26-29 novembre 1812 La Bérézina !

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VIDEOS – NAPOLEON- EN MEMOIRE DE

Triste anniversaire que celui de la retraite de Russie et du franchissement de Bérézina gelée du 26 au 29 novembre 1812. Il y a tout juste 200 ans

Le 26 novembre 1812…

Tandis que les Cosaques harcèlent les troupes démunies de tout, les pontonniers du général Eblé aménagent un passage sur la rivière gelée. La plupart y laissent leur vie. Pendant 3 jours, ce qui reste de la Grande Armée, entrée en Russie cinq mois plus tôt, va franchir les ponts improvisés.

La glace qui recouvre habituellement la rivière en cette saison, a fondu par l’effet d’un dégel inattendu et les eaux charrient d’énormes blocs de glace. Le général du génie Jean-Baptiste Eblé a heureusement conservé ses outils malgré les ordres de l’empereur. En quelques heures, ses 400 pontonniers édifient deux ponts de 90 mètres de long et 5 mètres de large.

En trois jours, les troupes franchissent la rivière pendant que le général Oudinot livre bataille aux Russes afin de faire diversion. Un pont se brise le 27 novembre, entraînant dans les flots un grand nombre de grognards. Il est réparé dans la soirée par les pontonniers qui se jettent dans les eaux glacées.

Au matin du 29 novembre, Eblé, qui voit les Russes approcher, met le feu à ses ouvrages. Des milliers de traînards se noient en tentant d’échapper à l’ennemi. Parmi eux des femmes et des enfants (cantinières, prostituées, épouses cachées…).

Au sortir de la rivière, Napoléon dispose encore de 25.000 combattants et 30.000 non-combattants. 20.000 retrouveront leurs foyers… On évalue à 50.000 le nombre de prisonniers et de déserteurs qui feront souche en Russie.

Une grande partie des pontonniers ont péri de froid dans l’eau glaciale de la Bérézina. Six seulement survivront à la retraite et Eblé lui-même mourra d’épuisement à Königsberg. En savoir plus sur herodote.net

La bataille de la Bérézina

Le chant de la Bérézina

Traduction française par Gonzague de Reynold

Notre vie est un voyage
Dans l’hiver et dans la nuit,
Nous cherchons notre passage
Sous un ciel où rien ne luit.

La souffrance est le bagage
Qui meurtrit nos reins courbés;
Dans la plaine aux vents sauvages
Combien sont déjà tombés!

Dans la plaine aux vents sauvages
La neige les a couverts.
Notre vie est un voyage
Dans la nuit et l’hiver.

Demain la fin du voyage,
Le repos après l’effort,
La patrie et le village,
Le printemps, l’espoir – la mort!

Napoléon et la campagne de Russie

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