Tour de France 2011/6 Les trésors du patrimoine de Dinan à Lisieux

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TOUR DE FRANCE – CYCILSME – PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL

Jeudi 7 juillet, l’étape du jour mènera les coureurs et (télé)spectateurs de Dinan à Lisieux. L’étape la plus longue du Tour. L’occasion de (re) découvrir les principaux trésors du patrimoine qui jalonnent ce parcours de 226,5 km :

A ne pas manquer sur le parcours : Dinan, Dol-de-Bretagne, Pontorson, Avranches, Vire, falaise, saint-germain de Livet, Livarot, Lisieux

Pour découvrir les détails du parcours, suivez le guide

En Ille-et-Vilaine

Dinan

La ville-basse, sur les rives de la Rance. La ville-basse, sur les rives de la Rance.
La ville de Dinan est fortifiée par une ceinture de remparts et était défendue par un imposant château. Point stratégique pour la circulation entre la Normandie et la côte nord de Bretagne.

Dinan est classée ville d’art et d’histoire. Elle abrite 71 monuments historiques, parmi lesquels :

Le château, classé le 12 juillet 1886.

Les remparts, classé le 12 juillet 1886.

L’église Saint-Malo : construction échelonnée entre la fin du xve siècle et la fin du xixe siècle. De style gothique et renaissance, elle est surtout réputée pour ses vitraux du début xxe siècle et son orgue anglais aux tuyaux polychromes, fabriqué par Oldknow en 1889. Elle a été classée par arrêté du 1er août 1907. La révolution, en dépit de la réprobation des Dinannais, dévasta l’église qui ne fut rendue au culte qu’en 1803. A noter l’orgue romantique de l’église Saint Malo d’Alfred Oldknow.

Tour de l’Horloge : ce beffroi du xve siècle, haut de 45 m, symbolise la prospérité de la ville. Il possède encore la cloche offerte par la duchesse Anne. La tour a été classée par arrêté du 28 décembre 1910. L’horloge a été achetée par la communauté de ville en 1498.

Couvent des Cordeliers : fondé au xiiie siècle, les bâtiments actuels datent du xve siècle. Le couvent a accueilli les états généraux de Bretagne en 1573 et 1634. Restauré au xixe siècle, il abrite maintenant un établissement d’enseignement privé. Son portail sur la place des Cordeliers a été classée par arrêté du 29 décembre 1930.

Basilique Saint-Sauveur : construite à partir du xiie siècle, elle n’a cessé d’être transformée et reste finalement inachevée. Elle abrite le cénotaphe du cœur du connétable du Guesclin. Mariant de nombreux styles (roman, gothique, classique et baroque) son portail remarquable date du xiie siècle. Elle a été classée par la liste de 1862.

La Gare de Dinan, architecte Georges-Robert Lefort (1875-1954), inscrite par arrêté du 21 novembre 1995.

La rue du Jerzual, côte la plus célèbre de Dinan qui relie le port au centre-ville, avec un dénivelé de 75 mètres atteignant à certains endroits 35% de déclivité.

Statue de Bertrand du Guesclin à Dinan. En 1357, lors de la guerre de succession du Duché de Bretagne, Bertrand du Guesclin et son frère Olivier défendent avec succès la ville assiégée par les troupes anglaises et les bretons fidèles à Jean de Montfort. Il affronte Thomas de Cantorbery en combat singulier et en sort vainqueur.

Sur le net : www.mairie-dinan.com ; www.dinan-tourisme.com ; fr.wikipedia.org/wiki/Dinan#Sites_et_monuments

Plerguer

A signaler :

L’église paroissiale Sainte-Trinité et Saint-Augustin édifiée au xixe siècle par l’architecte Bézier-Lafosse.

Monastère Notre-Dame de Beaufort, abrite depuis 1963, une communauté de moniales dominicaines affiliée à la Fédération Notre-Dame des Prêcheurs.

La chèvrerie du Désert est un parc animalier privé et payant où l’on peut voir des chèvres bien sûr, mais aussi des moutons, des baudets du Poitou et des cochons du Viêt Nam.

sur le net : patrimoine.region-bretagne.fr ; fr.wikipedia.org/wiki/Plerguer ;

Dol-de-Bretagne

Dol-de-Bretagne est située sur le bord de la falaise, haute d’une vingtaine de mètres, que le flot venait encore battre au Xe siècle avant l’accumulation des dépôts marins qui permirent la construction de la digue du littoral

La Mairie

La commune compte 7 monuments historiques et 426 bâtiments inventoriés  :

La cathédrale Saint-Samson, bâtiment principal de granite des xiie et xiiie siècle, grand préau du xive siècle, très beau petit préau du xiiie siècle, vitrail restauré avec médaillons du xiiie siècle situé dans le chœur. Tombe de Thomas James du xvie siècle. Reliques de saint Samson et de saint Magloire. Elle fait partie des 1034 monuments historiques classés dès 1840. Elle est une ancienne cathédrale catholique romaine dédiée à Saint Samson et de style gothique. C’est un important monument historique français, situé à Dol-de-Bretagne dans le département d’Ille-et-Vilaine. Elle a été le siège de l’évêché de Dol-de-Bretagne depuis l’année 555, l’un des neuf anciens évêchés de Bretagne. A la révolution, la cathédrale devint successivement Temple de la Raison, écurie et entrepôt. Lors du rétablissement de la fonction religieuse, Dol ne récupéra pas son titre d’évêché. Il fut en effet supprimé par le concordat de 1801, et son territoire réparti entre les diocèses de Rennes, et de Saint-Brieuc.

Vieilles maisons, elles se situent tout autour de la cathédrale : 10 sont grand’rue des Stuart, 12 sont rue Le Jamptel, 6 sont rue Ceinte, dont un manoir.

Une maison du XIIe siècle, avec des colombages du XVIe, dont la cave voutée du XIIe est appelée cave de l’Enfer, inscrite par arrêté du 27 avril 197215.

La maison de La Guillotière, construite au XVe siècle, inscrite par arrêté du 5 août 193016.

La maison des Petits Palais, ou des Plaids, édifiée au XIIe siècle et remaniée au XVIIe, inscrite par arrêté du 18 mars 198017.

Le manoir des Beauvais, manoir rural des XIVe et XVe siècles, inscrit par arrêté du 4 février 196318.

Le manoir de la Belle-Noë, construit au début du XVIIIe siècle, inscrit par arrêté du janvier 200619.

Le menhir du champ Dolent (9,30 m). Il a été classé par liste de 1889.

Musée de la Trésorerie, bâtiment du xvie siècle.

Sur le net : fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Samson_de_Dol-de-Bretagne ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Dol-de-Bretagne ; www.dol-de-bretagne.fr ; patrimoine.region-bretagne.fr ; www.afd-dol.fr (Histoire locale)

En Manche

Pontorson

La cité fut fondée au xiie siècle sur un vœu de Guillaume le Conquérant. Importante place forte aux portes de la Bretagne, la forteresse de Pontorson fut rasée en 1623 sur ordre de Louis XIII. Quelques vestiges subsistent de cette époque comme l’église Notre-Dame, l’hôtel Guischard de la Ménardière ou l’ancien Hôtel-Dieu St Antoine de la Charité.

A signaler :

Façade méridionale de l'église Notre-Dame.L’église Notre-Dame (xie et xiie siècles) : vœu de Guillaume le Conquérant, elle fut bâtie par les compagnons qui édifièrent le Mont Saint-Michel. Romane et de transition gothique des xiie et xve siècles, elle s’impose dans son environnement par son aspect massif et son porche flanqué de deux tourelles romanes aux sculptures variées.

L’ancien temple protestant (xve siècle) ou ancienne grange à dîmes : rare témoin d’une importante page de l’histoire de Normandie, le temple de Pontorson est le seul édifice protestant de la Manche, antérieur à la révocation de l’Édit de Nantes.

La maison Guischard de la Ménardière (dite Maison romane) (xie au xiie siècle) : cette demeure, appelée Maison Romane fut probablement édifiée au xiie siècle. Modifiée aux xive, xve et xviiie siècles, elle gardera son aspect d’une grande maison sur laquelle, il est possible de lire l’inscription de la famille Guischard en 1719.

La demeure des comtes de Montgomery (aujourd’hui un Hôtel restaurant) : cet Hôtel était autrefois la demeure des comtes de Montgomery, dont le plus illustre, Gabriel Ier (1530-1574) blessa mortellementHenri II de France lors d’un tournoi. Les parquets, plafonds peints, les boiseries et le grand escalier sont autant d’ouvrages datant de cette époque.

Les anciennes gares de Pontorson, illustrant la vie importante du train, et l’ancienne ligne allant de Vitré à Moidrey puis au Mont Saint-Michel. La ligne passant à Pontorson fut ouverte en 1873.

Le moulin de Moidrey, datant de 1806, et refait entièrement dans les années 2000, produit aujourd’hui sa farine.

Sur le net : www.ville-pontorson.com ; wikipedia.org/wiki/Pontorson ; www.marchelivresanciens-pontorson.com ; ot.pontorson.pagesperso-orange.fr

Pontaubault

ou l’histoire d’un Oradour évité : La belle histoire de François MUTSCHLER En savoir plus

Sur le net : ww.cc-avranches.fr/-Pontaubault

 Avranches

Le donjon d’Avranches probablement construit au commencement du xie siècle lors de l’installation d’un premier comte : Robert d’Avranches, fils illégitime du ducRichard Ier. Le donjon a été traversé en 1848 par une rue nouvelle prolongeant la rue d’Office (aujourd’hui rue de la Belle-Andrine), ce qui subsistait du donjon s’est effondré en 1883. Une portion de courtine, située entre le donjon roman disparu et la tour dite du promenoir, existe toujours ; cet élément défensif est souvent confondu avec le donjon.

Le Grand-Doyenné (xiie, xve et xviiie siècles), classé Monument historique depuis le 19 octobre 2007. À l’origine, au milieu du xiie siècle lors de son édification, ce monument appartenait à la famille de Subligny ; il est clairement désigné par le terme manoir dans les sources. Vers 1170, par mariage de Lesceline de Subligny à Foulques Paisnel cette résidence seigneuriale tombe entre les mains de la famille Paisnel qui la conserve jusqu’en 1273. À cette date, l’évêque Raoul de Thiéville acquiert la résidence des Paisnel pour y loger son doyen. En fait, la grande salle seigneuriale devient probablement salle capitulaire tandis qu’un nouvel édifice est plaqué contre le pignon oriental : ce nouveau bâtiment appelé « petit doyenné » (disparu peu avant la Révolution) constitua alors la véritable résidence des doyens du chapitre cathédral d’Avranches.

Cathédrale Saint-André La cathédrale romane d’Avranches apparaît pour la première fois dans les textes en 1025, au moment de sa reconstruction. Celle-ci s’échelonna sur près d’un siècle ; peut-être même y eut-il deux campagnes de construction. Elle fut consacrée le 17 septembre 1121. La principale faiblesse de la cathédrale résidait dans sa situation : exposée en première ligne, elle fut la cible de toutes les attaques et, à diverses reprises, dut être consolidée. En 1798, à la Révolution, la cathédrale fut réduite à une simple église paroissiale. Le 9 avril 1796, la voûte de la croisée s’écroula. Par souci de sécurité, le conseil municipal ordonna d’abattre les derniers murs de la nef et de la tour horloge en 1802. Les deux tours romanes de la façade furent maintenues jusqu’en 1812. Sur le site de l’ancienne cathédrale Saint-André a été aménagé le square Thomas Becket, à l’entrée duquel se trouve une dalle funéraire située à l’emplacement du portail nord de la cathédrale où Henri II Plantagenêt vint faire pénitence dans l’espoir d’expier le meurtre de Thomas Becket. Aucun vestige de la cathédrale Saint-André ne subsiste in situ.

Notre-Dame-des-Champs, stations du chemin de croix

L’ancienne église Notre-Dame des Champs était située, comme son nom l’indique, à l’extérieur de la ville, au sud. Cette église d’une grande simplicité, connue grâce à une photo et quelques gravures, datait de la fin du xviie siècle. Devenue trop petite et des travaux devenant nécessaires, on admit l’idée, vers 1855, de construire un nouvel édifice. Des plans et un devis furent dressés par l’architecte Théberge, « enfant de la paroisse ». Toutefois, il fallut attendre le 12 avril 1863 pour assister à la pose de la première pierre par le préfet de la Manche en présence de Mgr Bravard évêque de Coutances et d’Avranches. Alors, les travaux commencent vraiment tout en suscitant de nombreuses interrogations ; le projet de Théberge est gigantesque et beaucoup se demandent comment le financement du projet sera possible. Le style « néo-gothique » décidé par l’architecte implique la réalisation d’un bâtiment aux proportions audacieuses qui rompent complètement avec celles de la modeste église que l’on souhaite remplacer. Retardé par la Première Guerre mondiale, qui mobilisa toute la main d’œuvre, les deux tours de la façade sont achevées entre 1926 et 1937 ; à cette époque on installe également les grandes orgues dont la soufflerie bénéficie aussitôt de l’électricité. En juin 1944, l’église est gravement endommagée par un incendie consécutif au bombardement de la ville. Les travaux de restauration se prolongent plusieurs années et la réouverture au culte n’intervient qu’en février 1962.

L’église Saint-Saturnin elle-même est assez tardive puisque reconstruite à la fin du xixe siècle. En 1944, l’église ne subit pas de dégâts majeurs et seuls ses vitraux furent soufflés par les explosions ; dès le 8 juin elle était rouverte au culte.

L’église Saint-Gervais datait du milieu du xviie siècle. Elle attire chaque année de nombreux visiteurs grâce à son « trésor » et à la relique de saint Aubert qui en constitue l’atout principal. À Avranches, le clergé local prit une initiative originale en créant un petit musée paroissial qui allait devenir le « trésor de la basilique Saint-Gervais » ; Prospère Cornille, né à Courtils en 1864, devint Archiprêtre de Saint-Gervais en 1911 et fut le véritable artisan de cette entreprise. Entre 1913 et 1933, ce prêtre passionné rassembla dans une salle au sud du clocher-porche une multitude d’objets, parfois hétéroclites, au côté des pièces d’orfèvrerie liturgique confiées à la ville et n’étant plus indispensable au culte. Rapidement, cette collection devint une référence pour les amateurs d’« antiquités » et le père Cornille, faisant figure de « connaisseur, avisé et habile à réunir bien des objets anciens ou précieux », n’hésitait pas à ouvrir les portes de son antre et à en proposer la visite minutieuse vitrine par vitrine. Aujourd’hui, les collections amassées par le père Cornille sont sous le contrôle du service de conservation des Antiquités et objets d’Art de la Manche (CAOA), qui inventorie régulièrement les collections et veille à leur bon état de conservation.Mémorial de Patton et de la 3e Armée américaine.

Le Scriptorial : musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel. Plus de 200 volumes médiévaux.

Musée d’art et d’histoire (musée de France).

Ancien palais épiscopal, xive et xve siècles

Temple protestant

Collège datant de 1780

Manoir de Malloué, xviie siècle

Manoir de Beaurepaire, xvie siècle

Château de Changeons, xixe siècle

Ancienne abbaye Sainte-Anne-des-Moutons, aujourd’hui théâtre et centre culturel, fondé en 1635 par Louis XIII

Le Jardin des Plantes . Sur une colline à l’ouest de la ville, le Jardin des Plantes s’est développé à partir de celui d’un ancien couvent de Capucins. Autour d’une table d’orientation, il offre un large panorama sur le cours de la Sée et la baie du mont Saint-Michel. Cette vue sur la baie est décrite par Guy de Maupassant dans sa nouvelle Le Horla. Site classé depuis le 22 mai 1944, il abrite l’ancien puits de l’abbaye de Moutons, inscrit aux monuments historiques le 24 octobre 1935 et le portail roman de la chapelle Saint-Georges de Bouillé, inscrit le 14 mai 1937.

Le jardin de l’Évêché est site inscrit par arrêté du 22 mai 1944.

Sur le net : www.ville-avranches.fr ; wikipedia.org/wiki/Avranches

Brécey

Brécey est au cœur du bocage normand.

A signaler

Château du Logis de Vassy, d’une des vieilles familles normandes qui s’est illustrée lors de la conquête de l’Angleterre, construit entre de 1613 à 1620. Il ne reste aujourd’hui que le grand corps de logis (les deux ailes ayant été détruites au xixe siècle). Le château fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis le 8 septembre 2000.

Église Saint-Martin du xvie siècle.

Eglise de Sainte-Eugienne Petite église du XIIe siècle, elle porte l’empreinte de 3 époques (modifiée aux XIVe, XVe et XVIIIe siècles)
Château de la Brisolière (xviiie/xixe siècle).

Demeure de la Sémondière. Construite en 1590 sous Henri IV, cette demeure seigneuriale est la plus ancienne construction du canton de Brécey. L’intérieur meublé et de décoration soignée permet aux visiteurs de se replonger dans l’atmosphère de la noblesse normande et de découvrir la vie de Jean de Julienne, collectionneur et mécène du peintre Antoine Watteau.

Sur le net : www.cdc-brecey.fr/brecey ; www.tourisme-brecey.com ; wikipedia.org

 En Calvados

Vire

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 6 juin 1944 vers 20 heures, comme beaucoup d’autres villes normandes, Vire subit les bombardements stratégiques alliés et est détruite à plus de 95 %. Les soldats du1er bataillon du 116e régiment d’infanterie de la 29e division d’infanterie  américaine libèrent la ville le 8 août 1944. Du 6 au 8 août, ce régiment subit 108 tués et 4 disparus dans la bataille. La reconstruction s’effectue jusqu’au début des années 60.

La Porte Horloge

A signaler :

La Porte-Horloge (à droite) et le donjon sont classés aux Monuments historiques, La Porte Horloge (porte d’entrée de la ville, xiie et xve siècles). Ruine du donjon du xie siècle.

la tour aux Raines et la tour Saint-Sauveur sont inscrits Tour aux Raines (xive siècle).  Tour Saint-Sauveur (ancienne porte, mais il ne reste qu’une tour, xive siècle).

Tour de geôle.

Tour de la rue de la Douve (devenue la rue Chênedollé).

Tour de Coulonces.

L’église Notre-Dame (à gauche) du xiiie siècle. Édifiée à partir des environs de 1230, sur les bases d’une chapelle romane du xiie siècle, en style gothique primitif, elle est dédiée à Notre-Dame le12 juillet 1272. Elle est agrandie en différents styles jusqu’au xvie siècle : élévation du chœur gothique flamboyant dont le maître d’œuvre serait celui de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Elle dut être restaurée en 1948 après les bombardements du 6 juin 1944. L’église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1862

Ruines de l’église Saint-Thomas .

L’Hôtel-Dieu (actuel musée) du xviiie siècle.

La gare de Vire.

La gare de Vire. (à droite)

Sous-préfecture (xviiie siècle).

Palais de justice (xixe siècle).

Hôtel de ville (xxe siècle) La construction du nouvel hôtel de ville, œuvre des architectes David et Herpe, est mise en chantier en 1953, à l’endroit où se dressaient avant les bombardements l’ancien hôtel de ville ainsi que le théâtre. Le bâtiment est inauguré le 21 juillet 1956 par Guy Mollet, président du Conseil.

Théâtre (fin xxe siècle).

Sur le net : www.vire.com  ; clioweb.free.fr/vire ; www.cc-vire ; wikipedia.org/wiki/Vire_(Calvados)

 Vassy

A signaler :

Chapelle templière classée Monument historique en 1993, seul reste notable de la commanderie de Courval. (à gauche)

L’église Saint-Martin-Notre-Dame-et-Saint-André.

Vestige d’un château du xviiie siècle détruit lors de la Seconde Guerre mondiale.

www.templiers.org/courval ; sites.google.com/site/vassycalvados ; wikipedia.org/wiki/Vassy_(Calvados) ; www.roynel.org (Histoire locale)

 Condé-sur-Noireau

Avec la Seconde Guerre mondiale, Condé connaît ses heures les plus tragiques. La ville est détruite à 95% par les bombardements qui feront au total 252 victimes. La reconstruction de la ville s’achève en 1963 avec l’inauguration de l’hôtel de ville. Condé-sur-Noireau devient alors la « filleule de guerre » de la ville de Vincennes (Val-de-Marne), qui aide à sa reconstruction.

A signaler

Église Saint-Martin en partie du xie siècle. (à gauche)

Église Saint-Sauveur du xxe siècle. (à droite)

Temple protestant (Reconstruction).

Chapelle Saint-Jacques, ou Notre-Dame-de-Bon-Secours (1830).

Calvaire anti-pesteux, érigé au xviie siècle en l’honneur des victimes de l’épidémie de peste en 1626 et 1627.

Hôtel de Dieu (1873).

La gare (1870).

Musée Charles Léandre.

Sur le net : www.conde-sur-noireau.com ; wikipedia.org/wiki/Cond%C3%A9-sur-Noireau

 Falaise

La vieille ville fortifiée est située sur un éperon rocheux au bord de l’Ante. Capitale du duché de Normandie sous le règne de Robert le Magnifique, c’est dans cette ville que naquit Guillaume le Conquérant dit le Bâtard, vers 1027-1028, sa mèreArlette, étant une fille de tanneur. La légende veut que le duc Robert l’aperçoive depuis son château en train de laver son linge dans ce qui deviendra un monument falaisien, « la Fontaine d’Arlette ». La bataille de la poche de Falaise se déroule en août 1944. La ville, déjà fortement touchée le 7 juin par les bombardements stratégiques alliés de l’opération Overlord, subit de nouvelles destructions.

A signaler

Château de Falaise (xiie siècle – xiiie siècle); Le château, abandonné au xviie siècle est finalement classé au titre des monuments historiques en 18402. Victor Ruprich-Robert (disciple de Viollet-le-Duc) entame une campagne de restauration qui sauve les donjons de la ruine. Les donjons furent peu touchés par les bombardements alliés lors des combats de la Poche de Falaise. Entre 1987 et 1997, les donjons ont fait l’objet d’une restauration de la part de Bruno Decaris, architecte en chef des monuments historiques du Calvados. Il a réalisé une version moderne de l’avant-corps du grand donjon dont les fondations étaient connues. Cette reconstruction fut controversée11 car elle utilise de l’acier et du béton armé verni.

Place Guillaume-le-Conquérant

Église Saint-Gervais : plus de 900 ans d’histoire. La construction débute en 1066 en style roman puis gothique flamboyant et Renaissance en 1570. (à gauche)

Église Saint-Laurent : église romane dont la construction débute au xie siècle.

Église Notre-Dame de Guibray (construction débutée au xie siècle. Orgue de Claude Parisot)

Église de la Trinité (construction débutée au xiiie siècle. Dépourvue de clocher)

Château de la Fresnaye (xviie siècle)

Chapelle Saint-Lazare

Musée Août 1944 : il retrace les célèbres combats de la « poche de Falaise » à travers une collection unique en France de matériels et véhicules militairesMusée André Lemaître : il présente 90 œuvres du peintre, né à Falaise en 1909.

Musée des automates : Automate avenue : reconstitution des vitrines parisiennes des années 1920 à 1950

Sur le net : www.falaise.fr ; www.falaise-tourisme.com ; www.chateau-guillaume-leconquerant.fr ; www.automates-avenue.fr ; www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy ; www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee ; wikipedia.org/wiki/Falaise_(Calvados)

Barou-en-Auge

La commune est située aux portes du pays d’Auge, en bordure de la plaine de Falaise. Elle en possède les deux aspects : d’un côté les haies et pâturages du pays d’Auge, de l’autre les labours ouverts de la plaine de Falaise.

A signaler

L'église Saint-MartinÉglise St-Martin : Une statue en haut relief, représentant la Charité Saint-Martin, est placée au-dessus du portail du clocher-porche. Celui-ci daté du xviiie siècle, est séparé du reste de l’église à la suite de la disparition d’une grande partie de la nef à la fin du xixe siècle. Il est surmonté d’une girouette ornée d’un drapeau tricolore au lieu du coq traditionnel (remplacé par la commune). Le chœur du xiiie siècle est éclairé de fenêtres ornées de lancettes gothiques. Les travées de la nef ayant subsisté sont fermées par une façade ornée d’un portail néo-gothique. Au sud, accolée au chœur, la chapelle seigneuriale est voûtée sur croisée d’ogives reposant sur colonnettes. Au xvie siècle, la seigneurie de Barou appartient à la famille Morell d’Aubigny. Guillaume, écuyer de la reine et gouverneur de Mortagne au Perche, décède en avril 1615. Témoins de cet évènement sont présentes une dalle funéraire et une litre funéraire. Une fresque à décor funéraire est peinte sur le mur. La conservation de ce type de décor est rare, les peintures murales étant fréquemment remises au goût du jour, recouvrant ainsi leur ornementation.

Ferme de la Taverne : Cette ferme était autrefois une taverne auberge. La façade postérieure et les deux pignons sont bâtis en maçonnerie, alors que la façade principale est constituée de pans de bois avec encorbellement, souligné aux deux angles des pignons. Cette construction mixte évoque à la fois le pays d’Auge, pour les colombages, et la plaine de Caen-Falaise, pour la maçonnerie calcaire, le bourg étant situé à la limite des deux. Les communs datent du xixe siècle. (I.S.M.H.1930)

Ancienne tuilerie : Cette tuilerie est située sur les premières argiles du pays d’Auge et près du bois de Barou pour la proximité du combustible. En 1875, elle emploie de 4 à 15 ouvriers. Quelques éléments ont subsisté : l’emmottement du four, couverture d’isolation en terre pour la cuisson, la meule en granit servant à broyer l’argile, le bâtiment de fabrication de séchage et la loge du chauffeur qui surveillait la cuisson.

Sur le net : barou.mairie.pagespro-orange.fr ; wikipedia.org/wiki/Barou-en-Auge

Livarot

Cette commune a donné son nom à un fromage : le livarot.

A signaler :

Ruines d’un ancien château qui a été possédé par Charles le Mauvais, roi de Navarre.

Menhir de la Pierre Tournante (à gauche)

Sur le net : www.paysdelivarot.fr ; wikipedia.org/wiki/Livarot ; www.fromage-normandie.com/livarot

 

Image illustrative de l'article Château de Saint-Germain-de-Livet

Saint-Germain-de-Livet

A signaler :

Château de Saint-Germain-de-Livet (xve siècle), classé Monument historique. Le château actuel est dû à Jean et Pierre de Tournebu qui l’ont fait construire au xve siècle et au début du xvie siècle . Sur le site d’un château à l’époque médiévale, ces propriétaires aisés le font reconstruire avec une façade en damiers de briques et de pierres

Église Saint-Germain (xixe siècle), inscrite aux Monuments historiques. Elle abrite trois orants des xvie  et xviisiècle représentant des membres de la famille de Tournebu, classés à titre d’objets.

Sur le net : http://wikipedia.org/wiki/Saint-Germain-de-Livet ; www.communes.com/basse-normandie/calvados/saint-germain-de-livet ; www.lisieux-tourisme.com/Sites-et-Monuments

Lisieux

Lisieux est la capitale du pays d’Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.

A signaler

Image illustrative de l'article Basilique Sainte-Thérèse de LisieuxBasilique Sainte-Thérèse de Lisieux. Sainte Thérèse de Lisieux ayant été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925, il fut décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle avait vécu et où elle était morte. En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes. Ce projet, lancé par l’évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Lemonnier, reçut le soutien total du pape Pie XI qui avait placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse. Précédé d’un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu’il domine de sa masse imposante. Il a été entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier. Aujourd’hui, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France (après celle de Lourdes).

L’institution Frémont, la chapelle de l’Institution ainsi que le vieux manoir datent du xve siècle, et ont été restaurés dans les années 1990.

Cathédrale Saint-Pierre de LisieuxRare monument lexovien rescapé des bombardements de 1944, la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux est un monument de style gothique. Si la présence d’une cathédrale est supposée depuis le vie siècle, l’église visible de nos jours fut certainement construite entre 1160 et 1230, à l’initiative de l’évêque Arnoul. Dès le départ, l’architecte conçut des voûtes d’ogives quadripartites et des arcs-boutants, ce qui en fait l’un des premiers édifices gothiques de Normandie. La nef, assez austère, s’inspire du style gothique d’Île-de-France tandis que les dernières parties édifiées au xiiie siècle (le chevet, la tour-lanterne ou la façade occidentale) relèvent du style normand. On affirme à tort qu’Henri, comte d’Anjou et duc de Normandie, futur roi d’Angleterre, et Aliénor d’Aquitaine s’y sont mariés en 115215. Pierre Cauchon y est enterré. Après avoir instruit le procès de Jeanne d’Arc, il fut en effet nommé évêque de Lisieux en 1432.

L’hôtel du Haut-Doyenné Le Haut-Doyen était le plus haut dignitaire ecclésiastique de Lisieux après l’Evêque-Comte. En 1769, Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne fait reconstruire la maison canoniale. En 1884, les frères des écoles chrétiennes transforment le bâtiment en école. Épargné par les bombardements de 1944, le bâtiment est acquis en 1978 par la ville de Lisieux pour y transférer son école de musique, l’actuelle École nationale de musique et de danse.

L’hôtel de ville (xviiie siècle) est un ancien hôtel particulier. (à gauche)

Musée d’art et d’histoire Enfant du pays, le peintre Pierre Duval Le Camus fonde en 1837 le musée de peinture et de sculpture de Lisieux.

Sur le net : www.lisieux-tourisme.com ; www.ville-lisieux.fr ; wikipedia.org/wiki/Lisieux

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