A propos d’une vente d’art sacré à Angoulême

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Encheres art sacré Angouleme (c) Patrimoine-en-blogVENTES AUX ENCHERES – ART SACRE – PATRIMOINE RELIGIEUX

A propos d’une vente d’art sacré aux enchères, le 3 mars 2011, à Angoulème, à laquelle je me suis rendu.

Ci-dessous, le compte rendu de ma visite à Angoulême

Encheres art sacré Angouleme (c) Patrimoine-en-blogUne grand vente d’objets de piété, de vaisselle liturgique, de reliquaires et de dalmatiques étaient proposés à la vente aux enchères à Angoulême (Charente) le 3 mars. Ainsi venait être dispersée plus de 200 pièces principalement issues de la collection privée d’un charentais décédé. Assez choqué par une vente précédente, à laquelle j’ai déjà fait écho sur Patrimoine en blog, j’ai décidé de me rendre sur place.

La veille au cours de l’exposition, j’avais pu vérifier que les reliques avaient été ôtées des reliquaires et confiées à un prêtre avant leur mise en vente. En revanche je trouve toujours discutable l’argument selon lequel les objets sacrés perdraient de facto leur « sacrement » dès lors qu’ils feraient l’objet d’une transaction commerciale. Cet argument est invariablement mis en avant par les experts et commissaires-priseurs qui pratiquent ce type de vente. A ce propos, une demande de précision est cours auprès du service juridique de la Conférence des évêques de France.

Encheres art sacré Angouleme (c) Patrimoine-en-blogToutefois, je voudrais pas avoir l’air d’accabler ici les experts à qui Vincent Gérard-Tasset, commissaire-priseur à Angoulême, avait appel pour le conseiller et préparer cette vente. En effet Jean-Michel Franc et Bénédicte de Saint-Salvy ont de toute évidence beaucoup travaillé que que plus de 90% des objets sensibles de cette vente reviennent dans le giron de l’église : institutions, congrégations, membres du clergé, musées d’art sacré, parents de séminaristes avaient été préalablement sollicités pour acquérir la majeure partie des objets à vendre. Les deux experts, qui sont mariés, ont notamment beaucoup vendu au téléphone.

Jean-Michel Franc et Bénédicte de Saint-Salvy m’ont également fait partager leur souci de préserver ce patrimoine religieux et d’éviter sa dispersion dans des mains profanes. Ils nourrissent un  projet en ce sens que j’espère pouvoir prochainement vous présenter s’il prend réellement forme.

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