Tour de France 2011 / 7 Les trésors du patrimoine du Mans à Chateauroux

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TOUR DE FRANCE – CYCLISME – PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL

Vendredi 8 juillet, l’étape du jour mènera les coureurs et (télé)spectateurs du Mans à Châteauroux. L’occasion de (re) découvrir les principaux trésors du patrimoine qui jalonnent cette belle étape de 218 km :

A ne pas manquer sur le parcours : Le Mans, Parigné-L’Evêque, Le Grand-Lucé, Trôo, Montoire-sur-le-Loir, Onzain, Chaumont-sur-Loire, Montrichard, Nouans-les-Fontaines, Ecueillé, Pellevoisin, Argy, Buzançais, Chateauroux

Pour découvrir les détails du parcours, suivez le guide

 

En Sarthe

Le Mans

Ancienne capitale provinciale du Maine et du Perche à partir du xvie siècle1, elle voit le mariage de Geoffroy V d’Anjou à Mathilde l’Emperesse, fille du roi d’Angleterre, jetant ainsi les bases de l’Empire Plantagenêt, et la naissance d’Henri II. Le vieux Mans, appelé aujourd’hui Cité Plantagenêt, est le quartier historique de la ville. Le Mans est une ancienne « ville rouge », de par son architecture particulière, en partie conservée aujourd’hui.

La vieille ville est entourée d’une enceinte romaine polychrome construite à la fin du iiie siècle, encore très bien conservée. Elle constitue le plus important témoignage de l’architecture militaire du Bas-Empire en France, c’est l’édifice le mieux conservé d’Europe, après la ville de Rome. La ville appartient aux villes et pays d’art et d’histoire, faisant partie des villes rouges. Seules quatre autres villes ont porté ce titre en France avec Lyon ou Limoges. Cela provient de la couleur des matériaux utilisées aux iie et iiie siècles par certaines tribus pour bâtir les murs d’enceinte des cités.

Les thermes de Vindunum sont aujourd’hui enfouis sous l’école des Beaux-arts du Mans, au sud-ouest du mur d’enceinte. Plusieurs salles d’exposition souterraines permettent de redécouvrir le monument dans les meilleures conditions. Pour autant, peu de vestiges ont pu être mis au jour, notamment à cause de l’urbanisation environnante. Les thermes furent découverts par hasard en 1980, lors de travaux d’aménagement.

De Vindunum subsistent également plusieurs domus, dont la plus visible est celle des Halles. Le forum est situé sous la cathédrale, au point le plus haut de la colline du Vieux-Mans ; ses vestiges ne sont pas visibles.

La cité Plantagenêt est le cœur de la ville médiévale du Mans. À l’intérieur de la muraille, se trouve le quartier appelé « Vieux Mans » (ou « vieille ville du Mans »), où la plupart des maisons datent de la Renaissance. On peut citer notamment la maison d’Adam et Ève, les hôtels de Clairaulnay et de Vaux. Cet ensemble, très bien conservé, est rarement troublé par les aménagements modernes. Tout autour se développent des attractivités au fil des années dont la nuit des chimères s’y déroulant tous les étés. Le lieu est également plébiscité pour des tournages de films et téléfilms historiques. C’est dans cette partie de la ville que sont canalisés la majorité des édifices historiques importants, parmi lesquels un grand nombre d’édifices religieux et d’hôtels particuliers.

La cathédrale Saint-Julien combine l’art roman — pour la nef — et l’art gothique — pour le chœur et l’abside. Elle possède un chevet gothique, haut de 33 mètres. Elle a été construite entre le xie et le xve siècle. Les vitraux datent pour la plupart du xiiie siècle. Paul Claudel écrivit dans son journal intime de 1925 ; « J’étais loin de m’attendre à cette chose superbe. Taillée dans un pur froment de lumière, dans un rayon angélique que par endroits un rose délicat vient colorer. »

La couture et son Abbaye. Au sortir du Moyen Âge, la ville s’est dotée de plusieurs abbayes et cloîtres. Parmi ceux toujours visibles aujourd’hui, on peut noter l’Abbaye Saint-Vincent, construite en 572. L’édifice est aujourd’hui intégré au Lycée Bellevue. Jusqu’en 1789, le lieu abrite une bibliothèque importante. L’abbaye est vendue comme bien national. Le complexe du lycée est créé en 1968 après avoir été un internat depuis 1954. L’abbaye ne sera entièrement rénovée qu’en 1990.
A gauche : La Collégiale Saint-Pierre-la-Cour

L’abbaye de l’Épau est une ancienne abbaye cistercienne fondée par la reine Bérengère de Navarre en l’an 1229. Elle fut incendiée de nombreuses fois depuis le Moyen Âge jusqu’à la Révolution où elle finit par servir de grange champêtre. Le gisant de la reine Bérengère se trouve aujourd’hui encore dans la salle capitulaire. L’abbaye fut abandonnée pendant de nombreuses années à différents propriétaires s’en servant pour toutes sortes de choses. Elle finit par être rachetée par le conseil départemental en 1958. L’abbaye est aujourd’hui visitable mais surtout accueille de nombreux événements culturels comme le Festival national de musique classique de l’Épau. L’édifice se situe à 4 kilomètres à l’Est du Mans, sur la rive gauche de l’Huisne, à la jonction du territoire de la commune d’Yvré-l’Évêque.

La collégiale Saint-Pierre-La-Cour est d’abord une église édifiée intramuros au xe siècle, à la suite des invasions normandes du ixe siècle. Elle est rebâtie par Henri II Plantagenêt en 1175 avant qu’elle ne soit de nouveau agrandie en 1267 avec le soutien de Charles III d’Anjou. Elle borde l’ouest de la muraille gallo-romaine, tout près des jardins de Scarron. Il s’agit de l’ancienne chapelle seigneuriale des comtes du Maine. La partie visible aujourd’hui n’est en fait que la partie inférieure d’une double église superposée. Subsistent aujourd’hui deux nefs à six travées coiffées de voûtes sur croisées d’ogives. De 1900 à 1939, son sous-sol fut transformé en musée archéologique. Délaissée pendant la guerre, elle sert d’entrepôt aux réserves des musées du Mans jusqu’en 1977. Puis, elle est remise en état dans les mêmes temps que l’Abbaye de l’Épau. Elle est aujourd’hui un lieu d’expositions temporaires et de représentations musicales alors que les travaux de rénovations se poursuivent.

Le palais du Grabatoire est une demeure canoniale bâtie entre 1538 et 1542 par Jean de Courthardy, évêque du Mans, en accord avec les membres du Chapitre de la ville. L’architecte du bâtiment fut Simon Hayneufve. Il ne s’est jamais agit d’un hôpital comme le laisse supposer le pôle religieux auprès duquel il est bâti. En revanche, il fut certainement reconstruit à la place d’une ancienne maison de soin dédiée aux pèlerins. En 1585, la ville réussit à reprendre l’édifice en en devenant locataire attitré auprès du Chapitre. Y résident désormais les gouverneurs de la province du Maine. En 1612, le maréchal de Lavardin alias Jean de Beaumanoir, y reçoit le jeune Louis XIII. Le gouverneur y soigne la régente, Marie de Médicis, tombée malade durant le voyage. L’édifice sera revendu comme bien national à la Révolution, puis récupéré rapidement par l’évêché du Mans. Les rénovations de 1906 et 1907 ont achevé l’édifice qui n’avait jamais été fini faute d’argent, au moment de sa création. Sans posséder de monuments architecturaux monumentaux, ce bâtiment est cependant une réplique à l’identique d’un bout de quartier urbain de l’époque François Ier. De plus, il possède une taille peu commune pour un hôtel particulier.

La maison de la reine Bérengère, qui abrite le Musée de la Reine Bérengère. Celui-ci regroupe des œuvres sur l’histoire sarthoise et sur la vie mancelle. Malgré son nom, la femme de Richard Cœur-de-Lion ne vécut jamais dans cette maison. Son constructeur fut Jean Véron, parent du fameux économiste Véron de Forbonnais. Gérant du grenier à sel, Jean Véron fit bâtir la maison à la fin du xve siècle. Le rez-de-chaussée fut entièrement refait au xixe siècle. Jean Véron fut l’un de ces bourgeois qui ont permis aux villes de se développer après la guerre de Cent Ans. Il a ainsi participé au renouvellement du parc foncier urbain de la fin du xve siècle. La maison dite de la reine Bérengère est entièrement en bois, les éléments du colombage sont moulurés et ornés de sculptures, de colonnettes et d’écailles. On retrouve souvent comme emblèmes, ceux du porc-épic et de la fleur-de-lys, symbole de l’allégeance aux Valois. Le premier étage regroupe les pièces nobles de l’habitat, cela est marqué même de l’extérieur avec un riche décor sur la façade. Il s’agit là d’une marque du rang social du personnage qui a fait construire et qui habite la maison.
La maison d’Adam et Ève fut construite par le médecin Jean de L’Espine en 1520. Son nom provient du petit ornement situé au-dessus de la porte d’entrée. Le premier étage est chargé de pilastres massifs. La maison a été modifiée selon les goûts des propriétaires d’époques postérieures, notamment en ce qui est de la façade. La maison est située au bout de la grande rue de la vielle ville.La maison des deux amis est située rue de la reine Bérengère, non loin de la cathédrale. Elle fut édifiée au début du xve siècle par un riche marchand manceau du nom de Jean Bernay. Elle présente une double façade malgré le fait que le riche propriétaire y vivait seul. La maison est entièrement en bois, mais la cour intérieure abrite un escalier de pierre permettant d’accéder aux différents niveaux. La maison n’est pourtant l’ensemble de l’habitat. Derrière la cour se trouvent deux autres maisons adjacentes qui formaient avec la demeure principale, un ensemble cohérent. Les deux maisons situées en arrière de la maison, donnant sur l’actuelle rue des chanoines, étaient avant tout destinées à être louées. Cependant, les deux maisons sont réalisées en pierre à l’inverse de la demeure des deux amis, réalisée en bois. À l’époque, le coût de la pierre était élevé, surtout celui du transport, cela marquait la richesse du propriétaire.

La maison du pilier rouge fut construite durant le xve siècle. Les poteaux qui la soutiennent ont été implantés sur un sol de pierre, fait pour l’occasion. Cela permettait de les protéger de l’humidité. La culture populaire mancelle veut que cette demeure fut celle attitrée au bourreau du Mans durant des années. La marque en serait le fameux pilier rouge qui soutient la demeure sur sa façade nord. Il s’agirait là du sang de ses victimes qui se serait écoulé sur le bois et qui l’aurait coloré. Il n’en est rien. Une confusion est arrivée avec la famille des chirurgiens Goutard, habitant la demeure au xviiie siècle seulement.
L’hôtel de Sceaux fut construit au milieu du xvie siècle par un chanoine du nom de Jean Perot, ami de l’humaniste Jacques Peletier. L’hôtel est situé au centre d’une grande masse parcellaire, en retrait de la voie publique. Des maisons permettaient autrefois à l’hôtel d’être à l’abri de la circulation et du passage. Elles ont cependant été détruites. Deux grandes allées permettaient d’accéder à la cour, l’une donnant sur la grande rue, l’autre sur la rue Pierre de Tucé. La volonté de retrait par rapport au passage est une marque de différenciation sociale. Cet hôtel est vu comme l’inverse de la maison de la reine Bérengère, c’est-à-dire une demeure dont la richesse est très exposée. La façade de l’hôtel est organisée suivant des lignes horizontales et verticales. L’ordre ionique est majoritairement présent au rez-de-chaussée avec une idée de support pour les étages. Les étages sont marqués par l’ordre corinthien avec des sculptures fines et délicates. À gauche de la façade de l’édifice, un pavillon non-construit devait être prévu. Le décor de la façade est ainsi très brusquement stoppé. Il s’agit d’une des premières demeures de la ville avec une façade bien ordonnée.

L’hôtel des Ursulines (photo à droite)  dont il ne subsiste qu’un pan de maison tient son nom de l’ancienne petite école pour filles bâtie ici. Il s’agit de l’unique bâtiment rescapé des destructions entamées lors de la Révolution. Il est communément daté du xviie, Robert Triger pense que la partie conservée est la première occupée par les Ursulines entre 1621 et 1624. L’édifice fut rénové en 1988. On lui annexa une grande verrière colorée dont les architectes furent Delaroux et Lorgeoux. Aujourd’hui, l’hôtel est siège de l’office de Tourisme du Mans.La chapelle de l’Oratoire fut élevée en 1683 à côté du collège de l’Oratoire. Elle fait aujourd’hui partie de l’ensemble scolaire Montesquieu. Elle fut rénovée en 2007 afin de pouvoir accueillir des manifestations culturelles diverses.L’hôtel Nepveu de Rouillon date du xviiie siècle. Il présent une architecture différente de la plupart des autres bâtiments de la vieille ville. L’édifice est actuellement la résidence urbaine des Compagnons du devoir, considérés comme des artisans héritiers des bâtisseurs du Moyen Âge.

La chapelle de la Visitation(photo à gauche)  située sur la place de la République est l’un des rares bâtiments de style Régence présent dans la ville. Il a été restauré à l’extérieur durant toute l’année 2007-2008. L’église fut fondée en 1723 tout en dépendant à son origine de l’ancien couvent des Visitandines. Auxxe siècle, on ajouta de grandes colonnes à la façade afin d’en faire un palais de Justice. La grande lanterne visible de l’extérieur est une sorte de grand casque abritant une quinzaine de petites cloches.Bien qu’il ait été construit au xie, Le pont des Vendéens fut tristement célèbre pour avoir été sabordé au moment de la guerre de Vendée. Les troupes mancelles de la garde républicaine firent elles-mêmes sauter ce pont en pierre, réputé solide de par sa fabrication massive et maçonnée. Cela permit aux manceaux de s’organiser avant l’arrivée de Vendéens et cela eut son importance, vu qu’ils subirent une défaite historique au cœur de la ville. Les vestiges du pont sont aujourd’hui au cœur du quartier de Pontlieue, au sud de la ville. Visibles depuis le nouveau pont de Pontlieue, ils sont accessibles via la promenade Newton sur les bords de l’Huisne.
L’ Hôtel Desportes de Linières (à droite)  située place de l’éperon. Il a été restauré pour la dernière fois au milieu des années 1980. Il est aujourd’hui d’une couleur jaune-rosée. La façade principale est ouverte vers le sud au 9 rue des Boucheries au cœur du quartier des Halles. L’hôtel est bâti sur trois étages et possède en moyenne 8 pièces par étage. Au fil des ans, l’hôtel fut cependant pillé et abîmé jusqu’à sa restauration, notamment les salons les plus luxueux ornés à l’italienne et chargés de marbre.

Le Théâtre Municipal fut inauguré en 1842 afin de remplacer l’ancienne salle des concerts, datant de 1776. Son architecte est Pierre Felix Delarue, le même que celui qui fondera le musée de Tessé et l’hôpital spécialisé. La capacité initiale du théâtre était de 900 places. Aujourd’hui, après un siècle et demi d’existence, la bâtiment a été maintes fois refait. Il conserve aujourd’hui un style bétonné d’après-guerre, sa dernière rénovation datant de 1959 par l’architecte Savin. Sa démolition est prévue pour 2010 afin de le remplacer par un complexe théâtral entièrement neuf, couplé avec un grand cinéma Pathé.

Le Musée de Tessé est un hôtel privé du xixe siècle, ancien palais épiscopal. C’est l’un des deux grands musées du Mans avec le musée le nouveau musée d’archéologie. Le musée fut l’un des vingt premiers créés après la révolution française.[réf. nécessaire] Aujourd’hui, il est reconnu pour posséder des collections égyptiennes de grande valeur ainsi que des représentations picturales de premier ordre. Ces dernières vont du xviie au xixe siècle.
L’hôpital Etoc-Demazy voit le jour en 1834. Il est censé permettre aux aliénés d’être gardés ailleurs qu’à l’hospice des prisons du Mans. Hippolyte Lebas conçoit les plans en 1818 et la construction est lancée deux ans plus tard. Le lieu choisi pour l’implanter est celui d’un ancien hôpital pour contagieux fondé en 1584. C’est le docteur Gustave Etoc qui est nommé premier directeur de l’établissement, il donnera son patronyme à l’hôpital. L’édifice, toujours en activité, est composé de 8 corps de bâtiments. Son architecture originale suivait à la base les concepts du spécialiste toulousain Jean-Étienne Esquirol. L’édifice a reçu l’appellation monument historique en 2001 surtout grâce à sa chapelle, son élévation ou sa conciergerie. L’aile dite des agités et l’amphithéâtre de dissection ont conservé leur disposition d’origine.

L’École normale de garçons voit le jour en 1860 le long de l’ancienne route de Paris, en contrebas de l’abbaye Saint-Vincent. Le quartier de Bellevue est alors en plaine urbanisation, tout comme son voisin qui n’était pas encore rejoint, le quartier Saint-Croix. Il s’agit à l’époque de l’extrémité est de la ville. Les façades de l’édifice sont relativement sobres avec des bandeaux et des corniches en pierre, des chaînes d’angle en brique. L’architecture est à mi-chemin entre celle des bâtiments monastiques et celle des casernes du Second Empire comme on peut les voir dans la ville. L’École normale est aujourd’hui devenue un bâtiment du conseil général de la Sarthe. La cloche du monastère, située au centre de la cour d’honneur, fut remplacée par une horloge.
La Bourse du Mans prendra plus de vingt ans à être entièrement achevée. Commencée en 1866, elle ne sera terminée qu’en 1890. Créée sur les plans d’un certain Lafon, elle est ornée d’un fronton de l’artiste manceau Charles Alexandre Filleul représentant les allégories du commerce, de l’agriculture et de l’industrie. La bourse est située sur le côté sud de la place de la république. Malgré le relatif esthétisme et la taille imposante du bâtiment, il demeure encastré dans l’immeuble voisin. Les locaux sont aujourd’hui occupés par la Chambre de commerce et d’industrie de la Sarthe.En face de la bourse, en parallèle du Boulevard René Levasseur, se trouve l’hôtel des Postes du Mans. Ce dernier ne possède aucune architecture particulière. Mais, un buste de Claude Chappe, enfant du pays, trône au-dessus de l’entrée principale. Il fut réalisé par Filleul au début de l’année1891. (Photo à gauche)Le tunnel du Mans est une grande tranchée percée au centre de la colline du Vieux Mans. Ce tunnel fut créé en 1873 par Eugène Caillaux. Il fut longtemps une voie d’emprunt pour les tramways et les piétons avant de devenir un axe routier dans la deuxième moitié du xxe siècle. Son arrivée en ville a révolutionné la vie des usagers. Alors qu’il fallait autrefois faire tout le tour du quartier historique pour aller de l’autre côté, ou encore le traverser dans son entier avec les nombreux escaliers qu’il contient, cet édifice permit une traversée plus simple et moins fatigante.
L’hôtel Singher , situé dans le quartier des Jacobins quartier des Jacobins fut construit par l’architecte Caron. Il fut installé sur l’emplacement de l’ancien grand cimetière du Mans. Ses plans furent conçus à l’origine par Jérémie Singher et la société des mutuelles du Mans, il incarne la nouvelle population bourgeoise s’installant aux Jacobins dans la seconde moitié du xixe, loin desMancelles d’habitation poussant littéralement dans le quartier de la gare nord. L’hôtel est une imitation de style Louis XI et fut pendant longtemps l’un des sièges de la firme MMA. Au xxe siècle il devint pendant un temps le siège du consulat de Belgique au Mans.

L’hôtel Mauboussin qui aujourd’hui abrite les locaux de la banque de France, tient son nom original du notaire qui le fit construire en 1835. La précédente demeure appartenait à un parent de l’impératrice Eugénie: Philibert de Tascher, maire et député de la ville de 1813 à 1816. Dès le 17 juin 1846, l’hôtel devient succursale de la Banque de France. Le maire de la ville, Trotté de la Roche en devient directement directeur. Autrefois, le couvent des Ursulines occupait le terrain de l’actuel hôtel. La légende mancelle veut que les religieuses aient caché un trésor avant la chute de l’édifice, à la Révolution. Des souterrains menant vers la vieille ville se situent sous l’hôtel. Le souterrain de l’étoile ou souterrain de la lune, passant sous la cour de l’hôtel et sous la place de l’étoile (aujourd’hui place Lionel-Lecouteux) a lui, été mis au jour. À ce jour, aucun trésor ne fut retrouvé.

Le bâtiment du Crédit Lyonnais fut bâti en 1900. Il s’agit de la première grande réalisation du xxe siècle dans la ville. La composition n’est pas classique puisque la façade est composée de deux colonnes à chapiteaux corinthiens de chaque côté de l’entrée principale. L’ornement est emprunté à des styles des xviie et xviiie siècles. Le Crédit lyonnais s’approche ainsi du style des banques parisiennes de la deuxième partie du xxe siècle.

La chambre des métiers est située sur la place Lecouteux (Photo à droite). Cette place possède un tracé circulaire hérité de l’urbanisme post-révolutionnaire. Face à ce bâtiment, on trouve le bâtiment de la Banque de France. L’hôtel fut bâti dans des matériaux riches : de la pierre et du fer forgé notamment. Le bâtiment est composé de joints creusés dans le soubassement en pierre. La composition est articulée autour de deux tours à couverture en dôme. Les proportions assez limitées, notamment pour les balcons, sont typiques de cette période. L’hôtel est achevé en 1906 sous la responsabilité de l’architecte Grunier.

Le lycée Berthelot est inauguré en 1907, le même jour que la Caisse d’épargne et la nouvelle usine des eaux. Il est à la base un collège-lycée de jeunes filles, les garçons étant majoritairement au lycée Montesquieu. Il est créé dans la veine qui est celle de la Troisième République : permettre des efforts de scolarisation pour les jeunes filles et les former à des métiers dont la France à besoin. Le bâtiment possède une architecture assez monumentale. Imposant par son étalement, il est d’un classicisme d’une grande rigueur.Très peu d’ornementations ont été ajoutées par l’architecte chargé du projet : monsieur Durand. Seule une fleur sur chaque fenêtre du rez-de-chaussée.

La place Saint-Nicolas est au cœur du quartier du même nom. Ancien faubourg en contrebas de la vieille ville, elle fut un haut-lieu du commerce de l’étamine mancelle. Les bourgeois de la ville y firent construire quelques hôtels particuliers de grande hauteur au xixe siècle. Aujourd’hui, on peut trouver sur la place comme dans le quartier l’empreinte des vainqueurs. Il s’agit des empreintes de mains et des signatures gravées dans le bronze, des plus illustres vainqueurs des 24 heures du Mans. Sur la place, on peut trouver celles de Jacky Ickx et de Henri Pescarolo.

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Le_Mans ; www.lemans.fr ; www.lemanstourisme.com ; www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee

;  www.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy

Ruaudin

A signaler : Église Saint-Pierre, du xviie, xixe et début du xxe siècle.

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Ruaudin ; http://www.ruaudin.fr/

Parigné-L’Evêque

A signaler :

La chapelle du Cimetière (xviie siècle).

Tourisme /> L’église notre-dame de l’assomption » width= »113″ height= »150″ /></p><p>La lanterne des Morts.</p><p>Les étangs de Loudon.</p><p>Église Notre-Dame-de-l’Assomption, inscrite à l’inventaire des monuments historiques depuis 1984. Son gros œuvre, sa disposition générale, son haut transept, sa tour carrée et son clocher datent du XVè siècle. Le cœur, la tourelle ronde et l’ornementation extérieure sont du début XVIIè siècle, alors que les voûtes (bas côté sud) sont plus récentes (2è moitié du XIXè siècle).</p><p>Sur le net : <a href=wikipedia.org/ ; www.parigneleveque.fr

Le-Grand-Lucé

A signaler

La forêt domaniale de Bercé. Forêt royale au XIVe siècle, elle était une source importante de matières premières dans la construction navale et la fabrication de meubles pour la qualité de son bois de hêtre et ses chênes.

Le château du xviiie siècle. Le château du Grand-Lucé construit et créé par Jacques Pineau de Viennay qu’il fit construire en suivant par correspondance d’Alsace où il était gouverneur. Le château resta dans la famille des marquis d’Argence jusqu’en 1920 A la libération le château fut transformé en hôpital militaire pour les Alliés. Le château devenant une charge constante pour la municipalité du Grand-Lucé, il fut cédé au conseil général de la Sarthe. Des travaux gigantesques furent entrepris, jardins, toitures, menuiseries, le conseil général décida après avoir en investissant des sommes très importantes pour ensuite le revendre à un riche Américain, le plus grand décorateur d’intérieur Monsieur Timothy Corrigan de Los Angeles, qui le transforma depuis en un véritable écrin « du siècle des lumières ». Le château retrouve enfin l’éclat de la grande époque des grandes familles Pineau de Viennay de Lucé et des marquis d’Argence

Hôtel de ville.

Église Saint-Facile.

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Le_Grand-Lucé

Saint-Vincent-du-Lorouër

L’église est classée monument historique Les aménagements intérieurs et le mobilier datent principalement des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. En 1634, on couvrit la voûte d’un lambris peint et orné de 92 visages populaires (unique en France).
Les armes des familles de Fromentières et des Échelles, seigneurs de Lucé y figurent aussi. 
Les vitraux du choeur et de la nef sont l’oeuvre d’Edouard Rathouis, de l’atelier du Carmel du Mans, en 1875: Enfance, Vie Publique et Passion du Christ, Visitation, Sainte Famille à l’atelier, Education  de la Vierge, Annonciation

Sur le net : www.saintvincentvillage.com

 La Chartre-sur-le-Loir

Église Saint-Vincent, xixe siècle. Style néo-classique, vitraux de la fin du XIXe.

Sur le net : wikipedia.org/wiki/La_Chartre-sur-le-Loir

 En Loir-et-Cher

 Trôo

Image illustrative de l'article Trôo

Trôo c’est trop jugez-en :

La Cité Troglodytique : La Vallée du Loir est un haut lieu du troglodytisme.

La Grotte pétrifiante :  la Grotte Pétrifiante ou , plutôt Cristallisante, a été racheté en 2004 par la commune de Trôo. La Grotte est le plus ancien site touristique du village.

Le Puits qui parle : Ce puits est aussi appelé « Puits de Jacob » ou « Puits de Jacquot ». Son eau a alimenté les habitants du « chateau » jusqu’à l’installation de l’eau courante en 1972. Si sa margelle semble dater du XVèmt  siècle, il est lui, beaucoup plus ancien. Profond de 45 mètres et plus large au milieu, son fameux écho a donné lieu à des légendes dont plus célèbre est l’histoire d’une bavarde qui jacassait du matin au soir et parfois même en dormant.

La Butte et la Butte de Marcadé : Cette motte artificielle de 170 mètres de circonférence, remblayée avec la terre des fossés au début du XIIème siècle, s’inscrivait probablement dans un ensemble défensif d’origine celte, réorganisé par les Romains dont font partie : le « camp de César » à Sougé, « Rome » à Trôo, le « camp romain » à Lavardin, l’oppidum de Vendôme.

La Collégiale Saint Martin : Elle fut fondée en 1049 par Geoffroy Martel et rebâtie au XIIème dans le style angevin par Geoffroy Plantagenêts, en pierre de taille du sous-sol de Trôo. Remaniée au XIIème, XIVème et XVIème siècles, son clocher probablement surmonté d’une flèche de pierre octogonale à quatre clochetons fut brûlé par la foudre en 1737 et remplacé par le clocher actuel

La Maladrerie Sainte Catherine : Elevée à la fin du XIIème siècle, elle était située à l’extérieur des remparts, près de la porte et de la fontaine du même nom (à l’arrière du bâtiment). De style roman, la fenêtre ogivale de la chapelle est toujours visible.

Les Murailles, la Porte de Saint Calais et la Porte de Sougé

Le Monument Antoine Bourdelle : Le pittoresque village  de Trôo peut s’enorgueillir de posséder un monument du célèbre sculpteur Antoine Bourdelle (1861-1929). Il s’agit du monument au mort gracieusement réalisé par l’artiste

Sur le net : www.troo.fr ; wikipedia.org

 Montoire-sur-le-Loir

Image illustrative de l'article Montoire-sur-le-Loir

Montoire-sur-le-Loir est connue pour l’« entrevue de Montoire », entre le maréchal Pétain et Adolf Hitler qui a eu lieu le 24 octobre 1940 en gare de Montoire. C’est à l’occasion de cette entrevue que fut envisagée la collaboration française au régime nazi. La gare de Montoire a été choisie pour son relatif isolement et sa proximité avec l’axe Paris-Hendaye – Hitler revenant d’une entrevue avec Franco se déroulant à Hendaye dans le but de convaincre l’Espagne d’entrer en guerre-. De plus, en cas d’attaque aérienne, le train pouvait se mettre à l’abri dans le tunnel de Saint-Rimay proche. Les portes blindées qu’on peut voir aux entrées de ce tunnel furent installées en 1943, et un poste de commandement allemand fut créé à Saint-Rimay et Thoré-la-Rochette, en liaison directe avec Berlin mais il ne fut jamais utilisé.

Ce tunel aura un rôle plus tard, en 1942, quand Saint-Rimay sera choisi comme quartier général d’Hitler au moment où ce dernier croira que le débarquement aura lieu en Atlantique. Mais quand il comprendra que le débarquement se fera plus au nord, Saint-Rimay et le W3 (nom de code du quartier général) seront abandonnés.

A signaler

Château avec donjon bâti par les premiers seigneurs de Montoire à la fin du xie siècle.

Musée des Rencontres ou gare historique retraçant l’Entrevue de Montoire. Musée consacré aux entrevues des 22 et 24

octobre 1940 entre Laval et Hitler puis entre Pétain et Hitler.

Chapelle Saint-Gilles et ses fresques romanes

Le Cloître des Augustins, joyau architectural où il existe encore des fresques remarquables.

Église Saint-Laurent (A gauche)

Lieu-dit « La Fosse » (vins Martellière appellation Coteaux du Vendômois), « La Fosse » possède aussi un magnifique jardin botanique que l’on peut visiter en été.

Musée Musikenfête où l’on peut retrouver toutes les expositions des pays venus à Montoire lors du festival folklorique.

Sur le net : wikipedia.org/wikiMontoire-sur-le-Loir ; www.mairie-montoire.fr ; www.otsi-montoire.f

 Saint-Amand-Longpré

Quelques bâtiments intéressant à signaler à en juger les images (sans texte) présentées par la commune.

Sur le net : www.saintamandlongpre.fr/index.php/fr/en-images

Herbault

La commune est créée vers 1700 par Charles Dodun, propriétaire du château et ministre des finances de Louis XV. Charles Dodun fit construire un grenier à sel (l’actuelle mairie) par l’architecte Jules Michel Alexandre Hardouin et Herbault connut un grand essor grâce à la perception de la gabelle. La présence d’un marché et d’une vingtaine d’auberges participa au développement. L’église Saint Martin fut construite de 1787 à 1791.

Sur le net : www.herbault.com ; wikipedia.org/wiki/Herbault

Onzain

Village située sur les rives la Loire. A l’origine, une seule maison se trouvait dans les présentes terres d’Onzain. La maison d’Adrien Lelievre, fils de l’ex Président du comité de raquettes de Jouclette sur Loire, Jacques Henri Lelievre. Il sagissait en effet de sa maison de campagne où il passa de nombreuses vacances avec ses amis. L’histoire arriva jusqu’aux oreilles d’une riche famille Parisienne qui décida en 1702 de s’y installer. Ce fut la première famille à vouloir à habiter dans ce comté, qui alors ne s’appelait pas Onzain, mais Lievrai, en mémoire à l’histoire d’Adrien Lelievre. Mais ce nom fut changé 1 ans plus tard pour donner naissance à la commune d’Onzain.

A signaler :

Château des Tertres de Onzain

Eglise Saint Gervais et saint Protais

église paroissiale depuis la place du marché

statue de Saint Gervais dans l’église

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Onzain ; www.onzain.fr

Chaumont sur Loire

Village des bords de la Loire, classé à l’Inventaire du Patrimoine Mondial de l’ U.N.E.S.C.O., Chaumont sur Loire est aussi connu pour son château féodal qui domine la vallée et le village.

Le Château de Chaumont sur Loire.

Le Domaine de Chaumont-sur-Loire est un établissement public régional, centre d’Art et de Nature, dédié à l’art contemporain. Il comprend le château de Chaumont-sur-Loire, sa ferme, ses écuries, son parc, son vallon des brumes et le Festival des Jardins. En savoir plus

Sur le net : www.chaumont-sur-loire.eu ; www.chateaux-valdeloire.com/Chaumont ; www.domaine-chaumont.fr

 

Montrichard

Le Cher à Montrichard

Son donjon carré atteste la présence d’un château du xiie siècle, dont la construction est accordée au comte d’Anjou Foulques Nerra. Plusieurs maisons à colombages sont présentes dans cette ville.

A signaler

Église Notre-Dame de Nanteuil : Chœur à abside polygonale voûtée en cul de four, transept saillant et absidioles semi-circulaires voûtées en cul-de-four xiie siècle, nef unique de quatre travées xiiie siècle, façade et portail xve siècle, deux chapelles superposées xve siècle à l’angle de lanef et du croisillon nord, deux escaliers de pierre hors-œuvre, un escalier intérieur ; tableaux xvie siècle, xviie siècle et xviiie siècles. Au xve siècle, le roi Louis XI et la reine Charlotte de Savoie, son épouse, n’ont pas cessé de la soutenir. Ainsi, grâce à eux, l’escalier extérieur a été achevé. L’architecte Anatole de Baudot y a effectué des travaux de restauration

Église Sainte-Croix au pied du château. Elle était sa chapelle avant de devenir église paroissiale au XVIe siècle. Les éléments les plus anciens de l’église datent du XIe siècle. Le chœur et les chapelles gauches ont été construites au XVIIe siècle. La tour-clocher, le collatéral droit et le porches ont été élevés qu XIXe siècle. Elle est, avec le château, un témoin de deux mariages royaux. Il s’agit de ceux de Anne de France et deJeanne de France, filles de Louis XI.

Hôtel d’Effiat (place de l’Hôtel-de-Ville), construit par Jean de Beaune Semblançay pour la partie gothique, et par son fils, Guillaume de Beaune pour la partie Renaissance. le marquis d’Effiat qui le possédait l’offrit à la ville en 1717 pour y installer un hospice. Il est resté un hôpital local jusqu’en 1977.

Maison de l’Ave-Maria (photo à gauche), construite au XVe et XVIe siècles. La tradition locale indique qu’elle servait de résidence aux chanoines qui desservaient la chapelle du château (actuelle église Sainte-Croix). Son nom vient du poteau cornier qui représentait une Annonciation.

Image illustrative de l'article Château de MontrichardDonjon du château fort (à droite), aujourd’hui en ruines. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments  historiques  depuis  juillet   1877.

Pont sur le Cher. Il a conservé son aspect médiéval. Il est situé sur un ancien itinéraire de la route reliant Paris à Bordeaux . Il a été construit pendant le règne des Plantagenets.

Un joli trompe-l’œil du peintre Armand Langlois sur la façade du cinéma de la ville.

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Montrichard ; http://www.montrichard.fr/

En Indre-et-Loire

Orbigny

Suite à la loi du 9 décembre 1905 dite loi de séparation de l’Église et de l’État, entrée en vigueur en 1906, une devise peinte sur une plaque métallique (« République Française : Liberté, Egalité, Fraternité ») est installée au-dessus de la petite porte de la façade Sud de l’église Saint-Vincent (utilisée comme entrée principale). La facture de 1906 (sans date précise) décrit cette plaque comme peinte en blanc cassé avec un liseré rouge encadrant la devise.  Durant la deuxième guerre mondiale, la plaque est retirée par la Délégation Spéciale qui avait remplacé le Conseil Municipal dissout en 1942. Elle sera réinstallée à la Libération au cours d’une cérémonie officielle.

Sur le net : www.orbigny.fr

 

 

Nouans-les-Fontaines

L'église Saint Martin

L’église Saint Martin. Jean Fouquet a peint la Pietà (sur bois), conservée dans l’église du village.

L'église

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Nouans-les-Fontaines

En Indre

Écueillé

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, Écueillé fut un foyer de Résistance important, bien relaté dans les livres de Maurice Nicault. Il dut aussi subir les arrestations, et les actes d’un faux maquis dirigé par le dénommé Lecoze qui finira fusillé à Angers le 31 mai 1945. Écueillé a connu dans la nuit du 25 au 26 août 1944 un combat violent entre des éléments de la Wehrmacht et du 8e cuirassiers français. Le centre du bourg fut partiellement détruit et la Mairie (incendiée) dut être reconstruite. Le Maire Léon Bodin fut momentanément remplacé par une personne désignée par la Résistance, avant de retrouver son mandat aux élections municipales de 1945.

A signaler

Ancienne Église Notre-Dame : ancienne église romane des xiiie et xive siècles abandonnée au début du xxe siècle (inondable, très endommagée); portail sculpté dont les 8 voussures comportent une représentation des Vieillards de l’Apocalyse avec leurs instruments de musique ; 5 travées (2 du xiie siècle pourvues de voutes bombées dites Plantagenêt, 3 du xve siècle dont une avec clé de voute de 1441). Au xve siècle, l’archevêque de Tours Jean Bernard, natif d’Écueillé, fit reconstruire le chœur et vouter la troisième travée de nef par des artisans tourangeaux. Clocher massif à baies géminées édifié à la fin duxve siècle, couronné d’une flèche de pierre, refait en 1860. Église dépendant jusqu’à la Révolution de l’abbaye de Villeloin. Classée aux Monuments Historiques en 1987. Ouverte les journées du Patrimoine (clé à la Mairie).

Nouvelle Église Notre-Dame : le 21 janvier 1906 une nouvelle église est inaugurée; elle a été bâtie sur les plans de l’architecte Henry Dauvergne ; sa construction commencée le 7 août 1898 a duré 7 ans et s’est heurtée à la très forte opposition du Maire Alban David (décédé subitement le 1er août 1905) et de son successeur.

Ancienne grange cistercienne de 1194 au lieu-dit Bretagne.

Ancienne église romane du prieuré d’Hervault (Communauté religieuse des sœurs de la Providence).

Prieuré (à 150 mètres de la vieille église, sur l’autre rive de La Tourmente) relevant jusqu’à la Révolution du château de Loches, avec des dépendances au village du Bois Franc. Vestige d’un établissement monastique dont les premières mentions remontent au XIIe ; le premier prieur est un certain Pinardus, en poste à partir de 1184. Fut l’une des 15 succursales de l’abbaye bénédictine Saint-Sauveur de Villeloin. Parmi les prieurs on note en 1493 André de Maussabré, membre d’une famille de la petite noblesse locale. Qualifié en 1791 de manoir.

Château de la Basse Roche du xixe siècle.

Sur le net : wikipedia.org ; ecueille.fr/fr/en-images

Pellevoisin

L'église.

Le bourg existait sous l’Antiquité et au Moyen Âge. Le site est donc occupé sans discontinuité perceptible depuis plus de deux millénaires. Une motte castrale est édifiée près de ce vieux bourg.

En 1875, une jeune femme de 32 ans, Estelle Faguette, né à Saint-Memmie en 1843, atteinte d’une maladie incurable, écrit, avec un cœur d’enfant et dans une grande confiance, une lettre à la Sainte Vierge : elle lui demande d’intercéder auprès de son divin Fils pour obtenir sa guérison, afin de soutenir ses parents âgés. La Vierge Marie répond à cette lettre par quinze apparitions de février à décembre 1876, au cours desquelles elle éduque Estelle à la sainteté et lui délivre un message de miséricorde. Le 19 février 1876, Estelle est entièrement guérie. Elle meurt en 1929. Dès 1877, l’archevêque de Bourges autorise le culte public à Notre-Dame de Pellevoisin et la chambre d’Estelle est transformée en chapelle. Depuis plusieurs années, l’archevêque de Bourges a confié aux Frères de Saint Jean la conduite spirituelle du sanctuaire de Pellevoisin, et en particulier le message de miséricorde transmis aux pèlerins d’aujourd’hui. Pellevoisin est le siège d’un important pèlerinage à Notre-Dame de la Miséricorde, le Ier dimanche de septembre.

Sur le net : wikipedia.org/wiki/Pellevoisin ; www.pellevoisin.net (Sanctuaire)

Argy

Image illustrative de l'article Château d'ArgyLe château d’Argy appartient aux constructions de la première Renaissance française aux alentours de 1500. En 1966, le Club du Vieux Manoir a pris en charge sa restauration, et l’a sauvé de la ruine. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis mai 1930. Il est actuellement en cours de restauration.

Le château d’Argy construit avant 1509 est contemporain de Blois et Chaumont sur Loire, mais antérieur à la plupart des autres châteaux de la Loire. Nous y trouvons une tour, au nom de tour de Brillac, et deux galeries. A leur rencontre se situe une tourelle polygonale avec un escalier qui permet l’accès aux trois corps de bâtiment. Les intérieurs montrent qu’un certain confort était recherché, notamment dans les pièces avec cheminées.

Les trois tours à mâchicoulis et les deux corps de bâtiment situés entre elles ont été classées monument historique par décret du 14 mai 1930. Au xixe siècle un bâtiment est venu remplacer le logis primitifLe moulin a été restauré et produit de l’énergie renouvelable.

Sur le net : wikipedia.org/Argy ; www.chateaudargy.fr

Buzançais

En 1847 a lieu à Buzançais un épisode dans lequel Victor Hugo voit les prémisses des événements de février 1848. Le 13 janvier 1847, en des temps de disette, un chargement de blé est accaparé par le peuple qui souffre de la faim. L’intervention du préfet est un échec. La répression orchestrée par Louis-Philippe et Guizot est exemplaire : vingt-six villageois sont arrêtés, trois sont guillotinés, les autres envoyés aux travaux forcés. Victor Hugo mentionne cet épisode dans son discours aux députés sur les caves de Lille.

A signaler :

Le monument aux morts de la guerre de 1870 à Buzançais dit la Pleureuse avec sa Berrichonne en pied, pleurant de douleur, la tête enfouie dans son bras appuyé sur une stèle et tenant dans l’autre main une couronne mortuaire, œuvre du sculpteur Ernest Nivet (1871-1948) inaugurée le 28 octobre 1900, érigé sur la place des Jeux (actuelle place Balanant). Le poème La Berrichonne, composé en berrichon par le poète Gabriel Nigond (1877-1937) en est la transcription littéraire.

Le Prieuré Sainte-Croix comporte principalement l’église prieurale, fondée en janvier 1418 par Jean de Prie, seigneur de Buzançais. Il abritait une communauté de religieux de l’ordre des Croisiers. Fermé 6 ans avant la Révolution, il fut successivement mairie, halle aux grains, poste aux chevaux puis atelier de confection de lingerie jusqu’en 1983. Depuis 1985, il est partiellement la propriété de l’Association de Sauvegarde.

Sur le net : wikipedia.org ; www.buzancais.fr/histoire ; saintecroix36500.free.fr

Villedieu-sur-Indre

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d’autres dénominations, la commune change de nom pour Vérité

A signaler

L’église St Sébastien : Eglise paroissiale Saint-Sébastien du xie siècle dont l’ensemble a été remanié au xixe siècle fait l’objet d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le 6 juin 1994. Le monument appartient désormais à la commune, et on peut lire sur le frontispice : « République Française ».

Sur le net : villedieusurindreblog.wordpress.com ; wikipedia.org/wiki/Villedieu-sur-Indre

 

Châteauroux

Châteauroux doit son nom à son fondateur, Raoul le Large, fils d’Ebbes-le-Noble, prince de Déols, qui, au XIe siècle, quitta le bourg héréditaire, berceau de sa famille et capitale de ses domaines, pour un château qu’il fit construire à quelques lieues, sur un monticule abrupt plongeant dans les eaux de l’Indre. Autour, vinrent se grouper des habitations qui, plus tard, formèrent la ville

A signaler

Le château Raoul.Château-Raoul : sur les bords de l’Indre qu’il domine, ce château des seigneurs de Déols xe siècle a donné son nom à la ville. Il fut reconstruit au xve siècle, et restauré au xixe siècle. ( A gauche)

Musée du Compagnonnage.

Le musée Bertrand : dans un ancien hôtel du xviiie siècle ayant appartenu au général Bertrand, se trouvent des collections napoléoniennes, des souvenirs du généralDesaix, de bons specimens de peinture flamande du xviie siècle, et des écoles régionales de peinture et de sculpture XIXe-XXe s, dont le sculpteur Ernest Nivet.

Le musée des Arts et Traditions Populaires, situé au cœur du parc Balsan, regroupe des collections basées sur le thème de la culture berrichonne, ainsi que sur la vie rurale en Berry. Photographies, gravures, coiffes, objets en tout genre, font renaître la vie des paysans d’antan, au cœur de cette province de France.

La maison du Berry, arts et traditions populaires.

Le couvent des Cordeliers : ancien couvent franciscain du xiiie siècle, il héberge aujourd’hui une partie de l’école des Beaux-arts et des expositions d’art contemporain. Situé dans la partie historique de la ville et dominant la vallée de l’Indre, c’est un lieu de promenade agréable.

L'église Saint-Martial.

L’église Saint-Martial : située à deux pas du Musée Bertrand, l’église Saint-Martial est une curiosité de la ville de Châteauroux qui mérite le détour. Dépendant de la paroisse Saint-Denis, elle fut construite au xiie siècle. C’est une nef unique d’origine romane couverte d’un berceau de bois, éclairée de baies tréflées ouvertes dans une arcature du chevet plat. Son clocher de style Renaissance, édifié par un bourgeois de Châteauroux, Pierre Vurignon, date des dernières années du xve siècle. Cette église cache dans ses murs des lithographies découvertes lors de travaux de réfection de l’autel en 1960. Situées à gauche de l’autel, ces lithographies comportent des inscriptions latines sculptées en caractères romains. À cette architecture, s’ajoute un trésor artistique datant du xve siècle avec des raretés telles que des statues en bois peint, représentant Saint-Denis, Saint-Thomas, la Vierge, Jésus … Au xviiie siècle, cette église abritait la Confrérie de Saint-Blaise qui groupait « les Tixiers » en drap. Jadis, la petite place de l’église Saint-Martial accueillait traditionnellement les feux de la Saint-Jean.

L’église Saint-André : en 1876, alors que les Berrichons sont en deuil (George Sand vient de mourir à Nohant), la ville de Châteauroux voit la consécration de l’église Saint-André, aboutissement de longues années d’efforts et d’interruptions de travaux. En effet, l’idée de l’édification remonte à l’année 1844 lorsque M. Grillon, alors maire de la Ville, décide la reconstruction de l’église Saint-André détruite à la fin du xviiie siècle et située à l’emplacement des halles actuelles, place Monestier. C’est en 1845, après un vote du Conseil Municipal, que commencent les travaux sur la place devenue ensuite Place Voltaire. En 1869, après vingt ans d’interruption, la construction reprend, sur la base d’un nouveau projet de l’architecte départemental de l’Indre, Alfred Dauvergne. Située plus au nord de la place qu’envisagé lors du premier projet, l’église est conçue notamment à partir d’études réalisées pour l’église (devenue basilique) Sainte Clotilde de Paris (VIIème arr.). La guerre de 1870 vient une nouvelle fois arrêter les travaux de l’église Saint-André. Ainsi, c’est seulement en 1876 que l’édifice montre son visage définitif aux Castelroussins. Malgré des moyens réduits, l’église Saint-André présente un intérêt artistique certain. Des dessins d’Isidore Meyer viennent compléter les plans de l’architecte Dauvergne et l’industrie locale a profité de cette construction. En effet, tout l’intérieur est construit en granit du pays pour les soubassements et en pierre de taille des carrières d’Ambrault pour les œuvres en élévation. Les deux tours atteignent soixante mètres de hauteur. La longueur totale de l’édifice est de 87 mètres et peut contenir 3000 personnes. D’un point de vue architectural, l’église principale de Saint-André est de style gothique.

L’église Notre-Dame.

L’église Notre-Dame : elle a été construite sur le fossé d’enceinte de l’ancien Château-Raoul en 1882. Malgré sa situation désavantageuse (elle a été édifiée sur un terrain bas), cet édifice garde tout son charme avec son style inspiré de l’église romane d’Issoire et ses détails architecturaux remarquables. En effet, des chapiteaux s’élèvent successivement et ceux de l’intérieur représentent chacun une scène différente de l’écriture sainte (elles ont été exécutées par M. Girault-Dupin, sculpteur à Châteauroux). L’église Notre-Dame comporte également un chœur avec des colonnes de marbre et une coupole surmontée d’une Vierge en bronze doré.
  • L’église Saint-Joseph.

L’église Saint-Thérèse.

L’église Saint-Jean.

Le conservatoire de musique de Châteauroux.Le conservatoire de musique de Châteauroux. (A gdroite)

Le quartier Saint-Christophe  fut longtemps dominé par l’abbaye bénédictine fondée par les moines de Saint-Gildas-de-Rhuys en 1127. Hélas, cet édifice fut démoli et abandonné. Mais au xve siècle se créa une agglomération autour d’une modeste église, ce qui redonna naissance au quartier Saint-Christophe. Quelques vestiges de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Gildas sont à découvrir près du Colombier dans la rue de la Fuie ou dans la rue des Jeux Saint-Christophe. Le quartier accueille chaque année de traditionnelles manifestations telles que la fête des Vignerons (Saint-Vincent) et le pèlerinage automobile créé par l’abbé Paviot (figure légendaire du quartier). Celui-ci fit sculpter une statue monumentale de Saint-Christophe sur le parvis de l’église et la plaça au-dessus du portail au début du siècle. Ses successeurs maintiennent le pèlerinage automobile mais l’ont déplacé sur le mail Saint-Gildas.

Sur le net : wikipedia.org ; www.ville-chateauroux.fr ; www.chateauroux-tourisme.fr

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En savoir plus sur le tour de France 2011

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