Tour de France 2010 (9) : les trésors du patrimoine de Bourg-de-Péage à Mende

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TOUR DE FRANCE – CYCLISME – PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL

Vendredi 16 juillet, l’étape du jour mènera les coureurs et (télé)spectateurs de Bourg-de-péage à Mende.L’occasion de (re)découvrir les principaux trésors du patrimoine qui jalonnent ce parcours de  210,5 km

Bourg-de-Péage (Drôme)

Maison Favor (classée depuis le 12 avril 1972, château construit entre 1798 et 1810 sur le domaine de Bayanne. Il comprend des décors intérieurs remarquables.

Château de Mondy construit à la fin du XVIIème siècle

Bois des Naix

Chapellerie Mossant (classée depuis le 6 avril 2004)

Bourg-de-Péage sur wikipedia / Site de la commune

Tournon-sur-Rhône (Ardèche)

Portes médiévales

Fortifications renaissance (portes et tours)

Collégiale Saint-Julien, proposée au classement monument historique dès 1840, la chapelle des Pénitents et sacristie de l’église sont classées le 17 juin 1922, le chœur orné de peintures est classé le 14 septembre 1965 et la nef est inscrite le 14 septembre 1965.

Hôtel de la Tourette

Lycée Gabriel-Faure, fondé en 1536 (second plus vieux lycée de France), anciennement nommé Collège de Tournon. Chapelle Saint-Just du collège.

Château de Tournon datant du xive au xvie siècle. C’est l’un des plus beaux châteaux d’Ardèche, avec son musée qui évoque l’histoire des seigneurs de Tournon. Depuis les terrasses, le château offre une vue magnifique sur la vallée du Rhône. Musée de Tournon, triptyque de la Résurrection du Capassin.

Le Chemin de fer du Vivarais

Tournon-sur-Rhône sur wikipedia / site de la ville

Lamastre (Ardèche)

Église, prieuré et vieux village de Macheville : Le chevet de l’église avec la fenêtre du chœur et ses modillons est roman (XII° siècle). A l’intérieur, dix chapiteaux, que l’on peut dater du XI° siècle, ont été probablement réemployés lors de la reconstruction partielle de l’église par les Jésuites au XVII° siècle. Le clocher et les premières travées de la nef sont de la fin du XIX° siècle. 
De l’ancien prieuré subsistent une tour et une belle porte du XV° siècle surmontée de sa bretèche.

– Ruines du château de Peychelard (X° siècle) : Le château de Peychelard, construit sur un éperon barré, était la première résidence des seigneurs de Lamastre. Les pierres des maisons de la ville haute, peu à peu abandonnées, ont été réutilisées pour construire les maisons de la ville basse, le Lamastre actuel.

– Ruines du château de Retourtour (X° siècle) : Bâti sur un monticule, ce château doit peut-être son nom au latin « Retortoris » à cause de la presqu’île fermée par le Doux. 
Des querelles de succession au XIV° siècle sont probablement à l’origine de la ruine du château. On raconte qu’au début du XVII° siècle y vivait encore un petit seigneur « brigand » qui rançonnait les environs …

– Le Parc Seignobos : Riche en essences rares, il est un bel exemple de jardin du 19ème siècle, appelé pompeusement « parc » par les gens du pays. Ne manquez pas d’observer le gingko bilobal’araucaria et les autres essences rares, plantées voilà plus de cent ans. 
Ce petit havre de paix accueille en été des spectacles et de nombreux gourmands le temps d’un pique-nique

Site de la commune

Le Cheylard (Ardèche)

Le Château de La Chèze : Château  du XIIIème siécle (Classé Patrimoine Huguenot), dominant la ville, incendié par les nazis le 5 juillet 1944. L’association pour la Sauvegarde du Patrimoine Boutiérois (http://lacheze.voila.net/) oeuvre, avec la municipalité à sa reconstruction et met en avant les techniques traditionnelles de construction.

Depuis 1989, des chantiers internationaux de jeunes bénévoles s’y déroulent afin de redonner à celui-ci son aspect du XVIème siècle tout en gardant des traces des différentes époques.

Site de la commune

Mariac (Ardèche)


L’église Saint-Étienne et sa statuette taillée dans la poutre d’une ancienne maison (visible au-dessus du porche). Il s’agit d’une église du XIIe siècle de style romano-gothique dédiée à Saint-Étienne, patron de la paroisse. Cette église a été restaurée en 1962

L’église du XIXe du Pont-de-Fromentières. Construite en 1853, elle remplace le petit clocheton.

Le pont de Garnier est daté de la moitié du XVIIIe siècle, il se situe à l’entrée de Mariac. Il permet l’accès à la ferme de Garnier.

Mariac sur wikipedia

Mézilhac (Ardèche)

Fichier:Monument Mézhilac 3.jpg

Les ailes brisés : monument érigé en hommage aux victimes civiles du commissariat à l’énergie atomique et militaires ,de l’accident aérien du 21 janvier 1971.

Lachamp-Raphael (Ardèche)


L’église de Lachamp-Raphaël

Coucouron (Ardèche)

EgliseL’église classée St-Martin De petites ruelles étroites et anciennes relient la mairie de Coucouron à son église, l’église Saint-martin, fondée par les moines bénédictins de l’Abbaye de Saint-Chaffre-du-Monastier (haute-loire) au XIIè siècle.



La Révolution avait donné un coup de grâce à la petite église, ce qui rendit obligatoire sa reconstruction complète à partir des années 1850 car seuls furent conservés les trois premières travées de la nef et le porche, vestige de l’édifice roman classé par arrêté du 23 octobre 1907.







Auberge Rouge Auberge où s’est réellement passée l’histoire que raconte « l’auberge rouge », film avec Fernandel, les aubergiste tuaient leurs clients, les pillaient et les donnaient aux cochons (à 5Km) – 0466694751

Château d’Arlempdes

Chapelle St Clair Petite chapelle de pèlerinage cachée dans les bois entre Coucouron et Issenlas.

Chapelette de Notre Dame des pitiés A coté de l’église.

Grottes de la Laoune Grottes anciennes sur la montagne touchant le village.

Site de la commune

Pradelles (Haute-Loire)

La chapelle Notre-Dame de Pradelles, construite en 1613, enjambe la route. C’est le seul édifice restant de l’ancien hôpital Saint-Jacques.

Il ne reste que des ruines de la chapelle Saint-Clément. Un ossuaire y est accolé. Une voûte en berceau brisé abrite deux sarcophages de pierre. La fontaine Sainte-Reine est toute proche.

La chapelle des pénitents de Pradelles date du xviie siècle.

La porte de la Verdette construite au xiiie siècle ( ou xive siècle a conservé les corbeaux de pierre des mâchicoulis, les pierres primitives constituant l’escalier montant au rempart et une Vierge à l’Enfant. Elle a été inscrite MH le 22 octobre 1971.

La tour de Rochelix est très proche de la porte de la Verdette et devait être un de ses éléments de défense. Elle a été inscrite MH le 29 février 1972.

La porte du Besset qui n’a conservé aucun appareil défensif devait être munie d’une herse. Elle a été inscrite MH (monument historique) le 22 novembre 1972.

ci-contre : Maison dans le vieux centre



La maison Templer (ou Templar), la maison Frévol, la maison aux arcades, sont place des halles et forment un ensemble urbain construit du XVe au xviie siècle.

La façade ornée de deux portes gothiques de la maison Thoams font penser à une construction à partir de vestiges de l’ancien prieuré de Pradelles dépendant de la Chaise-Dieu. Elle a été inscrite MH le 23 mars 1972.

Le manoir du Mazonric daté de 1572 possède une tour d’escalier sur un corps de logis rectangulaire. Il a été inscrit MH le 27 octobre 1986.

Le château du Mazigon daté de 1642 et son parc ont été inscrits MH le 10 novembre 1997.

Pradelles sur wikipedia / Site sur l’histoire de la commune

Langogne (Lozère)

La halle, classée monument historique, massive, imposante, érigée vers 1743

La Filature des Calquières, Monument historique, est un musée à visiter

L’église romane Saint-Gervais-Saint-Protais est de style Roman Bourguignon du XIIème siècle possédant de nombreux chapiteaux à décors végétaux et à décors historiés. monument historique depuis 1840

Une rue de Langogne (à droite)

Langogne sur wikipedia / Site de la commune

Laubert (Lozère)


L’église En 1278 est fondée une chapelle qui sera détruite en 1636, puis rebâtie en 1773. En 1825, l’église actuelle est construite à la place de cette chapelle.

Le clocher est un clocher en peigne. En 1963, le conseil municipal fit refondre la cloche principale qui était fêlée.Durant l’hiver 1974/1975, le maire, le conseil municipal et tous les hommes valides de la commune consacrent leur temps libre à restaurer intégralement et bénévolement l’intérieur de l’église. Cette église, renfermant un mobilier remarquable, a une histoire peu banale décrite dans un petit document édité par le maire de Laubert en 1999. Une petite fontaine, coiffée d’une belle charpente Philibert, au pied de l’église rajoute au charme du village.

On trouve dans cette église : un Christ du xve siècle en bois polychrome, une Vierge à l’Enfant du xviie siècle, en bois doré, un Atlante supportant la chaire (il existe trois autres Atlantes de ce type en Lozère), un retable doré et peint, à colonnes torses, provenant de l’église des Capucins, située à Mende. Il est surmonté de deux urnes funéraires.

Le chateau : De l’ensemble moyenâgeux fortifié de Laubert ne subsiste que le corps principal du château, remanié pour la dernière fois en 1721. Le château ne se visite pas mais son histoire n’est pas inintéressante. Ce fut une propriété du roi d’Aragon, d’où son nom : le Palais du Roy. Ce nom s’est d’ailleurs étendu à l’ensemble du domaine proche de l’actuel lac de Charpal. Plus tard le chapitre épiscopal de Mende en fit sa résidence d’été. En 1999 le maire de Laubert édita un petit document de présentation du château ; il en fit de même d’ailleurs pour l’église et pour l’école


    Laubert sur wikipedia

    Mende (Lozère)

    Depuis 1981 Mende est classée ville d’art, et, depuis 2000, le groupement Mende et Lot en Gévaudan bénéficie du label « ville et pays d’art et d’histoire ».

    La ville possède en effet un riche patrimoine architectural, témoin de l’époque prospère liée à la papauté.

    La cathédrale Notre-Dame et Saint-Privat La cathédrale Saint-Privat (classée monument historique en 1906135) dont la construction débuta en 1368 à l’initiative du pape Urbain V. Ses clochers remontent, quant à eux, au xvie siècle, suite à la destruction de l’un d’eux lors du passage des huguenots de Matthieu Merle. Son grand clocher abritait notamment la « Non Pareille », plus grosse cloche au monde fondue entre 1517 et 1521 à Villefort et détruite lors des guerres de religion. Il n’en subsiste que le battant. La cathédrale se compose de douze chapelles rectangulaires, de deux chapelles pentagonales et d’une sacristie. Elle a initialement été bâtie au-dessus de la crypte Sainte-Thècle où avait été enseveli le corps de Saint Privat. Elle est située à côté de l’ancien palais épiscopal.

    Les fontaines publiques La ville possède de nombreuses fontaines publiques. L’eau provenant des causses passe ainsi dans un système de canalisations aménagé sous la ville avant de rejoindre le Lot. Deux d’entre elles (Aigues-Passe et Soubeyrand) sont classées monuments historiques. L’eau canalisée passe également dans l’ancien lavoir des Calquières, toujours visible rue d’Angiran.

    La Tour des Pénitents Cette tour est l’un des rares vestiges des anciens remparts du xiie siècle. Protégeant la porte d’Angiran qui était à côté d’elle, cette tour a servi de garde pour l’éphémère sénéchaussée de Mende. Elle comprend trois étages et un grenier. C’est l’installation de la chapelle qui la jouxte, et principalement de son clocher à son sommet qui sauva la tour lors de la destruction des remparts en 1768.

    Le pont Notre-Dame Datant du xiiie siècle, ce pont est l’un des symboles de la ville. Il n’a jamais été emporté par les crues pourtant fréquentes à Mende. Il portait auparavant le nom de pont Peyrenc, puis a pris le nom de Notre-Dame en raison de la présence sur son bec d’une Vierge, disparue lors des guerres de religions. Sa voûte mesure vingt-deux mètres d’ouverture pour sept mètres de haut.

    L’ermitage de Saint Privat Saint Privat s’était retiré, au iiie siècle, dans des grottes qu’il avait aménagées au-dessus de Mende, sur le mont Mimat. Depuis son ermitage a été aménagé lui aussi afin de permettre aux pèlerins de s’y rendre. On peut y accéder soit par le chemin de croix (depuis le foirail) soit par la route du causse (RD 25). Au niveau de l’ermitage, on retrouve un hôtel pour l’accueil des pèlerins, une chapelle, une grotte percée, et un aménagement vers la grotte originelle.

    L’ancienne maison consulaire La maison où siégeait le consul, depuis 1578, a également servi de mairie après la Révolution. Sur son fronton on retrouve les armoiries de la ville : « d’azur au M gothique d’or surmonté d’un soleil rayonnant de même ». Face à elle se trouve un mur en trompe-l’œil symbolisant le jumelage entre Mende et Volterra.

    Le château de Bahours Situé au nord-ouest de la ville, le lieu-dit Bahours possédait deux châteaux, dont l’un a été détruit en 1960. Celui qui reste est une maison forte (manse) édifiée auxviie siècle, peut-être sur les bases d’un bâtiment plus ancien. L’intérêt principal de cette maison forte est sa cuisine inscrite aux monuments historiques, tout comme l’ensemble du bâti

    L’ancien théâtre de la ville, établi entre 1890 et 1895, a été remplacé par un cinéma.

    Mende sur wikipedia / Site de la ville

    Lire aussi :

    Tour de France 2010 Classement général

    L’histoire du Tour

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          toujours passionnant ce tour de France du Patrimoine