Chapelle Saint-Louis de Dreux : tout l’art romantique du 19ème siècle

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ÉGLISE – HISTOIRE DE FRANCE

Sculptures, gisants, vitraux et glaces peintes de Sèvres, la Chapelle royale de Dreux concentre les techniques artistiques les plus en vogue à partir de l’époque néo-classique et reflètent l’âme romantique incarnée par les oeuvres des plus grands artistes du 19ème siècle que furent Ingres, Pradier, Delacroix, Millet, Lenoir et Viollet-le-Duc.

Mausolée de la famille royale, la Chapelle dispose d’un ensemble exceptionnel de 35 gisants finement sculptés dans une étonnante pierre de Tonnerre dont les dentelles, drapés et voiles jouent les transparences avec une maîtrise hors du commun.


(communiqué) Située sur l’ancien poste de garde du Château des Comtes de Dreux, la Chapelle Saint-Louis domine la ville, protégée par le rempart de l’ancienne forteresse. Construite au début du 19ème siècle, elle abrite les sépultures de la famille des Bourbons-Orléans.

La nécropole royale possède de nombreuses oeuvres des grands maîtres de l’époque, qui font appel à
des techniques exceptionnelles comme celle aujourd’hui disparue des glaces peintes. Exécutées en
1845 par la Manufacture de Sèvres selon le procédé de la peinture à l’émail transparent, ces glaces
peintes en 5 tableaux, sont, de par leur dimension, uniques au monde. Les couleurs y sont vives et les détails nombreux ce qui donnent beaucoup de profondeur à « La montée au calvaire », « L’ecce
homo », « L’arrestation de Jésus », « La crucifixion du Christ » ou encore « Le matin de Pâques ».
Peintes à partir de cartons de Larivière, elles sont de véritables chefs-d’oeuvre d’habileté et de
technique.

Le déambulatoire de la chapelle présente trente-cinq magnifiques tombeaux sculptés, réalisés par les maîtres de l’art funéraire. Une quinzaine d’artistes, dont certains forts renommés comme James
Pradier, Aimé Millet mais aussi Loison et Lenoir, rendent hommage aux descendants royaux,
reflétant ainsi la personnalité de chacun. On est surpris par le contraste entre la finesse du travail et la dureté de la pierre.

Les gisants des enfants sont les plus émouvants : la touchante Princesse Françoise, Mademoiselle de Montpensier serrant dans sa main encore potelée de l’enfance, une petite croix, ou encore le jeune Prince Louis d’Orléans dont le visage est recouvert d’un voile produisant un effet de transparence inédit.

Le couple, Ferdinand-Philippe – fils ainé du roi Louis-Philippe dont on fête le Bicentenaire de la naissance cette année – et sa femme Hélène de Mecklembourg, émeut par son caractère romantique suggéré par le visage tourné et le geste délicat de la main abandonnée et tendue de l’épouse, vers son mari.

La coupole, haute de 25 mètres, créée par Cramail dont la grande verrière ronde, située en son
centre, présente un vitrail peint par Roussel, invite la lumière zénithale à baigner le choeur de la
chapelle. Elle est ornée de caissons sculptés et de nombreux bas-reliefs. Les vitraux sont aussi signés
par les plus grands artistes de l’époque : Delacroix, Wattier, Rouget etc. Ils illustrent pour certains la
vie de Saint-Louis et marquent le nouvel âge d’or du vitrail sublimé par le savoir-faire de la
Manufacture de Sèvres, sous la conduite de Brognart. Ingres réalise les cartons des douze grandes
fenêtres ogivales. Viollet-le-Duc, alors jeune architecte, dessine les bordures composées de pinacles
gothiques sur fond rouge.

Renseignements : Chapelle Royale Saint-Louis de Dreux
2 Square d’Aumale 28100 Dreux / T : 02 37 46 07 06 /Web : www.chapelle-royale-dreux.com

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