Le permis de construire de LVMH à La Samaritaine annulé

Article pouvant être lu en 3 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

PARIS

Dans un communiqué commun la SPPEF et  SOS Paris saluent la décision de justice qui annule le permis de construire en lieu et place des immeubles de La Samaritaine démolis, dont certains présentaient des façades élégantes élevées sous Louis XV

Communiqué du 13 mai 2014 :

 » Après un an et demi de combat, le permis de construire du nouveau bâtiment de la Samaritaine sur la rue de Rivoli a été annulé !

Il s’agit d’une grande victoire remportée par les associations de défense du patrimoine, la SPPEF et SOS Paris qui ont obtenu un jugement sur le fond. En effet, le Tribunal administratif a fait droit à leurs critiques sur une architecture en rupture dans le centre protégé de Paris, jugeant le projet de l’agence Sanaa « en dissonance » avec son environnement et donc contraire à l’article UG.11.1.3 du PLU de Paris. Cette victoire ne doit pas occulter les tristes destructions déjà opérées dans l’îlot par la Samaritaine après le rejet du référé suspension de juillet 2013, rejet annulé en février par le Conseil d’Etat pour erreur manifeste de droit.

Il est regrettable que la ville de Paris et le ministère de la Culture n’aient pas suivi les sages analyses de la Commission du Vieux Paris, qui préconisait la conservation de cet ensemble homogène du centre de Paris.

Rappelant que les règles d’urbanisme s’appliquent à tous, même aux grands projets privés soutenus par la Ville de Paris, les défenseurs du Patrimoine tiennent à la ville comme espace partagé, dans le respect dudroit. Loin de toute idée de muséification, ils soutiennent l’architecture contemporaine lorsqu’elle prend en compte le contexte dans lequel elle s’insère.

En délivrant un permis contraire au PLU qu’elle a elle-même fait voter et en refusant d’entendre les associations, la ville de Paris a mis en péril le projet ainsi que les logements sociaux et la crèche qu’elle prétendait défendre !

Le dossier de la Samaritaine, qui a valeur d’exemple, concerne plus largement la question de l’esthétique de Paris et de l’évolution harmonieuse de notre capitale dans une conception ouverte de la modernité.  »

Sources SOS Paris et SPPEF

SPPEF :  » Pourquoi l’avenir de la Samaritaine engage celui de Paris

Les démolitions s’achèvent à la Samaritaine à la suite du rejet du référé suspension introduit par la SPPEF en juillet 2013. Une notification adressée à la société des magasins de la Samaritaine aurait été reçue par la mairie de Paris, et inversement, sans que le contenu des enveloppes ait pu être prouvé par ces parties. Ce rejet a été fermement sanctionné, le 5 mars 2014, par le Conseil d’État comme « erreur manifeste de droit ».

Huit mois ont cependant passé et la situation actuelle est terrible pour le patrimoine : trois immeuble d’alignement pré-haussmanniens ont été démolis rue de Rivoli, d’autres dans les rues adjacentes et notamment une belle façade remontant à 1725.

Le bâtiment que l’on prévoit de leur substituer pose désormais un grave problème d’intégration au tissu urbain existant. Il faut, finalement, remonter aux années 60-70 pour trouver trace de démolitions et de projets architecturaux équivalents à Paris (notamment dans le quartier des halles)….

Ill. 6. Façades de la rue de Rivoli datant de 1852 promises à la démolition (vues depuis l'Ouest, avant bâchage). Photos : Google Streets - La Tribune de l’Art Lire la suite sur le site de SPPEF

 

Lire aussi

Commentaires via facebbok
(152 visites sur cette page depuis l'installation du compteur sur le site le 22 juillet 2014)
(1 visites aujourd'hui)

Poster un Commentaire

1 Commentaire sur "Le permis de construire de LVMH à La Samaritaine annulé"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
wilz
Invité

Heureusement que nous avons le musée Pompidou pour empecher Paris de se scléroser , nos ancêtres avaient plus d’audace