Il ne voulait pas qu’on désaffecte son église…

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NORD

Lu sur le site de la Voix du Nord, cette protestation d’un fidèle contre la désacralisation de son église. Elle me fait penser au combat qu’a mené, avec plus de succès, Véronique Hargot-Deltenre à Bruxelles : « Ne désacralisons pas nos églises !« ). Mon sentiment est que, dans ce type de situation, l’Eglise catholique, et ses évêques donc, ne font pas assez confiance aux laïcs quand ceux-ci sont prêts à se mobiliser. L’histoire des églises de Lumbres (Pas-de-Calais), d’Arc-sur-Tille (Cote d’or) ou de Dreuil-Hamel (Somme) montre que des miracles se produisent quand la confiance est là…

logo lavoixdunordDenain : Antonio Notarianni, le fidèle laïc qui veut sauver les églises

SOS Sacré-Cœur. Aux manettes de cette association, Antonio Notarianni, 60 ans, qui ne digérera jamais l’abandon de l’église du Nouveau Monde par les autorités religieuses. Ce croyant a même écrit un livre pour dénoncer cette situation ubuesque qui fait que Denain n’a plus que deux clochers pour pleurer.

Antonio Notarianni, son livre en mains, devant l’église du Sacré-Cœur qui lui a inspiré ce coup de gueule littéraire.

Antonio Notarianni n’est pas homme à se taire. Ce Calabrais, arrivé en France en 1959, a la foi chevillée aux tripes. Fonctionnaire des finances publiques, il s’est naguère impliqué en politique au sein du MoDem. Musicien, chanteur, il assurait aussi l’accompagnement à l’orgue des messes dominicales jusqu’à ce que le doyen le renvoie, pour avoir pris la parole à la fin d’un office en septembre 2011. Il voulait juste dire aux paroissiens que SOS Sacré-Cœur s’était donné pour mission, non divine, de sauver l’église en péril de la place Baudin. Deux ans plus tôt, à la création de son association, il avait déjà eu l’idée de ce livre. Et cet incident, certes anecdotique, a encore plus forgé la foi de cet immigré italien de mettre noir sur blanc son ressenti. En 2000, il avait déjà commis un ouvrage, jamais publié, dans le domaine politique et fiscal. Pas pour le commun des mortels.

Première pierre le 11 juin 1901

En 160 pages illustrées de ce livre baptisé « Qu’as-tu fait à ton frère ? (l’affaire du Sacré-Cœur) » et achevé à l’été 2014, le Denaisien tente de démontrer qu’il y avait une autre solution que de désacraliser l’édifice pieux dont la première pierre fut posée le 11 juin 1901 sous le règne de l’abbé François-Joseph Delcambre et de Mgr Marie-Alphonse Sonnois.

Lui est persuadé qu’on pouvait sauver « son » église du Sacré-Cœur. Le diocèse avait fait un diagnostic implacable : 2,5 millions d’euros de travaux, puis 4,5. Pour Antonio, 400 000 € auraient suffi, comme l’avait d’ailleurs glissé Mgr Garnier lors d’un repas avec la presse. « Où est la vérité ?, s’interroge doctement le Denaisien. Ce n’est quand même pas le même péril que la basilique de Valenciennes. » Preuves photographiques à l’appui (dans son livre), il signale juste un chéneau bouché qui a entraîné plus bas quelques dégâts des eaux. L’église désaffectée a été cédée depuis, pour l’euro symbolique, à l’association Mam’Jo pour faire un centre d’apprentissage. « On a effacé le sacré d’un coup de gomme. Il faut arrêter la casse spirituelle. Nous, à l’association, on aurait préféré qu’une partie de l’église reste dédiée au culte, plutôt que de racheter l’ancien presbytère au kiné qui en avait fait son habitation. L’extension a été transformée en un tout petit centre paroissial de 65 m2. »… Lire la suite sur lavoixdunord.fr

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