« Mon église au Canada »… (2000-2010)

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imagesPATRIMOINE RELIGIEUX

Revue de presse de l’actualité du patrimoine religieux au Canada

Depuis quelques temps je réalisais cette revue de presse à titre de documentation personnelle.
La situation du Canada et du Québec en particulier est très intéressante pour nous si nous savons la regarder de près. Elle est riche d’enseignement et pourrait nous aider à éviter bien des impasses…

  • L’heure de faire l’inventaire du patrimoine religieux a sonné – Le Droit 10 décembre 2010
  • Montréal Une église sacrifiée pour le super hôpital – 24 novembre 2010
  • Vivre dans une église rococo – la presse 24 novembre 2010
  • Patrimoine religieux à vendre – Passion patrimoine 22 novembre 2010
  • Le Fonds des grands événements au secours du patrimoine – Journal de Québec 2 novembre 2010
  • Le Québec n’a plus les moyens d’entretenir toutes ses églises – La Croix 27 octobre 2010
  • Le futur du patrimoine religieux québécois interpelle nos villages et campagnes – Lexpress 27 octobre 2010
  • Sorel-Tracy Le projet de convertir une église en édifice à logements est rejeté – L’Annonceur 20 octobre 2010
  • Les jours sont comptés pour l’église Saint-Andrew – Cyberpresse 19 octobre 2010
  • Patrimoine religieux: Québec alloue 18,6 millions $ – La Presse Canadienne 5 octobre 2010
  • Se recueillir avec un iPod au cimetière Saint-Matthew – Cyberpresse 29 septembre 2010
  • Une église transformée en maison pour personnes âgées – Cyberpresse 27 septembre 2010
  • Une église transformée en collège – La tribune 20 septembre 2010
  • L’église Saint-Philippe sera transformée  en un lieu qui réunirait la musique, la danse et la bonne cuisine. – l’Express 19 septembre 2010
  • Le cellulaire payant pour les églises montréalaises – Canoë 4 aout 2010

L’avenir des églises dans le monde / Liste des églises menacées (en France) / Logés dans d’anciennes églises

2010

L’heure de faire l’inventaire du patrimoine religieux a sonné – Le Droit 10 décembre 2010

« On a des oeuvres d’arts inestimables, des vitraux magnifiques, des meubles anciens, des chefs-d’oeuvre fait par des ébénistes et des pièces de grande valeur dans nos églises et presbytères, indique Marie Roy, présidente de la Table régionale du patrimoine religieux de l’Outaouais (TRPRO). Nous ne connaissons pas la valeur exacte de ce que nous possédons, mais cet exercice nous permettra de le savoir, de sensibiliser quant à l’importance de ces objets et surtout les protéger. » C’est de notoriété publique, une grande partie du patrimoine religieux du Québec a été vendue en pièces détachées à des collectionneurs américains au fil des ans. « C’est évident qu’on a perdu beaucoup, mais faire l’inventaire du patrimoine mobilier religieux nous permettra de savoir ce que nous avons et d’en connaître la valeur », ajoute Mme Roy. Lire la suite

Montréal Une église sacrifiée pour le super hôpital – 24 novembre 2010

De l’église St-Sauveur, il ne restera que le clocher et les vitraux quand les démolisseurs en auront terminé de ce bâtiment érigé en 1865, et ce, pour faire place au super hôpital. L’église, sise à l’intersection des rues St-Denis et Viger, en plein coeur de Montréal, doit en effet s’effacer pour faire place au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). L’équipe chargée de la planification de la construction de ce super hôpital estime avoir besoin de l’espace occupé par l’église. Mais des Montréalais dénoncent la destruction quasi complète de cet élément non négligeable du patrimoine religieux québécois. Lire la suite

Vivre dans une église rococo – la presse 24 novembre 2010

Sur la rue Notre-Dame, dans le quartier Bonsecours, à deux pas des installations du cirque Eloize, se cache une ancienne église orthodoxe grecque syrienne. Mais elle est difficile à repérer tellement elle est intégrée à son environnement. Si on vous ouvre la porte, toutefois, vous ne l’oublierez pas: elle est véritablement unique. lire la suite

Patrimoine religieux à vendre – Passion patrimoine 22 novembre 2010

« Les promoteurs immobiliers québécois sont très actifs auprès des communautés religieuses actuellement. À l’affut de bonnes affaires, ils les courtisent dans l’espoir de mettre la main sur leur patrimoine immobilier.

Le Fonds des grands événements au secours du patrimoine – Journal de Québec 2 novembre 2010

Une partie du Fonds des grands événements devrait servir à protéger et à mettre en valeur le patrimoine religieux, architectural et institutionnel du Vieux-Québec. C’est du moins ce que pense la forte majorité des participants présents aux états généraux du Vieux-Québec, vendredi. Créé pour soutenir l’élan du 400e anniversaire de Québec, le Fonds des grands événements a servi dans une large mesure à financer le Cirque du Soleil et Le Moulin à images. Or, ce qui attire les touristes étrangers, c’est le caractère historique du Vieux-Québec, avec son architecture et ses musées, selon les différentes études présentées plus tôt en semaine. Le juste retour des choses serait donc qu’une partie du Fonds des grands événements serve à soutenir ce lieu historique qui attire bon an mal an près de 4,5 millions de visiteurs. Lire la suite

Le Québec n’a plus les moyens d’entretenir toutes ses églises – La Croix 27 octobre 2010

«C’est comme si vous arrachiez les cordes d’un Stradivarius ! » Devant la presse rassemblée par les membres du comité de sauvegarde de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, à Montréal, les invectives fusent. « Ça m’arracherait le cœur de voir disparaître cet orgue », tempête un habitant. À ses côtés Robert Cadotte, le porte-parole du comité, s’indigne : « Cette église appartient aux pauvres, ils l’ont payée avec leur dîme ! L’archevêché n’a pas le droit de la démolir. »
Pourtant, cet édifice somptueux, longtemps surnommé « la cathédrale de l’Est », est condamné à terme. Car personne ne peut, ni ne veut payer pour sa survie. (…)
Dans le diocèse de Montréal, plus de 40 bâtiments ont été vendus, 25 autres sont sur le marché. La moitié des 220 paroisses sont en déficit. Certains prêtres cherchent des solutions de financement à l’image du père Martineau, qui ouvre le sous-sol de l’église Saint-Charles-Borromée à une ligue de catch. La buvette lui rapporte 50 000 $CA par an et paie les frais de chauffage. « L’essentiel pour moi, c’est que le bâtiment vive », affirme le prêtre. Toutefois, certaines ventes de bâtiments religieux ont traumatisé les fidèles. Le promoteur « Espace Divin » a ainsi transformé l’église anglicane Saint-John-the-Divine en appartements. La nef a été dynamitée pour accueillir des parkings. (…) Pour éviter de telles extrémités et préserver le patrimoine, l’Église s’efforce de céder ses bâtiments à d’autres congrégations religieuses, et le gouvernement soutient, via un Fonds de la culture, les projets de conversion considérés comme financièrement viables. De nombreux centres sociaux ou communautaires ont vu le jour. (…)  « Cela sera déjà bien si nous arrivons à conserver 40% de nos églises, tranche Luc Noppen. Il faut se concentrer sur les bâtiments qui ont une réelle valeur. » Comme l’orgue somptueux de l’église d’Hochelaga ? Le chercheur a suggéré l’idée d’en faire une « maison de l’orgue », un lieu dédié à l’instrument, qui accueillerait un festival. Litre la suite

Le futur du patrimoine religieux québécois interpelle nos villages et campagnes – Lexpress 27 octobre 2010

Jamais n’aura-t-on réuni chez nous en un même lieu autant de personnes ayant une préoccupation commune envers le futur du patrimoine religieux en milieu rural que vendredi dernier, à L’Avenir, à l’intérieur de l’église multifonctionnelle, alors que se tenait la toute première rencontre d’une série de conférences régionales orchestrées par le Conseil du patrimoine religieux du Québec (CPRQ).

(…) C’est d’ailleurs Andrée Charpentier, marguillère, qui a agi comme maître de cérémonie. Lors de son mot de bienvenue, elle n’a pas manqué de souligner le tournant qui a été pris à L’Avenir, en juin 2008, lorsque le conseil municipal et la fabrique Saint-Pierre-Apôtre ont signé une entente pour la transformation de ce bâtiment pour en faire la première église multifonctionnelle du diocèse de Nicolet.

D’ailleurs, lors des témoignages qui ont eu cours durant cette journée, plusieurs ont avancé que la sauvegarde des biens du patrimoine religieux dans nos villages et campagnes passe par une nécessaire collaboration entre les conseils municipaux et les fabriques ou toutes autres formules semblables. À Saint-Camille, par exemple, Claude Larose, l’ex-maire et citoyen impliqué dans plusieurs projets coopératifs dans cette petite municipalité, est venu raconter le travail qui se fait actuellement là-bas dans le but de conserver l’église en y greffant d’autres vocations.

Du côté de Sainte-Élizabeth-de-Warwick, Jean Morin, copropriétaire de la Fromagerie du presbytère est venu raconter son parcours qui a fait en sorte qu’il a pu redonner une autre vie à ce bâtiment historique pour le préserver, et ce, avec l’accord du milieu.

Jean Robert Faucher, journaliste-réalisateur de l’émission Second Regard, et Jean Simard, ethnologue, ont poussé le débat encore plus loin lorsqu’ils ont plaidé la nécessité de sauver les cimetières ruraux de l’abandon au nom de la mémoire collective que chacun d’eux renferme.

M. Simard en a fait réagir plus d’un affirmant qu’à la limite, il était encore plus important de sauver le cimetière que l’église, sans pour autant dire qu’il ne fallait pas s’assurer de la préservation de l’ensemble de ce patrimoine.

S’il n’est déjà pas facile pour les paroisses catholiques de nos milieux ruraux de s’attaquer à de tels défis, on peut comprendre que la mission est doublement difficile pour les autres confessions comme est venu l’expliquer le révérend Yves Samson en donnant en exemple la situation du diocèse anglican de Québec. «Le patrimoine bâti, culturel et historique anglais est beau, mais il est aussi en danger», a confessé le révérend.

Deux autres conférenciers ont apporté un regard plus large sur les solutions à développer dont Jocelyn Proulx, agent de développement culturel à la MRC de Drummond.

M. Proulx a parlé de l’importance de l’inventaire patrimonial qu’il a réalisé dans les 17 municipalités rurales de notre territoire parce qu’il est à la base de tout. «Si l’on veut sauvegarder nos richesses patrimoniales, il faut d’abord bien les connaître et bien les faire connaître», a résumé l’agent de développement culturel. Lire l’integralité de l’article

Sorel-Tracy Le projet de convertir une église en édifice à logements est rejeté – L’Annonceur 20 octobre 2010

(…) «Ce serait réalisable, mais extrêmement dispendieux», explique M. Bibeau. Selon ce qu’il nous a indiqué, l’aménagement de chaque unité aurait coûté 183 980 $, et ce, sans compter les honoraires et les imprévus, pour un total de 6 457 800 $. «Entre-temps, nous apprenions que la SHQ ne retenait pas ce site et qu’elle préférait construire dans du neuf, parce que c’est moins coûteux», nous a signalé le conseiller Yvon Bibeau. Rappelons que ce projet ne faisait pas l’unanimité du conseil et qu’il avait fait l’objet d’une pétition de 1 025 signataires opposés à la reconversion de l’église en logements sociaux. Les opposants préféraient la position prise par la Commission de la culture, soit d’y déménager la bibliothèque Le Survenant qui serait à l’étroit dans son édifice de la rue George. Lire la suite

Les jours sont comptés pour l’église Saint-Andrew – Cyberpresse 19 octobre 2010

Une demande de démolition de l’église ainsi que de son presbytère a récemment été acheminée à la municipalité de La Tuque. La Ville avait pourtant manifesté en février dernier son intention de citer monument historique l’église anglicane construite en 1911, année de fondation de La Tuque. Cela avait été catégoriquement refusé par le diocèse anglican de Québec qui jugeait les coûts reliés aux responsabilités d’une telle citation bien trop élevé. Surtout que la communauté anglicane de La Tuque n’est plus aussi nombreuse qu’autrefois. Le diocèse a préféré mettre le complexe en vente. lire la suite

Patrimoine religieux: Québec alloue 18,6 millions $ – La Presse Canadienne 5 octobre 2010

Québec débloque une enveloppe de 18,6 millions $ pour la préservation des bâtiments religieux, leur mobilier et leurs oeuvres d’art. La ministre de la Culture, Christine St-Pierre, en a fait l’annonce mardi, à Québec, précisant que l’argent servira à la restauration d’une centaine de bâtiments à vocation religieuse à travers la province. Le coût total des projets est estimé à 26,4 millions $; ce sont les propriétaires des édifices, en l’occurrence les communautés religieuses, qui fourniront la différence, soit 7,8 millions $. Les sommes sont toutefois réservées uniquement aux lieux qui sont et qui demeureront utilisés pour le culte. Lire la suite

Se recueillir avec un iPod au cimetière Saint-Matthew – Cyberpresse 29 septembre 2010

Après un grand ménage qui aura coûté plus de 800 000 $, le parc-cimetière Saint-Matthew ouvre de nouveau ses portes aux visiteurs. Maintenant qu’on lui a refait une beauté, il faudrait se donner les moyens de le préserver, souhaite un des artisans du projet. On a refait les sentiers, aménagé de nouveaux bancs et les visiteurs peuvent même revenir un siècle en arrière grâce à un guide virtuel qu’on peut télécharger sur iPod ou iPhone et qui comprend ambiances sonores, documents d’archives et photographies récentes de Luc-Antoine Couturier. L’application Cimetière Saint-Matthew devrait être disponible d’ici la fin de semaine à partir de l’App Store d’Apple, mais on peut aussi emprunter un iPod à la bibliothèque Saint-Jean-Baptiste, qui se trouve dans l’ancienne église Saint-Matthew. Le ministère de la Culture et des Communications a partagé les coûts avec la Ville de Québec pour la réalisation de ces travaux, qui ont duré près d’un an. C’est l’entreprise de David Mendel, Visites Mendel, qui a réalisé le guide. lire la suite

Une église ferme pour mieux rouvrir – Cyberpresse 27 septembre 2010

À compter de la semaine prochaine, les paroissiens seront invités à célébrer leur foi à l’église Marie-Médiatrice, sur la rue Cyr. Malgré sa fermeture, l’église Saint-Charles pourrait revivre sous une autre forme, selon le curé de la paroisse, Pascal Nizigiyimana. L’édifice, qui doit être réparé, pourrait être transformé en résidence pour personnes âgées dotée d’une église. Le projet pourrait prendre la forme d’une rénovation de l’édifice existant ou la construction d’un édifice totalement neuf, après la démolition du bâtiment actuel. «Aucune décision n’a été prise à ce sujet car nous attendons des propositions de gens d’affaires intéressés à réaliser le projet. Mais notre intention est de retourner sur le site de l’église Saint-Charles et ensuite de vendre l’église Marie-Médiatrice», a précisé le pasteur de la paroisse.  Une évaluation de l’état de l’église Saint-Charles a démontré que le clocher est en mauvais état en raison des infiltrations d’eau et qu’il en coûterait 1250000$ pour réparer le bâtiment. Un comité de citoyens a été formé pour trouver une solution et il a recommandé de transformer le bâtiment pour y ajouter une résidence pour personnes âgées. Selon le père Nizigiyimana, tous les membres du comité étaient en faveur de cette solution.

L’église Très-Saint-Sacrement est prête – la tribune 20 septembre 2010

(Sherbrooke) Le Cégep de Sherbrooke a inauguré son tout dernier pavillon, lundi, grâce à des travaux de reconversion de l’ancienne église Très-Saint-Sacrement. L’ancien lieu de culte, qui a accueilli les étudiants dès la rentrée, permet de mettre fin aux problèmes d’espace de l’établissement collégial.

L’église Saint-Philippe sera transformée – l’Express 19 septembre

L’ancienne église Saint-Philippe, située dans le secteur Saint-Nicéphore, pourrait avoir une deuxième vocation bientôt. Quatre investisseurs locaux sont sur le point de créer un projet unique à Drummondville qui réunirait la musique, la danse et la bonne cuisine. (…) «Bien que nous apporterons plusieurs changements, nous nous assurerons de conserver le patrimoine architectural religieux de l’église, précise M. Lupien. Le nom de l’endroit aura même un lien avec ce lieu.»

Le cellulaire payant pour les églises montréalaises – Canoë 4 aout 2010

MONTRÉAL – Malgré l’opposition et l’inquiétude de nombreux citoyens, plusieurs églises de Montréal continuent d’installer des antennes-relais cellulaire sur leur clocher, une source de financement pouvant rapporter jusqu’à 10 000$ par an, par antenne.

«Dépendant des types de contrats, ça peut rapporter entre 6000 $ à 10 000 $ par année, par antenne et par église», confirme Lucie Martineau, responsable des communications du Diocèse de Montréal.

Des 225 églises relevant du diocèse de Montréal, une trentaine abritent des antennes-relais dans leur clocher selon le diocèse, ce qui signifie qu’au minimum 180 000 $ entrent dans les coffres des paroisses grâce à la téléphonie cellulaire.

Dans des cas particuliers, des églises abritent plusieurs antennes de fournisseurs différents, ce qui multiplie leurs revenus.

Ascensions dans l’église Saint-Raymond – Cyberpresse 21 juillet  2010

L’ancien édifice religieux converti en centre d’escalade intérieur

Patrimoine – Hors de la conversion, point de salut – Le devoir 10 juillet 2010

Il est urgent d’adopter le projet de loi 82 qui remanie la Loi sur les biens culturels, vieille de plus de 30 ans

Analyse au cas par cas, manque de vision d’ensemble: les critiques à l’égard du traitement réservé au patrimoine religieux se multiplient depuis quelques semaines, avec la menace qui pèse sur l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus (TSNJ) et l’achat-surprise par Québec de l’ancienne Maison des hommes des Sœurs grises de Montréal (MHSGM), vendue à un privé dans les années 80. Toutes tendent vers un impératif, l’analyse et l’adoption rapide du projet de loi 82 sur les biens culturels.

Le cas de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus (TSNJ) et de ses grandes orgues exceptionnelles est en passe de devenir un cas type de ce qui attend le Québec, alors que des centaines d’églises délaissées par leurs paroissiens seront tour à tour bradées par les autorités religieuses. Et les écueils rencontrés par ceux qui militent pour sa sauvegarde ont mis en relief l’absence de cadre cohérent global pour sauver ce patrimoine en déclin, estiment plusieurs observateurs.

Ironie suprême, sans classement ou citation patrimonial, et déjà fermée au culte, l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus est devenue inadmissible aux subventions du ministère de la Culture (MCCCQ) et du Conseil du patrimoine religieux du Québec. Cette situation paradoxale, ne cesse de rappeler le comité de sauvegarde piloté par la députée locale du PQ Carole Poirier, montre combien le contexte réglementaire actuel peine à répondre à la réalité.

(…) Nationaliser les plus beaux lieux de culte est d’ailleurs la voie privilégiée par la Coalition pour la sauvegarde du patrimoine religieux, qui s’inquiète de la mainmise de l’Église sur le sort de ce patrimoine, devenu biens culturels au fil des décennies. Pour l’heure, l’Église a encore le dernier mot sur les églises qui seront fermées et vendues. Tout au plus doit-elle aviser la communauté deux ans à l’avance de ses intentions. Comme c’est le cas à l’église Très-Saint-Nom-de-Jésus, les diocèses ont aussi pleinement le droit de brader l’orgue et l’église, même s’ils ont bénéficié de généreuses subventions de l’État — plus de 750 000 $ depuis 15 ans à TSNJ.

Le boulet financier que laisse entrevoir la prise en charge du patrimoine religieux en désaffection explique en bonne partie l’attitude actuelle du MCCCQ, croit Robert Cadotte, porte-parole du Comité de sauvegarde de l’église TSNJ. «Le ministère est tout simplement pris de vertige. Il y a plus de 2500 églises au Québec. On ne voit que la dépense à venir et on craint que Très-Saint-Nom-de-Jésus ne crée un précédent pour la suite des choses», conclut-il.

(…) La promesse d’achat de la Maison des hommes des Soeurs grises de Montréal (MHSGM) faite par Québec il y a dix jours détonne un peu dans le concert de critiques entourant la sauvegarde du TSNJ. Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCQ) a exercé son droit de premier acheteur, un usage exceptionnel dans l’histoire de la Loi sur les biens culturels, pour acquérir les anciennes dépendances du couvent des Soeurs grises, au centre-ville de Montréal, convoitées par un centre culturel musulman.

(…) Pour Luc Nopen, professeur de l’UQAM et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain, «la décision se comprend» quand on considère le projet de mosquée sérieusement envisagé par un aspirant acheteur. «C’était la seule façon de garder l’intégrité du site», juge-t-il. Une mosquée aurait impliqué des changements majeurs au site.

Pour plusieurs, c’est un nouvel épisode d’un patrimoine religieux défendu à la sauvette ou analysé au cas par cas. Mais il vient surtout souligner la très grande diversité de ce patrimoine, qui dépasse largement l’architecture. Il compte des bâtiments — dont quelque 2500 églises — et des complexes immobiliers, mais aussi des oeuvres d’art, des orgues, sans oublier ses liens particuliers avec les communautés. Une valeur symbolique beaucoup plus difficile à mesurer et à classer.

«Ce sont des sites complexes, un patrimoine qui a pris des siècles à se bâtir; on ne peut pas en disposer en 10 ans», note M. Bumbaru. Au point où il s’avère quasi impossible d’adopter une vision globale, selon M. Noppen, comme certains le réclament de la part du ministère.

Là où tous les intervenants en patrimoine s’entendent pourtant, c’est dans l’urgence d’analyser et d’adopter le projet de loi 82 qui remanie une Loi sur les biens culturels, vieille de plus de 30 ans.

(…) La nouvelle loi a toutefois le mérite, selon M. Noppen, d’éviter que le Conseil du patrimoine religieux investisse dans des églises promises à la fermeture. «Il faut s’assurer au départ que le site est porté par la collectivité et par un projet de développement», juge-t-il à l’instar de la ministre.

Ce projet de développement, pour être viable, doit s’arrimer à la fois à une valeur nationale qui lui ouvre les portes du financement public et à une vision contemporaine de la culture. M. Noppen avait déjà proposé de faire du TSNJ un palais de l’orgue québécois…

Bref, «il y a une entente qui transcende les différentes écoles de pensée, c’est qu’il faut trouver une façon de projeter ce patrimoine dans l’avenir», résume M. Bumbaru. Ce dernier estime que cette réflexion devrait faire l’objet de chantiers de concertation au sein de la société civile, avec le soutien et le leadership de la ministre St-Pierre, en parallèle avec l’analyse et le dépôt du projet de loi.

«Quand la loi sera modernisée, il faudra qu’elle soit accompagnée d’un exercice préparé sur la question du patrimoine religieux parce que ce sera le premier sujet à l’ordre du jour.»

L’ancienne église St-Peter’s devient Couleurs musicales – Cyberpresse 21 juin 2010

Sherbrooke) Voilà maintenant plus de deux ans que l’ancienne église St-Peter’s, située au coin des rues Dufferin et de Montréal, en plein coeur du centre-ville de Sherbrooke, a été vendue et depuis, nombreux sont ceux qui se sont questionnés sur son avenir. Derrière les murs de cet édifice patrimonial, les nouveaux propriétaires n’ont pas chômés, si bien qu’aujourd’hui, un centre d’art doublé d’un petit établissement d’hébergement a ouvert ses portes.

C’est de l’amour pur et dur pour le patrimoine québécois qui a mené Marie-Christine Chassot de Florencourt à Sherbrooke. Issue d’une très vieille famille européenne, c’est pourtant sur le 200 rue de Montréal qu’elle a jeté son dévolu. «L’héritage patrimonial pour moi, c’est très important, remarque-t-elle. J’ai littéralement eu un coup de coeur celui du Québec et surtout pour cette église! Du moins assez pour que je quitte la France et que je vienne sauver, si je peux dire, le patrimoine d’ici.»

Et dans la mesure où l’amour n’a pas limite, le projet Couleurs musicales voit le jour. Sa mission: créer un lieu d’accueil et de partage social et culturel. «L’idée est de promouvoir et de faire vivre les traditions dans un lieu d’accueil universel, entre guillemets», explique-t-elle.

Si les membres d’une congrégation religieuse catholique, mais non romaine, ont investi l’ancienne église, de l’autre côté du complexe, Mme Chassot de Florencourt se consacre plutôt à donner une âme au presbytère, aujourd’hui converti en salle de spectacle pouvant accueillir près de 125 personnes, de même qu’un centre d’hébergement qui compte sept chambres….

Nationalisons les église ! – Cyberpresse 26 avril 2010

La Presse Épisodiquement, les journaux nous relaient diverses histoires nous informant du patrimoine religieux qui est en péril. Telle église va fermer ou être démolie; tel couvent, abandonné et reconverti en école ou condos de luxe; l’orgue de telle église vient d’être vendu aux Américains. Les réactions des autorités publiques ou ecclésiales soufflent le chaud et le froid. On ne pourra pas tout sauvegarder, dit-on, il faudra faire preuve d’ingéniosité. On investit par ailleurs des millions dans la restauration (un toit, une fresque, des sculptures, un orgue, des vitraux, etc.), l’État du Québec s’en occupe. Les paroissiens ne sont plus au rendez-vous, entend-on par la suite, et l’Église, elle, est à genoux. Nous ne pouvons plus nous en occuper: requiem pour un patrimoine bâti et culturel. La voix de nombreux citoyens, amoureux et épris de leur histoire et du legs de leurs ancêtres, se lève à la même fréquence que ces alertes épisodiques. Que de propositions faites, que d’idées soumises. Du bon et du pire, évidemment. Que de colloques, que de discussions sur le sujet. Et pourtant, on a l’impression de tourner en rond. Le problème est connu, mais le statu quo règne. Le cas de l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, dans l’Est de Montréal, suscite l’inquiétude depuis sa fermeture à l’automne dernier.Joyau du patrimoine musical avec ses grandes orgues Casavant, l’église est également remarquable pour son aspect architectural. Aussi, avance-t-on diverses craintes quant à son avenir, annonçant même la vente imminente de ses orgues à la Cathédrale de Toronto. Bradage de notre patrimoine par les Anglais? Non, inaction, plutôt, du gouvernement québécois! L’église en question tomberait en ruine. La structure ne pourrait, dans son état actuel, continuer de soutenir le bâtiment. Il en coûterait trop cher pour la restaurer. On a envisagé d’en faire une salle de concert et une bibliothèque, puis un musée de l’orgue, en y rapatriant les orgues d’autres églises vouées à la fermeture. Vraiment?? Selon quels aménagements?? Et on appelle cela sauvegarder le patrimoine? De telles solutions n’en sont pas. On se méprend à croire que convertir un lieu de culte en quelque chose d’autre, c’est assurer la sauvegarde d’un lieu de mémoire. Sauvegarder l’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus ne consiste pas à en faire une salle multifonctionnelle, à la fois bibliothèque et salle de concert. Sauvegarder un tel lieu de culte, c’est reconnaître ce qu’il fut dans son histoire, son architecture, son acoustique, son odeur. C’est reconnaître ce qu’il a représenté et ce dont on voudra se souvenir à l’avenir. L’église du Très-Saint-Nom-de-Jésus, si elle mérite de survivre à notre amnésie collective, c’est parce qu’elle est un symbole assez fort pour traverser les siècles et, éventuellement, émerveiller les générations futures… lire la suite

Diocèse de Rimouski Avenir incertain pour de nombreuses églises – Radio Canada 15 avril 2010

L’avenir est incertain pour des églises du diocèse de Rimouski. La baisse de la pratique de la religion, qui atteint à peine les 10 %, et l’exode des jeunes mettent en péril la survie de certains lieux de culte à court ou à moyen terme.

C’est davantage dans les petites communautés où les églises risquent le plus d’être vendues. Plusieurs petites paroisses se retrouvent dans le diocèse de Rimouski. Quarante et une comptent moins de 500 personnes et 16 d’entre elles regroupent moins de 300 résidents.

Même si la situation n’est pas préoccupante, les autorités ecclésiastiques ont décidé de l’examiner. Dans ce contexte, les dirigeants du diocèse donnent leur appui aux gens du milieu pour les éclairer face aux choix qu’ils doivent faire pour conserver leur église. « On essaie de cheminer avec eux aussi pour trouver des solutions et trouver une autre vocation à l’église », explique l’économe diocésain, Michel Lavoie.

 

Une deuxième vie pour l’ancienne église de Saint-Guy – Info dimanche 1er avril 2010

Le maire de Saint-Guy, Jocelyn Dallaire, a confirmé au journal Info-Dimanche que l’ancienne église située au cœur du village aura une deuxième vocation. Photo: Collaboration spéciale Télé-Basque Saint-Guy – L’ancienne église de Saint-Guy aura une deuxième vocation. Le conseil de la municipalité, dont le maire Jocelyn Dallaire, vient tout juste de donner le feu vert à un important projet de réfection complète de l’extérieur de ce bâtiment pour en faire une salle communautaire.

Démolition inattendue – Radio Canada 31 mars 2010

Le clocher de la vieille église anglicane de Portugal Cove-St. Philip’s, en banlieue de Saint-Jean, à Terre-Neuve, a été démoli tôt mercredi matin malgré l’opposition du conseil municipal.

Les paroissiens ont découvert la partie supérieure du clocher reposant sur le sol. Les poutres de bois qui la soutenait ont été coupées.

Winston Fiander, qui habite à proximité de l’église, affirme qu’il a vu le clocher intact en se levant mercredi matin. Il affirme qu’il a appris la démolition du clocher à 8 h 30. Selon lui, il s’agit d’un geste de vengeance et non de vandalisme.

Gaël Corbineau, un membre de la communauté appuyant la sauvegarde de l’église, souhaite maintenant que les autorités interviennent pour corriger la situation.

Mardi soir, les élus ont refusé d’accorder un permis de démolition à la paroisse qui souhaite utiliser le terrain pour agrandir le cimetière.

Les élus ont pris cette décision afin de donner plus de temps à un groupe de citoyens qui souhaite préserver le patrimoine religieux de la communauté en transformant l’église en musée.

Le révérend Edward Keeping, recteur de l’église de cette communauté, s’est dit déçu à la suite de la décision du conseil municipal. Il a déclaré que certains conseillers avaient déjà pris leur décision avant le débat de mardi soir. Il a signalé qu’il porterait plainte au ministère des Affaires municipales.

M. Keeping a ajouté que la majorité des membres du conseil paroissial a approuvé la démolition lors que la réunion annuelle qui a eu lieu récemment. Toutefois, la plupart des personnes présentes lors d’une réunion au sujet de cette église, tenue dimanche dernier, ont exprimé la volonté de la préserver d’une manière ou d’une autre. Le révérend Keeping dit que la communauté ne peut financer cela….

MONTRÉAL Le patrimoine religieux liquidé (Canöe 18 mars 2010)

Alors que seulement cinq églises catholiques dans le diocèse de Montréal étaient en vente il y a deux ans, une trentaine sont dorénavant sur le marché, souvent au rabais, et ne parviennent pas à trouver preneur. Prix demandé : entre 300 000 $ et 1 M$. Désuètes, abandonnées, désertées, ces églises manquent d’argent et le diocèse n’a plus les moyens de les financer. « Nous avons offert à Hydro-Québec de les payer avec des prières, mais ça n’a pas fonctionné », ironise le porte-parole du diocèse de Montréal, Richard Saint-Louis, en entrevue téléphonique, mercredi. Plus sérieusement, il admet que plusieurs paroissiens ont abandonné leur pratique religieuse occasionnant une baisse de revenu au moment même où les coûts d’entretien et de chauffage ne cessent de grimper. « Nous devons verser des salaires aux curés, secrétaires, et autres employés et entretenir le bâtiment avec les offrandes dominicales, la dîme, les funérailles et les dons. S’il y a moins de gens, il y a nécessairement moins d’argent pour assurer la survie de l’église ». D’un air optimiste, il précise toutefois que ce ne sont pas toutes les églises qui doivent tirer le diable par la queue. « Dans certains endroits, c’est vrai qu’il n’y a que 80 personnes le dimanche. Par contre, ailleurs, il y a 1500 à 2000 personnes par dimanche. C’est le cas à la paroisse de Ste-Colette dans Montréal-Nord qui a fait un léger surplus de 10 000$ à la fin de l’année ». Selon les données recueillies auprès de l’archevêché, près de la moitié des 222 paroisses du diocèse de Montréal, qui dessert l’île de Montréal, Laval et la Rive Nord jusqu’à Saint-Sulpice, à l’est de Repentigny, sont déficitaires…

Une transaction de 94 000 $ Edmundston se prépare à acheter l’ancienne église St.Paul – Infoweekend 2mars 2010

La Ville d’Edmundston se prépare à acheter l’ancienne église St.Paul, une transaction de l’ordre de 94 000 $.

L’administration municipale a réservé la somme nécessaire dans son exercice de planification de ses investissements pour l’année 2010.
Selon le directeur général adjoint et responsable des services aux citoyens de la Municipalité, Daniel Gagné, l’acquisition du bâtiment, situé au centre-ville, se fera en décembre prochain.
Les actuels propriétaires sont trois jeunes entrepreneurs locaux, Lori-Ann Cyr, Sylvain St-Onge et Parise Côté. Ces derniers l’ont achetée en 2008, au coût de 60 000 $. Elle était en vente depuis plusieurs années.
Les trois jeunes gens craignaient que l’ancien temple religieux, un bâtiment historique désigné, ne soit démoli. Ils avaient une vision : celui de lui redonner une seconde vocation en le convertissant en centre de diffusion pour les artistes professionnels de la région, ainsi qu’en un lieu de création rassembleur pour toute la communauté.
Leur but était de rénover l’édifice et d’y aménager des salles de spectacle, d’exposition et de répétition, une billetterie et des locaux multifonctionnels.
Les promoteurs voulaient du même coup contribuer à la revitalisation du centre-ville, où chacun d’eux exploitent une entreprise.
Afin d’assurer la viabilité de leur initiative, ils pris soin de conclure une entente de partenariat avec la Ville d’Edmundston. Cette dernière a pris une option d’achat sur l’édifice, se portant ainsi garante du projet, et ce pour une période de deux ans….

Appartements, bibliothèques… la grande conversion des églises du Québec – La Croix/AFP 21 février 2010

Les acrobates s’élancent dans les airs dans l’immense salle. Leur école de cirque à Québec est une oeuvre d’art, plafond voûté bleu ciel, colonnes d’inspiration grecque et fenêtres arrondies. Et pour cause: il y a neuf ans, c’était une église catholique.

Devenus centres communautaires, bibliothèques ou même appartements de luxe, certains édifices religieux commencent une seconde vie. Mais dans de nombreux autres cas, cet héritage historique tombe entre les mains de promoteurs privés, voire tombe en ruines faute d’entretien.

Les églises et les couvents du Québec suscitent l’envie dans bien des régions d’Amérique du Nord. Mais depuis quelque temps, ce riche patrimoine architectural et religieux fond comme neige au soleil, certains chercheurs parlant même de « tsunami ».

Le fait que la province francophone du Canada vibre d’orgueil à l’approche de la canonisation de Frère André, premier homme québécois à être proclamé saint catholique, n’y changera probablement rien.

« Il ne se passe pas une semaine sans que l’on parle de fermeture ou de vente d’église, de démolition de couvent », regrette Luc Noppen, spécialiste de patrimoine urbain à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et auteur de plusieurs ouvrages sur la question.

« Il y a 10 ans, c’était exceptionnel et aujourd’hui cela fait partie de notre quotidien », ajoute-t-il. On compte actuellement quelque 3.000 églises et 1.000 couvents dans la Belle Province….

L’église Saint-Jude transformée en centre de gym – Lepalteau.com 18 février 2010

L’ancienne église Saint-Jude, angle Saint-Denis et Duluth, pourrait accueillir un centre de conditionnement physique, des logements et un restaurant avec terrasse. Le projet sera examiné le 25 février prochain par l’arrondissement. L’avenir de l’église avait suscité une levée de boucliers chez les citoyens en 2006, lors de sa mise en vente. Les nouveaux propriétaires ont déposé un projet pour transformer l’ensemble immobilier, qui comprend, outre l’église, un sanctuaire et un presbytère…

Eglises à vendre – come4news.com 17 février 2010

Les églises sont de plus en plus désertées. La crise des vocations et le nombre de fidèles en chute libre, nombre d’églises ne sont quasiment plus utilisées. Un prêtre pour 18 paroisses dans notre canton.

Les bâtiments sont vieux et mal entretenus, les communes rechignent à réparer des locaux sous-utilisés. Une solution : vendre.

Une filiale d’Emmaüs, « les Toits de l’espoir » propose ses services pour racheter des lieux de culte pour faire des logements sociaux. L’église sera partagée en deux espaces de 300 m² : une chapelle pour continuer à faire la messe et un magasin de vêtements d’occasion.

Ce n’est pas un phénomène nouveau ni réservé à la France.

L’archevêché de Montréal a vendu une dizaine d’églises ces dernières années. Le diocèse de Terre-Neuve (Canada) va en vendre une soixantaine pour indemniser les victimes d’un prêtre pédophiles !

Les religions anglicanes et protestantes sont également touchées. Tapez « churches for sale » dans un moteur de recherche, vous trouverez des dizaines d’offres.

Au Pays-Bas, des centaines de temples ont été vendus et transformés en bureaux, appartements et même boîtes de nuit.

Le prix des réparations est souvent tellement exorbitant que les communes préfèrent souvent les abattre et reconstruire des églises neuves plus petites. Malheureusement, il arrive que ces bâtiments soient classés.

L’Observatoire du patrimoine religieux est une association qui milite pour la connaissance des bâtiments ; son cheval de bataille est la sensibilisation du public à la richesse de ce patrimoine.

Fera-t-on un jour, comme les anglicans, des ventes de charité, des cafés ou même (comme à Bristol) une école de cirque la semaine et le culte le dimanche ?

Fermeture de l’église Sainte-Amélie Plusieurs citoyens mécontents – Radio Canada 7 février 2010

Marche silencieuse pour protester contre la fermeture de l’église Sainte-Amélie Quelque 200 citoyens de Baie-Comeau ont marché en silence, dimanche, pour protester contre la fermeture de l’église Sainte-Amélie. La fabrique de la paroisse Nativité-de-Jésus de Baie-Comeau a décidé que dorénavant, une seule église demeurera ouverte. Elle vendra donc l’église Sainte-Amélie, qui est pourtant réputée comme étant un joyau du patrimoine religieux québécois. « C’est important de démontrer qu’il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas d’accord avec cette décision », a dit un participant à la marche. La Corporation Sainte-Amélie ouverte à la vie, qui est une corporation sans but lucratif, propose d’assumer tous les frais d’entretien et de fonctionnement du bâtiment afin d’y conserver le culte, mais elle se bute au refus de la fabrique. Une dernière messe sera célébrée à l’église Sainte-Amélie le samedi 13 février prochain. L’église fermera officiellement ses portes le lendemain. Par ailleurs, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada rejette la demande de désignation de l’église Sainte-Amélie comme lieu historique national. La réponse à cette demande, déposée en 2007, survient au moment même où la fabrique décide de fermer l’église…

Six lieux de cultes de Nicolet-Yamaska seront rénovés – Courrier du Sud 23 janvier 2010

Une aide financière de 190 350$ a été allouée par le gouvernement du Québec pour soutenir la restauration d’églises et de presbytères des municipalités de Bécancour, Saint-François-du-Lac, Saint-Guillaume et Saint-Sylvère. (…) Restauration de 126 bâtiments religieux à travers le Québec Pour l’année 2009-2010, 18 725 000 $ serviront à la restauration et à la mise aux normes d’édifices du patrimoine religieux. Ce sont 126 lieux de culte et autres bâtiments à vocation religieuse construits avant 1945 et ayant une valeur patrimoniale significative qui bénéficieront de ce soutien financier. De plus, un montant de 1 275 000 $ est réservé pour la restauration du mobilier et des œuvres d’art que ces édifices renferment ainsi que pour les frais de gestion du programme assuré par le Conseil du patrimoine religieux du Québec. La subvention, octroyée par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine couvre un maximum de 70 % du coût total des travaux estimés à plus de 28 M$, alors que les propriétaires de ces lieux de culte compléteront le financement de ces projets…

Façade d’église Plus que quelques jours avant la démolition – Radio Canada 20 janvier 2010

 

Façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul
Façade de l’église Saint-Vincent-de-Paul

 

 

La façade de l’ancienne église Saint-Vincent-de-Paul dans la côte d’Abraham à Québec va disparaître du paysage la semaine prochaine. Radio-Canada a appris que le chantier visant la démolition de la structure se mettra en branle dès lundi prochain. La démolition devrait prendre une semaine.

L’artiste Florent Cousineau sera sur place pour récupérer certaines pierres. Ces dernières seront intégrées à l’oeuvre associée à l’hôtel de 300 chambres qui doit être construit à la place de l’ancienne église.

Le comité populaire Saint-Jean-Baptiste, qui s’oppose à la construction de l’hôtel, déplore cette démolition, mais soutient que la bataille n’est pas encore terminée. « C’est déplorable de voir qu’on assiste peut-être à nouveau coup de force du promoteur immobilier et surtout, qu’on va compléter une démolition, alors qu’il n’y a pas de projet de remplacement qui, officiellement en tout cas, a reçu l’aval de la commission d’urbanisme comme ce doit être le cas normalement », fait valoir le porte-parole Mathieu Houle-Courcelles….

autres pages : 2009 ; 2008 ; 2000 à 2007

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