L’état et l’avenir du patrimoine religieux sur KTO

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TELEVISION – PATRIMOINE RELIGIEUX

KTO patrimoineTous les deux mois, l’émission de KTOtv La Foi prise au mot traite, en partenariat avec la revue Arts Sacrés, sur un thème lié à l’Art ou au patrimoine religieux.

Le 16 septembre 2013, la première émission de cette nouvelle série, animée par Régis Burnet, s’est intéressée au  patrimoine religieux architectural français, parfois menacé :

 » De plus en plus souvent, on déplore la destruction  religieux. Mais qu’en est-il réellement ? Ne faut-il pas souligner aussi l’effort des pouvoirs publics pour préserver le patrimoine national chrétien ? Et que représente ce patrimoine quand il change totalement d’affectation ? Dès lors, quelles relations entretiennent l’Eglise, l’Etat et les collectivités territoriales sur ce dossier ? Pour en parler, le frère Philippe Markiewicz, rédacteur en chef de la revue  » Arts Sacrés  » et Christine Dejean de la Batie, déléguée adjointe de la Commission diocésaine d’Art Sacré à Paris.  »

Sur cette question, on peut (re)écouter l’émission de Radio Notre-Dame du 11 septembre 2013 : Quels soins les Français apportent-ils à leurs églises ?

La revue Arts Sacrés N°25 consacre son dossier à Eglises : chefs-d’œuvre en péril ?

Arts Sacrés n° 25 - Septembre / Octobre 2013

Ce qu’en dit l’éditeur :

L’état des églises en France. Le patrimoine religieux français fait régulièrement les gros titres des médias : certains le trouvent trop coûteux à entretenir et demandent même qu’on désaffecte, voire qu’on détruise, certaines églises. La presse étrangère nous fait remarquer que nos églises sont souvent crasseuses et mal entretenues. Qui est responsable ?

Lorsque l’Église et l’État se sont séparés en 1905, la question s’est posée du devenir des églises. L’« affectation légale » en est résultée, notion juridique qui demeure en Europe une exception cultuelle aux nombreuses conséquences, parfois paradoxales, qu’il faut connaître avant d’interroger l’état du patrimoine cultuel en France. Pour la première fois, un article complet et accessible, avec de nombreux exemples pratiques, fait le point de la question.

Une comparaison avec l’Allemagne et l’Italie permet de mieux cerner la spécificité française et de corriger certains préjugés. Un rapide tour de France de communes de tailles et de conditions diverses permet d’évoquer les nombreuses situations que rencontrent les maires faces à « leurs » églises, parfois charges écrasantes, souvent potentiel ignoré. Des rencontres avec des acteurs et médiateurs du patrimoine cultuel nous font découvrir les réalités du terrain.

L’architecture religieuse est encore à l’honneur avec un portrait de Soufflot en bâtisseur d’église et la présentation des trois projets du concours pour le nouveau sanctuaire de Notre-Dame-du-Laus auquel ont participé les plus grands architectes français…

 » L’exception cultuelle française :

Les églises de France sont les enfants légitimes de l’Église et de l’État. Grands et petits événements du pays ou de la vie locale y étaient célébrés, les affaires de la cité y étaient débattues « en présence de Dieu et de ses saints », et l’Église y priait, selon les temps, pour le roi, l’empereur ou la République. L’Église considère en effet la vie publique et sociale comme une extension de la vie spirituelle. Lorsque l’Église et l’État français se sont séparés en 1905, la question s’est posée : qui aura la garde des enfants ? L’« affectation légale » en est résultée, notion juridique qui demeure en Europe une exception cultuelle aux nombreuses conséquences, parfois paradoxales. L’Église et l’État sont embarqués ensemble pour faire vivre les églises et les entretenir. Une responsabilité partagée dont il faut connaître les fondements avant d’interroger l’état du patrimoine cultuel en France.

Frère Philippe Markiewicz « 

Vendredi 20 septembre 2013

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