Vente de reliques aux enchères à Drouot

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DROUOT – RELIQUES – OBJETS DE CULTE

Drouot vente de reliques 30 janvier 2014 2Une vente aux enchères d’objets d’art sacrés dont des reliquaires (avec leurs reliques) a eu lieu hier, jeudi 30 janvier 2014 dans ne salle de Drouot.

Certains sur le net accusaient le diocèse de Rouen de « brader son patrimoine » et surtout  bafouer le droit canon qui interdit la vente de reliques.

Ayant moi-même interrogé des services de l’Archevêché sur cette vente, il m’a été assuré « qu’aucune relique  n’avait été proposée à la vente par le diocèse » (Lire le communiqué ci-dessous »).

Malgré tout, des reliquaires leurs reliques, dont nous ne connaissons pas à ce jour les anciens propriétaires, ont bien été vendus  le 30 janvier dernier.

Drouot vente de reliques 30 janvier 2014

 

 

Je rappelle ici (lire ci-dessous) que le droit canon interdit formellement la vente des reliques et encadre la cession des objets liturgiques à des tiers .

De plus sur le plan civil, la vente de reliques contenant des petits os ou des mèches de cheveux peut être assimilée à du trafic de restes humains et donc pénalement condamnable.

Je remarque enfin que malgré les règles de droit canon et les précautions récemment émises par la Conférence épiscopale française, des communautés religieuses mettent trop souvent en vente des objets sans discernement… et alimentent de ce fait un marché, certes rémunérateur, mais qui ne se soucie pas toujours de la destination après-vente de ces objets. car le droit canon dit bien que la vente commerciale ne désacralise pas de fait l’objet sacré…

Il existe des experts en objets religieux et art sacré qui se tiennent à ces règles (j’en ai rencontré), mais visiblement pas tous.

Communiqué du diocèse de Rouen, daté du 29 janvier 2014 :

Une vente d’objets religieux est organisée le jeudi 30 janvier 2014 à l’Hôtel Drouot à Paris.

Ce n’est pas une vente d’objets de l’archevêché de Rouen mais une vente parmi lesquels figurent des objets appartenant à l’archevêché de Rouen pour lesquels le Collège des Consulteurs et le Conseil économique diocésain ont donné leur accord et qui ont fait l’objet d’un décret d’exécration de l’Ordinaire.

Aucune relique ne fait partie des objets proposés à cette vente par l’archevêché de Rouen.

Les objets de culte expertisés en raison de leur valeur patrimoniale et inscrits au bilan de l’Association diocésaine de Rouen sont naturellement conservés.

Lire à ce sujet :

Vente d’objets de culte ou de reliques, par le service juridique de la Conférence des Evêques de France (Juin 2010).

Texte dans lequel il est noté :

  • - Un principe : un objet sacré ne doit pas être aliéné même si son transfert de propriété reste possible mais seulement entre personnes juridiques canoniques publiques telles que paroisse, diocèse, institut de vie consacrée, association publique de fidèles.
  • - Une précision : l’aliénation d’objets précieux à cause de leur valeur historique ou artistique requiert l’autorisation du Saint Siège (canon 1292§2) ;
  • - Une prohibition : « Il est absolument interdit de vendre les saintes reliques » (canon 1190§1)

Si la vente des saintes reliques est absolument interdite en ce qu’elle porte sur des restes humains, il y aura lieu d’éviter toute commercialisation indue de tout objet sacré en général, tout spécialement les calices, ciboires, patènes ou ostensoirs intrinsèquement liés à la célébration de l’eucharistie. Lire l’intégralité du texte

Pour en savoir plus :

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