La patiente résurrection de l’église d’Arc-sur-Tille

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COTE D’OR

Reçu ce message plein d’espoir et de détermination de la part d’André Fanjaud, président de l’association Une église pour Arc-sur-Tille, édifice un temps promis à la démolition par l’ancienne municipalité :

 » Après l’opération « nouveau toit du clocher » du 21 janvier (mon courriel du 26 janvier), les travaux de restauration 2ème tranche de l’église d’Arc-sur-Tille viennent de commencer pour une durée de 15 à 18 mois. Les photos jointes vous en donneront un aperçu.

Si, sauf imprévus, la réouverture de l’église commence à poindre à l’horizon 2016, nous devrons néanmoins trouver le financement du chauffage, de l’électricité et l’achat de 400 sièges.

C’est pourquoi nous lançons un nouvel appel à l’aide à diffuser largement. »

Ce que je fais bien, volontiers, en vous invitant à cliquer ici

Chronique d’une église qui n’a pas voulu mourir

par André Fanjaud

21 janvier 2014 : une grue géante dépose, sous le regard ému de la population, le nouveau toit du clocher, tandis que chantent les cloches sorties provisoirement de leur long sommeil ! Ainsi, se clôt la première tranche des travaux de restauration de l’église St Martin d’Arc/Tille après plus de 25 ans d’une marche douloureuse et chaotique :

  • Novembre 1989 : suite à la chute d’une pierre, le maire, en charge de la sécurité des 2 500 habitants, décrète la fermeture de ce patrimoine de 1829. … puis, silence complet sur son devenir …
  • Novembre 1991 : une poignée d’amis, révoltés par l’absence de la moindre initiative, créent l’association U.E.P.A. (Une Eglise Pour Arc/Tille). Sous sa pression, des études techniques et financières sont lancées pour déterminer les travaux à effectuer et leur coût. Importance de ceux-ci, lourdeur du dossier, tergiversations et manque de motivation neutralisent toute décision. Un nouveau maire, insensible au respect de l’histoire et du patrimoine, s’enferme très vite dans le rejet de tout dialogue comme de recevoir l’architecte qui, rémunéré par l’UEPA, présente un projet de restauration par tranches, cohérent et financièrement acceptable.
  • 6 décembre 2005. Malgré pétitions et autres interventions, l’édile fait voter, le 6 décembre 2005, la démolition de l’église, sans réel projet de remplacement, décision unique en Bourgogne. L’association n ’a d’autre choix que d’ester en justice. Le tribunal administratif de Dijon lui donne raison et désigne un expert pour une contre-expertise. Le maire fait appel. Il est débouté par la Cour administrative d’appel de Lyon et condamné à verser 2 000 € à l’UEPA. Progressivement les mentalités évoluent vers une prise de conscience nationale et ministérielle en faveur de la sauvegarde du patrimoine religieux non classé.
  • En mars 2008, l’élection d’un nouveau maire, pragmatique, compétent et convaincu de l’importance de l’histoire pour les générations futures, ouvre la voie à une collaboration efficace entre la municipalité et l’association.
  • Le 6 décembre 2010, après la constitution d’un dossier cohérent, le conseil municipal décide que « La commune procèdera à une restauration du bâtiment en plusieurs phases, en fonction des éléments techniques apportés et du financement extérieur acquis » S’enchaînent alors, les étapes administratives incontournables qui aboutissent aux premiers travaux de restauration, sans interférence sur d’autres réalisations communales et sans augmentation des impôts locaux. Comme nous l’avons écrit en préambule, la pose du nouveau toit du clocher en fut le point d’orgue sous les feux des médias dont France 3 Bourgogne et TF 1.
  • En ce mois d’octobre 2014, une deuxième tranche de restauration vient de commencer. Sauf imprévus et si le financement, non encore assuré, du chauffage, de l’électricité et de l’achat de 400 sièges le permet, elle devrait aboutir à la réouverture de l’église courant 2016, pour des rencontres festives, cultuelles et culturelles. Le soutien du plus grand nombre est donc plus que jamais vital ! Voir les imprimés pour dons sur le site de l’UEPA www.uepa.fr ou écrire à : Association UEPA , 50 rue de la Cras, 21560 Arc/Tille.

Pour conclure, nous rendons hommage à tous ceux qui nous ont entourés et continuent de le faire, journalistes, fédérations, instances officielles, mécènes, entreprises, particuliers, la Fondation du Patrimoine, et, enfin, le maire M. Patrick MORELIERE et ses élus, sans lesquels rien n’aurait pu être réalisé !

A.F.

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2 Commentaires sur "La patiente résurrection de l’église d’Arc-sur-Tille"

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Franck
Invité

C’est une bonne nouvelle. Et l’actualité en étant très ménagère on l’apprécie d’autant mieux. J’ai assisté dans les années 90 à Lille à la destruction de l’église st Joseph de Wazemmes dans un climat d’indifférence totale alors que les sacrements y étaient encore donnés. Et cette belle église en appareil de briques flamandes du début du XXe siècle ne manquait pas d’allure. Quand une église est sauvée de la destruction, c’est un peu d’esprit qui vient noyauter le matériel. Je trouve même un charme et une valeur particulière à ces édifices des XIX et XXe siècles.
Merci pour votre action.

marie-jeanne lambert
Invité

Rien ne vaut la mobilisation locale ! Bravo !

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