Ouverture à Orléans du musée-mémorial des enfants du Vel d’Hiv

Pocket
Article pouvant être lu en 6 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

MUSEE

Le 27 janvier 2011, Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de la Shoah et date symbolique anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, sera inauguré à Orléans un musée–mémorial des enfants du Vel d’Hiv, ouvert au public, composé d’une exposition permanente, d’un centre de ressources, d’une salle d’archives, d’une salle pédagogique et d’expositions temporaires.

Des journées portes ouvertes pour le grand public sont organisées le vendredi 28, le samedi 29 janvier de 14 h à 20 h et le dimanche 30 janvier de 14 h à 18 h 30.

(Extraits du communiqué de presse) La Mairie d’Orléans a décidé de réhabiliter entièrement une ancienne école pour donner au Cercil (Centre d’Etude et de Recherche sur les Camps d’Internement dans le Loiret) les moyens nécessaires à son développement et ouvrir un musée – mémorial des enfants du Vel d’Hiv, ouvert au public.

Après des années d’activités assurées « hors les murs », l’installation dans ces nouveaux locaux est pour le Cercil à la fois un aboutissement et une nouvelle étape. Ce lieu va permettre au centre de continuer à assurer ses missions en amplifiant ses actions (approfondissement de la recherche, recueil de témoignages et de documents, travail avec les établissements scolaires, ateliers pédagogiques, proposition d’événements culturels : conférences, projections, théâtre, expositions…) destinés à faire vivre la mémoire des terribles événements qui se sont déroulés dans les camps du Loiret.

Une salle est consacrée à la mémoire des 4 400 enfants internés dans ces camps avant d’être déportés et assassinés à Auschwitz. Le souvenir de chacun de ces enfants est présent, par sa photographie, quand elle existe, par son nom, prénom et âge à la date de sa déportation, afin que nul ne les oublie… La création de cette salle a été possible grâce à l’inestimable travail accompli par Serge Klarsfeld et son association des Fils et Filles des Déportés juifs de France.

Des journées portes ouvertes pour le grand public sont organisées le vendredi 28, le samedi 29 janvier de 14 h à 20 h et le dimanche 30 janvier de 14 h à 18 h 30.

Le projet porté par la Mairie d’Orléans, Maître d’ouvrage, d’un montant d’environ 1 430 000 € auquel ont contribué principalement la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le Ministère de la culture / la Drac Région Centre, le Ministère de la défense / DMPA, la Région Centre, le Département du Loiret comprend toutes les réhabilitations du bâtiment et son aménagement.

Installé dans les locaux d’une ancienne école maternelle, le centre se déploie sur 1 000 m², dont 450 m² destinés à l’accueil des publics. La rénovation du lieu a nécessité d’importants travaux qui ont permis de retrouver les volumes de ce bâtiment construit au 19ème siècle.

Désormais, ce nouvel espace muséographié offre à chacun, mais surtout au public scolaire, les éléments nécessaires à la compréhension de l’histoire de ces trois camps, et plus largement de l’histoire de la Shoah.

Le Conseil Scientifique du Cercil a accompagné ce projet tout au long de son élaboration Serge Klarsfeld, Olivier Lalieu, Denis Peschanski, Catherine Thion, Benoît Verny, Annette Wieviorka auxquels se sont ponctuellement joints Tal Bruttman et Sabine Zeitoun.

A travers des documents d’archives, des photographies, des objets, des journaux, est présentée, selon quatre séquences chronologiques, l’histoire des internés juifs des camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers.

La parole des victimes et des témoins est le fil conducteur de ce parcours historique. Le sort des Tsiganes, qui ont subi une double persécution pendant l’occupation, de la part des Allemands et de la part de Vichy, et leur internement dans le camp de Jargeau, est également évoqué. Une salle du souvenir est dédiée aux 4 400 enfants internés dans les camps avant leur déportation. Leur photographie, lorsqu’elle existe, ou simplement leur nom, prénom et leur âge au jour de l’assassinat sont insérés dans un meuble.

Ce centre regroupe différents fonds consacrés à la Seconde Guerre mondiale, à la Shoah, à l’internement, mais également des thématiques comme la culture juive, la culture tsigane, les génocides, les violences extrêmes du XXème siècle, ainsi qu’à la pédagogie de la Shoah. Concernant le jeune public, un fonds de bandes dessinées et de littérature jeunesse a été constitué.

Le Centre d’archives est conçu à la fois pour la conservation des archives du Cercil, mais également pour l’accueil des personnes désireuses d’effectuer elles-mêmes des recherches.

La salle pédagogique permettra d’accueillir des groupes scolaires et de travailler avec eux autour d’ateliers, les accompagnant pour la visite de l’exposition. Le service éducatif propose de faire découvrir l’histoire de la Shoah et de l’internement tout en engageant une réflexion sur la portée et les enjeux de cette mémoire pour le présent.

En complément à l’exposition permanente, les Mardis du Cercil seront également organisés : rencontres, projections, conférences…

Un fragment d’une baraque du camp de Beaune-la-Rolande, retrouvée dans les environs de Beaune-la-Rolande, et désormais classée Monument Historique, est implanté dans la cour du Centre. Cette opération a été rendue possible grâce à Mécène Entreprise.

A propos du Cercil

Le Centre d’Etude et de Recherche sur les Camps d’Internement de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau, et la déportation juive a été créé en 1991, avec le soutien de la Mairie d’Orléans, de Serge Klarsfeld, d’Henri Bulawko et de Simone Veil, du CRIF et de l’Université d’Orléans, et des Mairies de Pithiviers, de Beaune-la-Rolande rejoint par la suite par Jargeau.

Le centre s’attache à approfondir l’histoire des camps de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau et des plus de 18 000 personnes qui y ont été internées. Cette recherche concerne aussi les centaines de personnes juives arrêtées dans plus de 30 départements français et internés dans ces camps. Le Cercil s’attache à développer la recherche historique sur ces camps, à recueillir des témoignages, à constituer des fonds documentaires et à réaliser des outils pédagogiques, dont une exposition itinérante qui circule depuis vingt ans dans toute la France, régulièrement actualisée et complétée par de nouveaux documents ou témoignages. Il effectue, pour les familles qui lui demandent, des recherches sur des itinéraires individuels. Le Cercil publie également des ouvrages (témoignages, correspondances, monographies…) susceptibles d’éclairer la connaissance de ces camps et du processus historique qui a rendu possible de tels événements.

CERCIL : 45 rue du Bourdon-Blanc 45 000 Orléans Renseignements : 02 38 42 03 91 cercil@cercil.eu www.cercil.fr

(183 visites sur cette page - compteur installé sur le site le 22 juillet 2014)
(1 visites aujourd'hui)
Pocket

Tags: , , ,

1
Poster un Commentaire

avatar
1 Fils de commentaires
0 Réponses de fil
0 Abonnés
 
Commentaire avec le plus de réactions
Le plus populaire des commentaires
1 Auteurs du commentaire
Claude SAVART Auteurs de commentaires récents

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
plus récent plus ancien Le plus populaire
Notifier de
Claude SAVART
Invité
Claude SAVART

Bonjour J’ai 88 ans. Mon Père figure dans la liste des criminels de guerre sous l’appellation « commandant Savart »pour avoir été commandant du camp de Drancy.Il appartenait à la police municipale de Paris et était responsable de la répartition des bons d’essence au moment où il a été désigné pour Drancy. Par qui? Pourquoi lui? Malade au vue des conditions d’existence du camp, il s’est fait porté malade. Un vieux major autrichien faisant partie de la commission d’examen lui a dit  » Vous n’ête pas malade mais je vous comprends et a signé son incapacité de travail » J’aimerais, de mon vivant,… Lire la suite »