La petite singerie du Château de Chantilly ouvre ses portes

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Communiqué de presse

 La restauration de la Petite Singerie a duré 17 mois entre novembre 2011 et mars 2013. Cette campagne de restauration a été réalisée grâce au mécénat du groupe Panhard, au soutien du Ministère de la Culture et de la Fondation pour la sauvegarde et le développement du Domaine de Chantilly.

Cette période a été entrecoupée d’études et de travaux complémentaires. Une dizaine de restaurateurs a travaillé sur le chantier : restaurateurs de peinture, de dorure, d’ébénisterie ainsi que d’autres entreprises…

Pendant cette restauration, les boiseries ont été déposées, ce qui a révélé de nombreux désordres sur les pans de bois (infestation des poutres….) ainsi que le fait que les lambris avaient déjà été déposés et restaurés.

Il a également été constaté que les dorures avaient entièrement été refaites au XIXe siècle.

Les scènes décoratives avec les « singesses » avaient reçu un rechampi de couleur qui occultait le fond original. Après enlèvement de ce rechampi, les fonds originaux de 1735 de grande qualité ont été mis en valeur.

L’étude du plafond (à l’origine réalisé à la peinture à l’huile sur plâtre, transposé sur toile, documentée dans les archives du musée) a révélé un état très altéré et de nombreux repeints du XIXe siècle.

Les lambris de chêne de la Petite Singerie ont été restaurés sur place, avec une consolidation ponctuelle à l’aide de taquets et traverses coulissantes.

Des discussions ont eu lieu autour des choix de restauration, par exemple au niveau de la dorure où il a été choisi de garder un état duc d’Aumale (XIXe siècle).

La difficulté résidait dans l’obtention d’un ensemble homogène après restauration entre les lambris du XVIIIe, les dorures du XIXe et le plafond repeint en partie au XIXe.

Rappel historique sur la Petite Singerie :

La Petite Singerie constituait au XVIIIe siècle le petit cabinet ou boudoir de la duchesse de Bourbon, située au rez-de-chaussée du Petit Château construit pour le connétable Anne de Montmorency par l’architecte Jean Bullant, au milieu du XVIe siècle.

Aménagé par le Grand Condé dès la fin du XVIIe siècle puis par ses descendants, ce rez-de-chaussée abritait les appartements privés du duc et de la duchesse de Bourbon, appartements symétriques qui se rejoignaient au centre par les pièces de garde-robe et de toilette. Son décor allégorique de singes, daté de 1735, est attribué à Christophe Huet, également auteur du décor semblable de la Grande Singerie qu’il réalise deux ans plus tard. Au XIXe siècle, la Petite Singerie, qui doit son nom à son décor, est l’une des pièces composant l’appartement de la duchesse d’Aumale. Cet appartement avec son pendant, dévolu au duc d’Aumale, constitue un témoignage exceptionnel de la conservation de la distribution d’origine et de la permanence d’occupation du site depuis le début du XVIIIe siècle. Par son décor de lambris blanc et or peints d’arabesques et de chinoiseries, le cabinet de la Petite Singerie est le seul témoignage à cet étage du décor qui avait été réalisé au début du XVIIIe siècle pour les appartements de Louis IV Henri, duc de Bourbon.

 

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