Un buste d’Edmé Bouchardon préempté par le Louvre

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SALLE DES VENTES – PREMPTION, BOUCHARDON – LE LOUVRE

Un buste d’Edmé Bouchardon mis aux enchères à Drouot le 11 juin 2012 préempté par le Louvre. L’oeuvre avait atteint la somme de 3 750 000 €. D’autre part, au cours de la même vente, une rare paire de bergères d’époque Louis XVI estampillée BAUVE a été préemptée par les Archives Nationales à 147 885 €

(Communiqué) Cet après-midi à Drouot Richelieu, la Maison de Ventes aux enchères Claude Aguttes, en collaboration avec le cabinet d’expertise Guillaume Dillée, présentait lors d’une vacation de tableaux, mobilier et objets d’arts, un buste exceptionnel représentant Charles Frédéric de La Tour du Pin, marquis de Gouvernet, par Edmé Bouchardon (1698-1762). Cette œuvre a été préemptée à 3 750 630 € par le Musée du Louvre.

 

Ce buste en marbre blanc, d’une exceptionnelle puissance et d’une impressionnante vérité, œuvre magistrale de l’artiste, a été exposé au salon de 1738 et est resté dans la famille depuis 1736, devenant l’un des plus grands chef-d’oeuvres de la sculpture française du règne de Louis XV conservé en mains privées.

Il est signé au revers EDMONDUS BOUCHARDON SCULPTOR REGIUS FACIEBAT Edmé Bouchardon fut certainement le sculpteur le plus célèbre du règne de Louis XV, considéré par ses contemporains, confrères et amateurs, comme l’incarnation la plus éblouissante du renouveau de l’art de la grande sculpture française. Sa carrière fut jalonnée de commandes royales et privées prestigieuses, parmi lesquelles figurent le monument funéraire de la duchesse de Lauraguais, la fontaine de la rue de Grenelle, les bustes du baron Philipp von Stosch (appartenant de nos jours aux collections du Staatliche Museen zu Berlin), de John
Gordon (conservé au Highland Council, Inverness Museum and Art Gallery), puis celui de Lord Hervey of Ickworth.

Éloigné du portrait de cour et de toute autre représentation sculptée de l’époque, notre buste en marbre du marquis de Gouvernet rompt avec l’art du portrait développé par les sculpteurs français depuis le règne de Louis XIV. Il doit être considéré comme la toute première manifestation de l’Antiquité appliquée au portrait en buste d’une personnalité française au XVIIIe siècle. Dans sa composition, Bouchardon fait preuve d’une incroyable audace et s’affiche comme le sculpteur le plus avant-gardiste de son temps. Ce type de représentation met en scène le modèle en le présentant telle une figure héroïque caractérisée par la nudité, totale ou partielle, à laquelle Bouchardon apporta quelques éléments modernes, notamment le traitement réaliste de la chevelure et le rejet de la composition axiale du visage par rapport au corps, en le plaçant volontairement de profil. Il s’agit de la première personnalité française représentée « à l’antique » (lot n° 122).

Du reste de la vente a qui a totalisé un produit vendu de 5 649 000 €, on peut retenir également :

  • une rare paire de bergères d’époque Louis XVI estampillée BAUVE (Mathieu DEBAUVE ou), qui a été préemptée par les Archives Nationales à 147 885 € frais compris. En hêtre richement sculpté et doré, les dossiers sont soulignés de deux grenades et de feuilles d’acanthe à graine et clochettes de fleurs (lot n° 148).
  • une paire de vases en porcelaine peinte sur des fonds vert jaune de craquelures imitant les céladons de la Chine a atteint l’enchère de 231 640 € frais compris. D’époque Louis XVI, elle avait notamment figuré dans les collections Jules Strauss, Jacques Doucet et Erich de Goldschmidt-Rothschild (lot n° 156).

Le lundi 11 juin 2012 à Drouot Richelieu, la Société de Ventes Volontaires Pierre Bergé & Associés dispersait un bel ensemble de 30 tableaux des écoles flamandes et hollandaises provenant de collections privées.

(communiqué) L’enchère la plus élevée de la vacation a été portée sur un panneau de chêne circulaire, « La kermesse de Saint-Georges », par Pieter II Brueghel dit « le Jeune » (1564-1638), adjugé 648 588 € frais compris. Il était signé en bas à droite P.BRVEGHEL (lot n° 14).

On a pu noter une autre belle enchère à 475 000 € frais compris pour un panneau de chêne circulaire du même artiste, « Promeneurs sur un chemin près d’un village », signé en bas à gauche P.BRVEGHEL. Cette
oeuvre provenait d’une collection privée belge (lot n° 13).

Un panneau de chêne, « Paysage avec saint Christophe » par Joachim Patinir et son atelier (1480/85-1524), s’est envolé à 187 500 € frais compris (lot n° 7).

Beaux résultats également pour deux panneaux de chêne, le premier « La tentation de saint Antoine » par Jan Mandyn, Pieter Huys et leur atelier (1490-1550), adjugé 181 250 € frais compris, le second « La Résurrection du Christ » par Cornelis Engebrechtsz et son atelier (1461-1527) vendu 175 000 frais compris (lots n° 6 et 1).

Enfin, une huile sur cuivre par Jan II Brueghel (1601-1678) figurant « Enée et la Sibylle aux Enfers », a été adjugée 162 500 € frais compris (lot n° 16).

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