Le trésor perdu de Napoléon

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Le chapeau de Napoléon à Waterloo (musée de Sens)HISTOIRE – NAPOLEON – EXPOSITION

Plus riche souverain du monde, Napoléon 1er a vu l’essentiel de sa fortune dispersé à sa chute en 1815. Marc Fourny a enquêté pour herodote.net sur les conditions rocambolesques dans lesquelles s’est évaporé le magot impérial

 

Bijou de l'ordre de l'éléphant du Danemark, attribué à Napoléon le 18 mai 1808 et retrouvé à Waterloo (musée historique de Moscou)On peut en avoir un bel aperçu au musée de la Légion d’Honneur (Paris) où se tient une exposition sur le butin perdu à Waterloo. Vae victis !…

Le trésor perdu de Napoléon :

On connaît parfaitement les comptes du Premier Empire, tant la manie organisatrice de Napoléon 1er s’étendait à tous ses services. Les finances ne font pas exception puisqu’il est vital de bien entretenir l’armée, principal budgétivore de l’empire et socle du pouvoir politique.

En 1810, Napoléon est le souverain le plus riche du monde avec un revenu personnel estimé à cinquante millions de francs par an – à comparer avec les trente-trois millions du roi d’Angleterre. Une somme considérable puisque le salaire moyen d’un ouvrier de l’époque est de 400 francs annuels.

À sa chute, en 1815, il ne sauve toutefois qu’une poignée de millions, d’une façon quelque peu rocambolesque qui illustre les moeurs du temps. Lire la suite sur Herodote.net

La berline de Waterloo : 

Point de diamants, ni de napoléons en or, revendus depuis longtemps, mais une kyrielle de souvenirs authentiques et émouvants : le fameux bicorne dont la simple apparition au loin sur les champs de bataille fit longtemps trembler l’Europe, ou encore une redingote, une chemise, une cocarde de drapeau, une belle argenterie de campagne aux armes de l’Empereur avec son bassin à barbe, son flambeau démontable et sa cafetière, mais aussi trois superbes sceaux pour signer missives et traités, ainsi que l’ensemble des décorations de Napoléon Ier.

Tous ces objets furent récupérés par les troupes ennemies lorsque les Français se sont repliés en catastrophe, poursuivis de près par les Prussiens.

Sur le pont de Genappe, un gros encombrement empêche les voitures de franchir la Dyle, elles sont abandonnées là, on emporte ce qu’on peut, mais le temps presse. Les poursuivants n’ont qu’à se servir…

C’est là que débute l’incroyable destin du butin perdu. Les deux berlines de l’Empereur sont récupérées par les officiers prussiens.

La plus grande, la dormeuse conçue pour les longs trajets, se retrouve à Londres et sert d’attraction pour les belles londoniennes qui s’offrent un tour de manège sur le siège impérial. Elle finira par brûler dans l’incendie du musée Tussaud en 1925.

La deuxième voiture, un landau plus léger qui a fait la campagne de Russie, exposée aujourd’hui au Musée de la Légion d’honneur, est utilisée par le feld-maréchal Blücher, avant d’être cédée au musée national de Malmaison. Lire la suite sur Herodote.net

Jeudi 29 mars 2012

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