Trois vase de Sèvres acquis pour l’appartement de Madame Victoire à Versailles

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http://pbs.twimg.com/media/BJqsKcuCUAAwsyf.jpgCHATEAU DE VERSAILLES – MECENAT

Dans un communiqué daté du 7 mai 2013, le ministère de la Culture annonce l’acquisition de trois vases de la Manufacture royale de Sèvres pour l’appartement de Madame Victoire au château de Versailles, grâce au mécénat du groupe LVMH

(Communiqué) Un ensemble remarquable de porcelaines de Sèvres entre dans les collections du château de Versailles. Il s’agît de trois vases à fond vert et décor pastoral, peints par Charles Nicolas Dodin (1734-1803) et acquis par Madame Victoire, fille de Louis XV, pour sa chambre à coucher. Le retour de ces chefs-d’oeuvre au château de Versailles vient parachever la restauration et le remeublement des appartements de Mesdames, engagés en 2012.

L’ensemble, à l’origine composé de cinq vases, fut acheté par madame Victoire (1733-1799), au mois de décembre de l’année 1772, trois ans après son emménagement dans ses nouveaux appartements situés au rez-de-chaussée du Château. Quatrième fille du roi, elle s’y installe avec sa soeur aînée, madame Adélaïde. Elles y demeurent jusqu’à la Révolution.

En observant les scènes exécutées sur les cartouches des vases, on reconnait l’une des sources principales d’inspiration de Dodin, l’oeuvre de François Boucher (1703-1770). Les deux vases latéraux, dits “ à feuilles de lauriers ”, présentent, en effet, des scènes imaginées par le protégé de madame de Pompadour : Les Amants surpris et Les Charmes du printemps. Quant au vase central, dit “ à baguettes ”, il reprend Les Charmes de la vie champêtre, une scène pastorale peinte en 1737 pour Louis XV par Boucher. Le recadrage, les couleurs totalement inventées et la réduction du décor aux éléments les plus nécessaires – le mouton couché par terre des Charmes de la vie champêtre a par exemple disparu –, témoignent de la finesse du traitement des détails par Dodin et de sa capacité à transcrire et à réinventer le style de Boucher dans la peinture sur porcelaine.

L’ensemble a été acheté par madame Victoire à l’occasion des ventes qui se déroulaient, depuis 1758, dans l’appartement intérieur du Roi à Versailles. Il a probablement été placé dès l’origine sur la cheminée de la chambre à coucher, comme l’évoque un inventaire révolutionnaire. Afin que l’on puisse imaginer parfaitement l’ambiance de cette pièce au moment où madame Victoire l’habitait, ces trois chefs-d’oeuvre seront visibles à ce même emplacement, pour la réouverture  des appartements de Mesdames.

Les dispositions fiscales de la loi du 1er aout 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations, qui complètent celles de la loi du 4 janvier 2002 relative aux musées de France et ont été intégrées au code général des impôts, créent des conditions favorables à l’entrée dans les collections publiques, grâce à un avantage fiscal exceptionnel consenti aux entreprises mécènes, d’oeuvres reconnues d’intérêt patrimonial majeur par la commission consultative des trésors nationaux.

L’acquisition de cet ensemble, ayant obtenu cette qualification d’ « oeuvre d’intérêt patrimonial majeur ” en 2012, a été rendue possible grâce au mécénat du groupe LVMH Moët Hennessy – Louis Vuitton en application de ce dispositif fiscal prévu à l’article 238bis 0A du code général des impôts.

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Versailles acquiert une pendule Louis XVI et des vases de Sèvres (La 5ribune de l’Art 15 mai 2013)

Le château de Versailles a préempté le 24 mars dernier à l’hôtel des ventes de Metz une pendule Louis XVI ornée d’une Offrande à l’Amour mimée par des figures de bronze. Elle est probablement due à Charles Leroy ou à son fils Etienne-Augustin qui devint horloger du roi et signait du nom de son père. Son faible prix d’adjudication, 4 000 euros, est sans doute lié au fait que sa provenance n’avait pas été identifiée. Or comme le signale Bertrand Rondot, elle correspond à une description que l’on trouve dans l’inventaire de 1787 : « Une pendule de cheminée en bronze doré d’or moulu, quant à l’ornement, le corps et le socle de marbre blanc, le sujet de cette pièce est une prière à l’amour, désignée par une femme dont l’attitude démontre la supplication qu’elle fait à l’amour qui termine la pendule, h. de 17 po. sur 12 po. de large, par Charles Leroy. – Petite bibliothèque. »La pendule de Metz est décorée d’un sujet conforme à la description de l’inventaire, ses dimensions sont cohérentes (45,9 cm x 32,4 cm), et elle porte le nom de Leroy sur son cadran. Celui-ci cependant semble avoir été refait au XIXe siècle et il faudra étudier le mécanisme pour voir s’il a la marque de l’horloger. Cette œuvre devrait donc retrouver sa place à Versailles, dans la bibliothèque, au-dessus du cabinet du Conseil. suite et photos

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