Sur les traces des soldats canadiens des deux Guerres mondiales

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HISTOIRE – PATRIMOINE MILITAIRE

Du 28 mai au 5 juin 2010, huit étudiants de l’Université de Montréal accompagnés de leurs enseignants partent à la rencontre de leur propre histoire.

(Communiqué) Dans le cadre d’un cours crédité sur les champs de bataille, huit étudiants en histoire et sciences politiques de l’Université de Montréal partent en voyage d’études en France et en Belgique du 28 mai au 5 juin 2010, pour visiter les grands lieux de bataille des deux guerres. Les étudiants ont ainsi la chance de suivre les traces des Forces armées canadiennes durant la Première et Seconde Guerre mondiale  et de vivre une expérience unique.

Ce voyage d’études les emmènera à la découverte des champs de bataille autour d’Ypres, de la Somme (Beaumont-Hamel, Vimy, Thiepval, Flers-Courcelette, etc.), de Dieppe et de la Normandie (du Débarquement à la fermeture de la poche de Falaise). Pour assurer leur formation, les étudiants seront entourés de Michel Fortmann, professeur titulaire au département de science politique de l’Université de Montréal. Des professeurs de Wilfrid Laurier University compléteront également la formation des étudiants.

Le cours vise à permettre aux étudiants de mieux comprendre l’évolution de la guerre moderne, par le biais de l’expérience militaire canadienne lors des deux guerres mondiales. Il s’agit de présenter les aspects tactiques et opérationnels de ces conflits, mais aussi de replacer l’expérience militaire des deux guerres dans son contexte social, politique et culturel. « Tout en examinant le déroulement des opérations militaires sur le terrain, nous initions aussi les étudiants à la culture de la commémoration des deux guerres dans les régions que nous traverserons ; dans ce sens, nous visitons plusieurs musées importants ainsi qu’un certain nombre de lieux de mémoire (nécropoles, monuments, cimetières militaires) » explique Carl Bouchard, professeur adjoint au département d’histoire de l’Université de Montréal.

En allant directement sur le terrain de la guerre, le but est que les étudiants ressentent au plus près l’expérience combattante ainsi que la réalité et l’intensité des actions et des décisions prises durant la bataille. Une journée-type comprendra donc la visite d’un ou plusieurs lieux de bataille avec commentaires et présentations des professeurs, une ou plusieurs présentations des étudiants au sujet d’une opération précise en lien avec le lieu, la visite d’un cimetière où un étudiant présentera  la biographie d’un soldat qui s’y trouve enterré, un arrêt à un centre d’interprétation, un musée ou un lieu de commémoration.

Le Professeur Bouchard, qui a déjà participé à ce voyage d’étude dans les années passées, explique l’importance d’une telle expérience pour son côté affectif : « Chacun des étudiants produira une courte biographie d’un soldat mort au combat enterré dans un cimetière qu’ils visiteront : cette activité souvent hautement émotive permet d’individualiser l’expérience combattante. Beaucoup d’étudiants nous disent qu’il s’agit d’un des éléments du cours qu’ils vivent avec le plus d’intensité. »

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