La municipalité de Gesté refuse de restaurer l’église

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EGLISE DE GESTE – MAINE-ET-LOIRE

Extérieur de l'église Saint-PierreMauvaise volonté contre bon droit ?

Selon Georges Remeau, premier adjoint au maire de Gesté, dans le Maine-et-Loire, « personne ne peut nous obliger à restaurer l’église et nous n’avons ni l’intention de le faire, ni l’intention d’attendre qu’elle soit réduite à un un tas de cailloux pour intervenir« 

Ces propos formulés à l’occasion de la cérémonie de voeux, le 5 janvier 2013 et rapportés par Ouest France dans son édition du 8 janvier 2013, faisait suite à une manifestation le matin même du Collectif pour une Eglise unie reconstruite qui avait apposé sur l’édifice une bâche sur laquelle est inscrit « Eglise en ruine ».

Le collectif qui a réuni 700 signatures de soutien au projet de démolition du maire, juge que l’église présente actuellement une menace pour les passants et les commerces qui se trouvent à proximité.

Dans sa décision d’annuler le permis de démolir,  la Cour administrative d’Appel de Nantes avait refusé de reconnaître l’état de péril de l’église et avait reconnu son intérêt architectural.

Le collectif dénonce par ailleurs le coût que représenterait la restauration de l’édifice, en confiant au journaliste de Ouest-France  : « Les habitants ne veulent pas voir leurs impôts augmenter de façon astronomiques ».

Sur ce chapitre, nous avions rapportés ces observations, lues dans Ouest France le 20 avril 2010 :

« Chacun a le sentiment d’avoir raison », constate un observateur gestois. Côté municipalité, on ne souhaite pas revenir sur la décision prise par Michel Baron, ancien maire, de détruire l’église. Les raisons des élus sont essentiellement financières. « Tous les chiffres que nous avions avancés sont confirmés, explique le maire. L’expert mandaté par le tribunal administratif a indiqué que le somme de 3,7 millions d’euros serait nécessaire pour restaurer l’église.

Quant au coût de la démolition construction, il a fait l’objet d’une estimation précise sur la base d’avant-métrés. Il s’élève comme prévu à 1,350 million d’euros ». Ces arguments sont réfutés les membres de Mémoire vivante du patrimoine gestois, présidée par Joël Sécher. « Je n’ai jamais vu une rénovation coûter plus cher qu’une démolition et une reconstruction », s’indigne Jacques Chupin, maître d’oeuvre dans le bâtiment, membre de l’association. Comme d’autres, il dénonce l’abandon de l’entretien de l’édifice depuis une quinzaine d’années. Lire la suite

L’association mémoire vivante, qui conteste le chiffrage de la restauration avancé par l’équipe municipale, rappelle la décision du Conseil d’Etat, le 5 décembre 2012,  repoussant le pourvoi de la commune de Gesté, désireuse de rétablir le permis de démolir de l’église. Elle craint aujourd’hui le pire.

 » Le maire ne veut en aucun cas restaurer le bâtiment, nous confie son président Joël Sécher. Il nous avait envoyé un courrier en mai 2012 disant que la mise hors air et le nettoyage des chêneaux serait effectué en 2012. Rien n’a été fait! Au contraire, il a pris un arrêté de péril concernant une partie de l’édifice et a relogé le propriétaire de la maison attenante. Notre crainte est que soit déclarer un état de péril imminent pour tout le bâtiment et ainsi arriver à ses fins: la démolition.  »

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Pour la reconstruction, l’investissement se chiffre à 2,2 millions d’euros.

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Mercredi 9 janvier 2013

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