Blois révèle Henri III, un roi méconnu pas si mignon qu’on le dit

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EXPOSITION

Invité le 7 mai au vernissage de l’exposition « Fêtes et crimes à la Renaissance, la Cour d’Henri III » du 8 mai au 24 août 2010, au château royal de Blois (Loir-et-Cher), j’y ai découvert un Henri III méconnu. Une exposition passionnante qui rend sa vérité à un personnage injustement caricaturé.

Pierre-Gilles Girault, conservateur adjoint du château royal de Blois, et Mathieu Mercier, chargé de cours à l’université de Valenciennes, ont assuré le commissariat scientifique de l’exposition.

Pierre-Gilles Girault a bien voulu répondre à mes questions :

L’exposition a été mise en scène par le talentueux Alain Germain qui m’a accordé cet entretien :



Le propos de l’exposition

À la fin du 16e siècle en France, crimes politiques et guerres de Religion contrastent avec les fastes et les fêtes de la Cour.

Portraits peints et sculptés, tapisseries, tableaux historiques, gravures et libelles de propagandes, armes et armures, objets d’art prêtés par de nombreux musées français ou étrangers et des collectionneurs privés font revivre cette époque troublée.

Scénographiques et multimédia renouvellent l’image de Catherine de Médicis et d’Henri III, roi mal aimé, souvent enfermé dans une légende rose ou une légende noire…

Nombreuses animations pendant la durée de l’exposition (spectacles d’escrime, bals, danses, musique ancienne, visites contées…) dont un Grand bal Renaissance le samedi 12 juin 2010.


Le catalogue

Fêtes et crimes à la Renaissance La cour d’Henri III

Ouvrage collectif sous la direction de Pierre-Gilles Girault et Mathieu Mercier

152 pages, 130 illustrations 22 x 28 cm 25 € broché avec rabats

coédité avec le musée du château de Blois

Henri III (1551-1589), dernier souverain de la dynastie des Valois, troisième fils d’Henri II et de Catherine de Médicis, monte sur le trône en 1574, pour ce qui s’avérera être un règne marqué par les guerres de religions, les crimes politiques et les fastes de la cour. Roi intellectuel, artiste et poète, mécène des hommes de lettres, mais aussi administrateur soucieux du royaume, le souverain à la personnalité complexe est aussi victime d’une légende qui fait de lui un roi faible et maniéré. Les échos contrastés qui entourent le monarque d’une auréole de mystère ont poussé les historiens à s’interroger sur les fondements de ce portrait ambigu. Qui était vraiment ce personnage devant lequel la postérité a dressé un voile noir, et pourquoi de telles légendes ? En réexaminant les faits, « Fêtes et crimes à la Renaissance » s’attache à dresser un portrait plus fidèle et aussi plus valorisant de ce monarque, acteur mais aussi victime d’une époque troublée.

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andré
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andré

Remarquable interview de PG Girault ! Je découvre Henri III sous un jour inattendu et je ne manquerai pas d’aller voir son exposition à Blois,
André