pour novembre 2010. C’est le chevet, partie est de l’édifice située juste derrière le cœur, qui fait l’objet d’une vaste restauration. …
Pas-de-Calais
NOEUX LES MINES L’église Sainte-Barbe monument historique ? Nord Eclair 18 juillet 2009
L’église Sainte-Barbe figure parmi les édifices noeuxois susceptibles d’être classés Monuments historiques. Depuis un mois, la commission régionale du patrimoine et des sites a donné son accord pour que 70 sites miniers de la région soient classés aux Monuments historiques…
Puy-de-Dôme
ENNEZAT Nécropole cherche terrain… d’entente LA Montagne 18 juillet 2009
Va-t-on enfin trouver un terrain d’entente concernant l’avenir du  » Champ des Juifs « , à Ennezat, qui renferme une nécropole juive médiévale ? Le dossier est rouvert.
Le « Champ des Juifs », à Ennezat, a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques par le ministère de la Culture. Cette décision, en date du 3 juin, intervient à la demande de Jacques Curé, maire d’Ennezat mais aussi de l’Association cultuelle israélite de Clermont-Ferrand et du Consistoire central juif, qui avaient fait des démarches en ce sens auprès de Christine Albanel (voir nos éditions du 28 novembre 2008 et du 18 février 2009), dans un contexte particulier.
Rappelons que les époux Mosnier, propriétaires malheureux (1) de ce terrain constructible – qui s’est révélé renfermer une nécropole juive datant du Moyen Âge – se heurtent depuis 1992 à des refus de permis de construire et à des promesses d’achat non tenues.
En désespoir de cause, ils ont décidé de le revendre, fin 2008, après l’avoir remblayé sur plus de 1 m 50 pour répondre aux préconisations d’urbanisme. Et ils ont ainsi relancé l’intérêt pour ce site.
L’arrêté préfectoral du 3 juin, portant inscription au titre des Monuments historiques, souligne que « le site du Champ des Juifs abrite une nécropole d’au moins 700 tombes (NDLR : toutes ensevelies) d’âge médiéval, liées probablement à la communauté israélite, dans un excellent état de conservation, et qu’à ce titre il présente du point de vue de l’archéologie, de l’histoire et du patrimoine, un intérêt suffisant pour en rendre désirable la préservation ». Le 22 juin, Jacques Curé, maire d’Ennezat, Laurent Heulot, directeur régional de la Drac, Frédéric Letterlé, directeur départemental, Frédéric Surmely, le conservateur du département archéologie et des membres de l’association juive luxembourgeoise Matanel (2) se sont réunis autour d’une table pour envisager la suite.
« Désormais, le directeur régional de la Drac sera saisi de toute demande de permis de construire. De notre côté, nous allons engager une procédure de modification du plan d’occupation des sols afin de rendre ces parcelles inconstructibles »….
Eure
Louviers Sauvons notre patrimoine local Le blog de Yoann Gontier 16 juillet 2009
«Sauver le patrimoine, c’est l’affaire de tous », résume la plaquette que tous les Lovériens devraient bientôt voir. Le symbole du patrimoine lovérien est l’église Notre-Dame, classée monument historique depuis 1841.
Nul besoin de rappeler aux lecteurs de ce blog l’état de péril dans lequel se trouve aujourd’hui Notre- Dame des flots. L’édifice présente de vrais risques d’effondrement. La base se pince, le haut s’évase….
Vosges
Autrey : souscription pour l’Abbaye Avison autrement 16 juillet 2009
L’Association Abbaye Notre-Dame d’Autrey, maître d’œuvre, ne possédant pas les fonds nécessaires pour la restauration de son patrimoine, a souhaité renouveler son partenariat, en 2009, avec la Fondation du Patrimoine – sa délégation régionale Lorraine représentée par Mme Betka et de son délégué départemental des Vosges M. Fremont, par la signature d’une convention. Cette souscription a pour objectif de recueillir les sommes nécessaires à la restauration de l’abbaye…
Seine-Maritime
La messe est dite Paris Normandie 14 juillet 2009
LE GRAND-QUEVILLY.Une ancienne église va être rasée dans les prochains jours. Un aménagement paysager simple est prévu. Pour l’instant seulement.
L’église est plantée là. Au cœur du quartier Eugène-Delacroix au Grand-Quevilly. Un petit panneau discret est apposé sur le mur. « Permis de démolir ». Dans moins de deux semaines, dès le 27 juillet, l’édifice religieux Charles-de-Foucauld deviendra un tas de gravats.
Mais que les amoureux de vieilles pierres se rassurent : il ne s’agit ni d’un édifice historique, ni d’un patrimoine à l’architecture remarquable. Construite dans les années soixante, c’est une église en béton. Et, bien sûr, le bâtiment est désacralisé après avis de la préfecture et accord de l’archevêque. Le dernier office date d’octobre 2008, un samedi soir (lire par ailleurs). Depuis plus rien.
Mais la chapelle Charles-de-Foucauld se trouve sur un terrain appartenant à la Ville. « Pour nous, l’église étant désacralisée, cela n’est plus que du bâti », commente Lionel Rosay, adjoint en charge de l’urbanisme, des travaux, du développement durable et des transports. Des projets sur ce terrain, il n’y en a pas encore
Hérault
La chapelle de l’hôpital de Clermont L’Hérault menacée ? Patrimoine en Blog 7 juillet 2009
Je viens de découvrir cette note sur un blog visité au détour d’une pormenade sur le web. Elle date du 16 mai dernier et porte le souci de l’avenir de la chapelle de l’Hopital. En voici le texte : Depuis déja quelques semaines, l’hopital local est en plein travaux avec la construction d’un nouveau batiment à la place de l’ancien refectoire. Ce nouveau batiment qui devrait être assez grand jouxte l’église de l’hopital ou église Saint Etienne de Gorjan. Celle-ci semble souffrir des travaux de terrassement et de fondation du futur batiment. Des fissures inquiétantes se sont créées et cela ne semble pas inquiéter les maçons .Qui se soucie à l’heure actuelle d’une église même si celle-ci est la plus ancienne de la ville….
Région Centre
Lancement d’un « Plan cathédrales » en région Centre Patrimoine-en-blog, 7 juillet 2009
A l’occasion de la restauration du décor médiéval intérieur de la cathédrale de Chartres, un « Plan cathédrales » est lancé le 9 juillet en région Centre. En 1989, une étude menée par Jürgen Michler attirait l’attention sur la redécouverte, sous les couches de suie, de poussière et de badigeons successifs, du décor originel de la cathédrale de Chartres. Dès le début de l’année 2010, la partie haute du chœur aura retrouvé son aspect et son ambiance du XIIIe siècle. La restauration du sanctuaire qui suivra immédiatement ces travaux permettra d’envisager dès la fin de l’année 2010 la réouverture au public et au culte de l’ensemble du sanctuaire. Quant au plan cathédrale, lancé ce même jour, il représentera un investissement d’environ 7 à 8 M € annuels pour conduire des travaux de conservation sur les cinq cathédrales de la région. Il contribuera à maintenir l’activité dans un domaine très lié à l’attrait culturel et touristique de notre pays ainsi qu’au maintien des savoir-faire des entreprises et artisans spécialisés dans le domaine de la conservation du patrimoine….
Haute-Loire
Place du Clauzel : les tombes ne font pas de vieux os Le Progrès 7 juillet 2008
Au Puy-en-Velay, des dizaines de sépultures ont été « fouillées » à la pelle mécanique depuis le mois de janvier, au nez et à la barbe des archéologues. Tentative d’explication
A deux pas de la mairie, l’aménagement de la place du Clauzel se poursuit et l’on approche, petit à petit, de la fin du chantier. Un chantier aussi vaste que le cimetière du Clauzel, principal cimetière de la ville du Puy à l’époque médiévale.
Aujourd’hui, après le passage de la pelle mécanique, il ne reste rien, ou presque, de la partie sud-est du cimetière, « probablement la dernière qui était conservée », précise Jean-Louis Voruz, un riverain pas tout à fait comme les autres, puisqu’archéologue, et non des moindres (lire par ailleurs).
« C’est un massacre. Entre deux cent cinquante et trois cent sépultures ont été détruites par les travaux », estime-t-il, en montrant des ossements et des tessons de céramiques qui ont échappé aux engins.
Du côté des archéologues joints par téléphone, c’est l’incompréhension. Comment un site archéologique connu, situé en secteur sauvegardé a-t-il pu disparaître depuis la mi-janvier ? Au SRA (Service régional d’archéologie), Frédérik Letterlé, directeur régional de l’archéologie, parle de « dossier malheureux ». « Si nous avions pensé que le cimetière était en partie conservé, il y aurait eu une fouille et cela aurait été intéressant. Notre effort a porté sur d’autres secteurs. »…
♣ Dordogne
LISLE L’église en très mauvais état Sud Ouest 3 juillet 2009
Lors de sa dernière séance, le Conseil municipal a débattu des sujets suivants.
(…) L’église est en très mauvais état. Les travaux à effectuer, s’ils devaient tous s’effectuer, seraient programmés à long terme sur plusieurs tranches.
Pyrénées Orientales
« On a rendu la voix au palais de Majorque » Midi Libre 1er juillet 2009
PERPIGNAN Le Palais de Majorque domine fièrement la cité des rois
Depuis quelques jours, les deux vénérables cloches de la chapelle du palais des Rois de Majorque – qui portent l’épigraphe, entre autres, des rois d’Aragon qui les offrirent au Roussillon en 1601 – trônent sur des palettes à l’entrée du prestigieux site. Elles ont le tort, pour le président du conseil général, d’être fêlées et donc, de ne plus sonner juste. De nouvelles cloches, fondues dans l’Aude, ont pris leur place dans le clocher. Celles-ci ont pour épigraphe, le logo du Département. Et elles vont sonner toutes les heures. Ce remplacement s’inscrit « dans une logique patrimoniale de réappropriation de notre identité. Il y a eu l’exposition sur les clochers, sur les Marianne du département… Ici, nous sommes dans la continuation de la réappropriation historique des lieux. Cela passe aussi par l’espace sonore….
Cher
L’abbaye de Noirlac, magnifique écrin d’une culture vivante et engagéeLa Croix 1er Juillet 2009
Joyau du patrimoine cistercien, ce « centre culturel de rencontre » organise, du 5 au 19 juillet, des « traversées » musicales, temps forts de sa nouvelle orientation
«La musique contemporaine a toute sa place entre ces murs, les moines eux-mêmes utilisaient la réverbération de la nef pour chanter et créer des mélodies », affirme le chef d’orchestre Philippe Nahon, artiste associé des Traversées, évoquant les premiers habitants de ce lieu enchanteur du centre de la France. Pourtant, après l’installation des moines cisterciens en 1136, l’abbaye de Noirlac a connu une histoire mouvementée.
Au XIIIe siècle, ce havre de verdure compte jusqu’à 80 moines. En 1789, ils ne sont plus que six, bientôt chassés par la Révolution française. Les usages réservés alors aux bâtiments sont plutôt insolites, mais en garantiront la conservation exceptionnelle. Successivement manufacture de porcelaine, orphelinat, puis hospice, le monastère servira de refuge à des réfugiés espagnols. À partir des années 1950, le conseil général du Cher, propriétaire des lieux, en amorce la restauration complète afin de les ouvrir au public….
Haute-Loire
BRIOUDE Les douze Apôtres par la petite porte La Montagne 27 juin 2009
Les douze Apôtres ne seront restés que quelques mois dans le porche nord de la basilique Saint-Julien. Un petit tour et puis s’en vont?
Les douze Apôtres sont sortis par la petite porte après avoir fait un passage éclair dans le porche nord de la basilique de Brioude. Installée à l’automne dernier, la sculpture ornant le tympan surplombant la porte n’a fait qu’une apparition fugitive. Avant d’être démontée à la mi-mai.
« On n’était pas d’accord, explique Marie-José Carroy-Bourlet, conservateur régional des Monuments historiques à la DRAC. Le sculpteur a voulu proposer quelque chose mais le ministère de la Culture ne peut pas cautionner quelque chose qui n’existe pas ».
Reste que la frise, représentant les douze Apôtres, a bien été réalisée. Réalisée, posée et? financée. 139.245 euros qui ont fait l’objet d’un subventionnement à la hauteur de l’entreprise de restauration puisque l’Europe, l’État, la Région, le Département et la Ville de Brioude, maître d’ouvrage, ont mis la main à la poche.
Une restitution réalisée par un sculpteur installé dans le Val-de-Marne qui n’a pas été du goût de l’administration de tutelle. « Trop vraie », ont jugé les Monuments historiques. Car trop belle?
« De la sculpture originelle, on ne sait rien, continue Marie-José Carroy-Bourlet. Il n’y a aucun document. Or, on ne peut pas inventer. Quand on ne sait pas, on ne fait pas »….
Bas-Rhin
La « deuxième vie » de l’église Saint-Paul de StrasbourgAP Le Moniteur 23 juin 2209
L’église Saint-Paul de Strasbourg sur Second Life ! illuminescence, agence de communication créé l’événement en présentant au public la reproduction saisissante de ce monument historique sur Second Life. Depuis quelques semaines, les résidents de Second Life admirent l’église Saint-Paul reproduite à l’identique par l’agence de communication illuminescence. Un long travail a été nécessaire pour réaliser cet édifice de 76 mètres. Le résultat, très réaliste, est inédit sur Second Life. Il a été obtenu grâce à un travail innovant des textures réalisé à partir de photographies de l’église. illuminescence a également aménagé les abords de l’église pour encourager les résidents à investir ce nouveau lieu baptisé « France Romantique ». (…) L’intérieur de l’église, décoré de façon très originale…

A voir

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A Lire

cathédrale patrimoine

Regards sur les cathédrales et basiliques de Bretagne

26 cathédrales et basiliques de Bretagne forment le sommaire de cet ouvrage remarquable.

Certaines sont très connues par les pèlerins du Tro Breiz, notamment les cathédrales dédiées aux sept saints évangélisateurs de la région. D’autres le sont moins, plus à l’écart des sentiers battus, telles les basiliques d’Hennebont, de Pontivy ou de La Guerche de Bretgane…

La visite des édifices religieux est proposée à partir de textes historiques et littéraires, de Chateaubriand à Renan en passant par La Villemarqué. On y trouve histoire, descriptions, trésors et anecdotes… un savant mélange qui redn chaque visite passionnante et distrayante. La qualité des illustrations est la hauteur de l’ambition de l’ouvrage….

Cathédrales et basiliques de Bretagne
Par Chantal Leroy et Dominique de La Rivière, préface de Yves-Pascal C
astel, photos de David Bordes
Editions Ereme, 208 pages, 29,50 euros

 

En savoir plus sur les éditions Ereme

Le saviez-vous ?

arton2303 Ce curieux personnage accroupi figure caché dans l’encoignure des deux contreforts butant le pignon du transpet nord de la cathédrale de Saint-Brieuc (Côte-d’Armor). On le sunomme le « saint chiot ». non pas en référence un petit du chien mais à sa posture ! Oui ce personnage est train de se soulager. Fantaisie des ymagiers médiévaux ?

En réalité cette scultputure indiquait aux eccelsiastiques de passage la présence des latrines desservant le rez-de chaussée et le premier étage de la sacristie. Les latrines n’existent plus, mais l’image produit toutjours son effet.

C’est l’une des savoureuses anecdotes que j’ai trouvé dans Regards sur Les cathédrales et basiliques de Bretagne mentionné ci-dessus.

L’image ci-contre  a été trouvée sur le site  Remue.net à qui je l’ai emprunté pour l’occasion

***

Merci de votre lecture attentive et à bientôt sur Patrimoine-en-blog

La Lettre du patrimoine religieux N°3 paraitra début septembre


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