La Sainte-Chapelle restaurée à redécouvrir

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PARIS

Après une campagne de restauration des vitraux de la Sainte-Chapelle qui a duré sept ans, le CMN invite le public à (re)découvrir ce monument d’exception

Les 21, 22 et 23 mai, rencontres avec les restaurateurs et les chercheurs intervenus sur le chantier, nocturnes gratuites ou encore visites conférences et visites familles sont au programme pour célébrer la beauté retrouvée de ces vitraux.

Extrait du dossier de presse :

Programme :

  • Nocturnes gratuites, Jeudi 21, vendredi 22 et samedi 23 mai, de 18h à 21h30. Des mini visites guidées « Restaurations » seront menées par les agents du monument.
  • Focus « Restaurations ». Visites conférences, les 21, 22 et 23 mai à 10h, puis tous les jeudis à 10h et tous les mardis à 15h30 jusqu’au 30 juin
  • Visites famille, le 23 mai à 14h30 et 16h, puis tous les mercredis et dimanches à 14h30 et 16h jusqu’au 28 juin
  • Un diaporama permettra au public de découvrir les étapes de la restauration et le travail réalisé par les restaurateurs.
  • Réservation iledelacite@monuments-nationaux.fr du lundi au vendredi, de 9h30 à 16h30

Un chef d’oeuvre restauré

Chef d’œuvre du gothique rayonnant, la Sainte-Chapelle est édifiée entre 1242 et 1248 par saint Louis au cœur du palais de la Cité pour servir d’écrin aux reliques de la Passion du Christ, et notamment la Couronne d’Épines. Ses vitraux forment un ensemble unique composé de 1113 scènes figurées.

Sept verrières de vitraux situées sur le flanc nord de ce joyau ainsi que les maçonneries qui les entourent et les surmontent, l’archange et la grande rose occidentale ont pu être restaurés entre 2008 et 2015.

La campagne qui vient de s’achever, réalisée sous la maîtrise d’œuvre de l’architecte en chef des monuments historiques, Christophe Bottineau, a porté sur :

  • – les baies de saint Jean l’Evangéliste et l’Enfance du Christ, d’Isaïe et de l’Arbre de Jessé ainsi que du Livre des Juges, de 2009 à 2010,
  • – les baies du Livre de Josué et celle du Livre des Nombres, de 2010 à 2013,
  • – les baies de L’Exode et de la Genèse, de 2013 à 2014.

Ce travail a fait suite à la restauration conduite entre 1970 et 1986, sur les verrières du flanc sud de la Sainte-Chapelle, puis entre 1999 et 2007 sur les baies du chœur.

Pour parachever cette campagne de restauration majeure, le CMN a également procédé à la restauration de la rose occidentale.

Ses vitraux ont été déposés en mars 2014. Leur repose, qui devait s’effectuer en décembre 2014, a été reportée au printemps 2015 afin d’intégrer les derniers apports de la recherche scientifique. En effet, le système initial de pose ayant été retrouvé, il a pu être restitué, contribuant à rendre aux vitraux leur lisibilité et leur luminosité originelles.

Un reliquaire pour saint Louis

Sainte Chapelle,_Paris_July_2013

« Sainte-Chapelle à Paris en juillet 2013 » par Joe deSousa via Wikimedia Commons

 

Chef d’oeuvre du gothique rayonnant, la Sainte-Chapelle est édifiée par Louis IX, futur saint Louis, pour abriter les reliques de la Passion du Christ.

A l’époque médiévale, la ferveur chrétienne attribue une très grande valeur aux reliques dont la possession confère un prestige considérable. En 1239, au terme de deux années de négociation, Louis IX rachète la Couronne d’Épines à Beaudouin II de Courtenay, empereur latin de Byzance. D’autres reliques liées à la Passion du Christ sont acquises en 1241 faisant de la collection de saint Louis l’une des plus fabuleuses du monde chrétien Louis IX décide alors d’édifier un monument digne de ce trésor. La chapelle est achevée en 1248.

Pour le très pieux Louis IX, modèle de tous les rois chrétiens, l’achat et le dépôt en son palais des reliques de la Passion est un acte à la fois politique et religieux :

  • – la Sainte Couronne d’Épines fait dire au pape lui-même que le Christ avait couronné Louis avec sa couronne,
  • – le fragment de la Vraie Croix sur laquelle est mort le Christ, était celui-là même sur lequel les empereurs de Constantinople prêtaient serment.

C’est l’occasion pour saint Louis d’affirmer la puissance de son royaume (la France est alors l’entité la plus puissante du monde chrétien occidental, seul royaume doté d’une capitale de 200 000 habitants, ville la plus peuplée d’Europe) tout en confirmant la monarchie capétienne de droit divin.

La Sainte-Chapelle peut aussi se lire comme un « testament vitré », à l’heure où saint Louis prépare son départ pour la septième croisade vers la Terre Sainte, juste après la consécration de la Chapelle en 1248.

Louis IX fait donc édifier un monument qui associe de manière emblématique la puissance de sa dynastie et sa mission terrestre de roi chrétien. La Sainte-Chapelle se doit d’être un reliquaire exceptionnel, l’expression parfaite de l’élévation de l’âme. Le pape Innocent IV écrit à saint Louis le 24 mai 1244 : « Tu as entrepris de construire sur tes fonds personnels une oeuvre dépassant la matière ».

La Sainte-Chapelle est construite à l’imitation des chapelles palatines à deux étages, comme celles de Saint-Germain-en-Laye ou d’Aix-la-Chapelle. Le premier étage, où sont conservées les reliques, est réservé au roi, à la famille royale et à quelques grands privilégiés. Il est de plain-pied avec les appartements royaux. Le rez-de-chaussée est destiné au culte paroissial.
La Sainte-Chapelle témoigne de la virtuosité des ateliers parisiens sous le règne de saint Louis (chantiers de Notre-Dame, Saint-Denis).

Endommagée par des incendies en 1630 et 1776, éprouvée par la Révolution, transformée en lieu d’archivage judiciaire à partir de 1803, la Sainte-Chapelle bénéficie de 1840 à 1863 d’une restauration exemplaire qui restitue son aspect du XIIIe siècle.

L’apogée du gothique rayonnant

Le modèle architectural de la Sainte-Chapelle est d’une grande simplicité : un vaisseau unique  de quatre travées, complété par un chevet à 7 pans. Mais son architecte y superpose de façon audacieuse deux sanctuaires aux voûtes élancées.

Sur la chapelle basse formant soubassement, il élève une chapelle haute, en réduit la maçonnerie et ouvre d’immenses baies ornées de vitraux. Utilisant savamment le renforcement de la pierre par le fer, il adopte des voûtes reposant sur de fines colonnettes, les reports de charge s’effectuant sur les puissants contreforts extérieurs. La vaste et haute nef produit ainsi un effet de grande légèreté, caractéristique du gothique rayonnant, où les murs disparaissent au profit des verrières, véritable « châsse de lumière ».

Ce mouvement initié par l’abbé Suger à Saint-Denis un siècle plus tôt, atteint ici son apogée : la grande maîtrise des maîtres verriers et des ferronniers, permet de développer un véritable art du vitrail dont témoignent de façon inégalée les quinze grandes verrières de la Sainte-Chapelle. Elles sont composées de 1 113 scènes historiées de petite échelle inscrites dans des médaillons de formes variées : quadrilobes, losanges, fuseaux ou carrés posés sur un fond orné de motifs héraldiques de fleurs de lys, évocation de saint Louis, et de châteaux decastilles, en hommage à sa mère Blanche de Castille.

L’iconographie des vitraux est principalement basée sur l’Ancien Testament et illustrel’histoire du peuple hébreu. Le programme assimile le roi aux héros de l’Ancien Testament et le présente dans sa double autorité, spirituelle et politique.
La polychromie murale, les décors sculptés et les effets de brillance ménagés par l’emploi d’ors, de verroteries et de pâtes de verre tendant à imiter les techniques de l’émail et de l’orfèvrerie, font écho à la gamme chromatique des vitraux et participent de la symbolique de l’ensemble, sans nuire pour autant à la lisibilité de l’architecture.

Le renom de la Sainte-Chapelle, lié au culte des reliques, à la vénération à l’égard de saint Louis et à la qualité de sa réalisation, oeuvre d’art totale, fait de cet édifice un des grands modèles de chapelle princière. En France, d’autres chapelles, à Bourbon-l’Archambault, Vincennes, Riom ou Châteaudun, sont construites pour conserver des reliques. La plupart des chapelles palatines en Europe s’inspireront aussi de ce modèle.

Un chantier école pour la restauration monumentale au XIXe siècle

Au début du XIXe siècle la Sainte-Chapelle n’a plus de flèche, ses vitraux sont très abîmés et partiellement détruits, ses sculptures mutilées ou arrachées, son mobilier liturgique supprimé, ses reliques déplacées.

L’engouement des romantiques pour le Moyen Âge pousse Victor Hugo, et un jeune architecte, Jean-Baptiste Lassus, à évoquer dès 1835 la nécessaire restauration de ce monument emblématique. L’intérêt du public pour le patrimoine monumental apparaît.

Dans un contexte de polémiques sur les principes de restauration des monuments, l’édifice fait l’objet d’importantes campagnes de travaux de restauration, voire de recréation, conduites par trois architectes qui s’y succèdent jusqu’à 1863 : Jean-Baptiste Lassus, Félix Duban, puis Émile Boeswillwald. Eugène Viollet-le-Duc y fait ses premières armes en les assistant en tant que « vérificateur ».

Le chantier de restauration de la Sainte-Chapelle au XIXe siècle dure près de trente ans et se révèle un des plus remarquables de cette époque et un symbole de l’histoire de la restauration monumentale de notre pays. Véritable chantier-école, il sert de modèle aux restaurations ultérieures.

La flèche est entièrement reconstruite et enrichie à sa base d’un grand vol d’anges porteurs des instruments de la Passion. Sont reconstituées, dans son soubassement, les statues en pied des douze apôtres, dont deux sont les portraits des restaurateurs. Un ange monumental, l’archange saint Michel, est également conçu pour la croupe du chevet par Geoffroy-Dechaume.

Les sculptures figurées des portails de la façade occidentale sont intégralement restituées, en tant qu’éléments indispensables à sa compréhension. Les statues de la chapelle haute, les décors peints, la tribune, les pavements et un tiers des verrières sont minutieusement restaurés ou refaits dans le style gothique du XIIIe siècle.

La restitution de la polychromie de l’ensemble des décors, diversement appréciée au départ, finit par correspondre au goût de l’époque pour une approche sensible de l’architecture et de la religion.

Les vitraux : un ensemble complexe

L’ensemble que forment les vitraux est constitué :

  • – de verres de couleur, à la grisaille,
  • – d’un réseau de plomb formant des panneaux de formes très diverses,
  • – d’un ensemble de barres en fer forgé, les barlotières, qui épousent la forme des panneaux et tiennent ceux-ci en place,
  • – d’éléments en pierre sculptée au sein desquels les vitraux sont enchâssés.

Le verre, une clôture transparente. Le verre est un matériau dur, relativement léger et imperméable à l’eau. Sa qualité principale est la transparence. Utilisé pour composer un vitrail, il sert alors de clôture.

Le verre est obtenu par le mélange d’un élément vitrifiant, silice ou sable, et d’éléments fondants tels que potasse, soude, cendres végétales, fondus entre 1 000 et 1 500 degrés. Pour obtenir des verres de couleur, on incorpore à la préparation des oxydes métalliques. Le verre est ainsi coloré dans la masse avec :

  • – pour le bleu, du cobalt,
  • – pour le rouge et le vert, du cuivre,
  • – pour le violet, du manganèse,
  • – pour le jaune, de l’antimoine.

A la Sainte-Chapelle, on peut voir de magnifiques exemples de la dextérité des maîtres verriers, portée ici à un haut degré de raffinement avec l’utilisation abondante de verres de grande qualité.

Les verres précieux du XIIIe siècle

Les verres plaqués

Le rouge est presque opaque. C’est ainsi que les verriers ont l’idée d’ajouter au rouge un support incolore, afin de l’éclaircir, et inventent le « placage du verre ». La canne chargée d’une petite boule de verre rouge est ensuite trempée dans du verre blanc en fusion. Cette opération peut être répétée, une ou plusieurs fois. La feuille de verre ainsi obtenue présente un côté blanc et un autre rouge.

Les verres fouettés

Avec une boule de verre mise en plateau, la force centrifuge diffuse le rouge en éclaboussures inégalement réparties dans la masse incolore. Ce sont les beaux rouges fouettés, ou marbrés, des XIIe et XIIIe siècles.

Les verres plaqués ponctuellement évidés

Comme l’explique Jean Lafond : « Etendu au bleu et au jaune, le placage a permis d’obtenir des violets et des verts d’une magnifique qualité ». Ici ponctuellement évidés, ils permettent un jeu de variations ornementales d’un grand raffinement.

Les verres vénitiens

Enfin la Sainte-Chapelle présente aussi de splendides exemples de verres dits « vénitiens », technique apparue à la fin du XVe siècle.

Les verres aspergés

Des bâtonnets de verre de couleurs sont insérés sur le manchon de verre en cours de fabrication. On peut aussi asperger le manchon avec du verre rouge en fusion. On obtient ainsi des verres effets variés, striés ou de ruissellement de sang.

La grisaille est la peinture spécifiquement formulée pour le verre, utilisée par l’artiste sous forme de trait ou de lavis sur la face intérieure des verres. Elle est plus ou moins opaque selon la densité d’application. Lors de la cuisson, elle prend son intensité définitive et se fixe sur la surface vitrée, offrant ainsi une grande pérennité au dessin.

Les réseaux de plomb maintiennent les morceaux de verre ensemble au sein des panneaux. Ces plombs sont progressivement altérés par les mouvements des panneaux dus aux intempéries et à la dilatation.Lorsque ces plombs sont d’origine, ce qui est rare, on s’attache à les conserver. Ce n’est pas le cas à la Sainte-Chapelle, en raison de l’importante intervention du XIXe siècle.

Selon les fragilités identifiées dans les réseaux, certains panneaux ont pu ainsi faire l’objet d’une remise en plomb complète, ce qui leur donne une meilleure tenue et une plus grande pérennité.

Les réseaux des barlotières sont tout à fait particuliers. Si ce sont souvent des barres de fer horizontales, elles épousent à la Sainte-Chapelle la forme complexe et variée des panneaux, trilobes, quadrilatères, etc…

De plus, certaines d’entre elles sont reliées aux cerclages métalliques qui ceinturent l’extérieur du monument sur plusieurs niveaux et renforcent sa solidité. Ces cerclages, lorsqu’ils traversent les lancettes, font office de barlotières.

Enfin, et c’est ce qui en fait la valeur, ces structures métalliques du XIIIe siècle n’ont jamais été remplacées. Elles sont d’une grande beauté et attestent de la maîtrise des forgerons qui ont travaillé à la Sainte-Chapelle.

Les principes de restauration

La restauration des verrières porte à la fois sur les verres, les plombs, les barlotières, et sur la pierre. Les acteurs du chantier doivent, au préalable, s’accorder sur les principes retenus :

  • L’ordre des panneaux. Les panneaux sont disposés aujourd’hui comme au XIXe siècle et suivent le déroulement de la Bible que nous connaissons. Cependant, dans la Bible de saint Louis, l’enchaînement des psaumes n’est pas identique à celui d’aujourd’hui. Il est donc probable que les panneaux vus par saint Louis n’étaient pas disposés de la même manière. La recherche de la disposition du XIIIe siècle s’avérant ouverte à trop d’inconnues, il avait été décidé à l’issue d’un débat en Commission supérieure des Monuments historiques de conserver la disposition actuelle datant du XIXe siècle.
  • La mise en place d’un verre de doublage Le programme de restauration des vitraux a adopté un procédé original de conservation préventive destiné à pérenniser le nettoyage réalisé : la pose d’une verrière de doublage. Une seconde verrière est créée, côté extérieur, isolant les vitraux de la pollution et des intempéries. Afin de ne pas masquer le réseau des barlotières du XIIIe siècle scellées dans la pierre et ne pouvant être déposées, il a été décidé de placer les verres de doublage à l’emplacement des verres anciens et de déplacer ces derniers vers l’intérieur de l’édifice, maintenus par une structure neuve dont l’aspect a peu d’importance puisqu’elle est vue en contre-jour. Par ailleurs, l’air de l’intérieur de l’édifice circule ainsi entre les deux parois vitrées. La condensation se produit sur la face interne du doublage et la verrière ancienne est protégée.
  • Un programme de restauration doublé d’une recherche scientifique Pour l’ensemble du programme de restauration, le CMN a conclu un partenariat avec le Centre André Chastel, laboratoire de recherche en histoire de l’art de l’Université Paris-Sorbonne – Paris IV, et a confié à Karine Boulanger et Michel Hérold, chercheurs du Corpus Vitrearum du CNRS, la réalisation d’une critique d’authenticité des vitraux. Il s’est agi d’une étude archéologique pièce à pièce avec analyse et datation de l’ensemble des verres.

La restauration des panneaux

Le nettoyage

Les panneaux sont tout d’abord déposés pour être restaurés. Les verriers travaillent sur table lumineuse avec loupe grossissante pour un contrôle permanent des localisations et de l’état des grisailles. Le travail de restauration reste toutefois traditionnel, compliqué par la qualité des verrières qui présentent beaucoup d’éléments de dimensions réduites.

La prise d’empreinte (pour la réalisation de la verrière de doublage des baies nord)

Après la dépose et le nettoyage des panneaux et avant leur démontage, ceux-ci sont envoyés dans les ateliers pour leur moulage. Leur face extérieure est posée à froid sur le lit d’une couche de poudre très fine qui va prendre leur empreinte. C’est sur cette empreinte que sera posé le verre de doublage qui, chauffé, viendra s’appliquer sur les irrégularités de la surface de la verrière et reproduira celles-ci en refroidissant.

La restauration

Le maître verrier effectue les opérations de restauration, avec conservation totale des verres anciens, suppression des plombs de casse et recollage lorsque cela est possible. Ainsi débarrassés de la fragmentation créée par ces plombs de casse, les vitraux retrouvent le dessin original voulu par leurs auteurs, les peintres cartonniers et peintres verriers.

Si le dessin des visages a totalement disparu, celui-ci est restitué sur un verre de doublage neuf appliqué sur le verre ancien. Certains verres datant de restaurations antérieures sont remplacés lorsqu’ils sont très abîmés ou d’une couleur inexacte. Les grisailles sont très ponctuellement retouchées à froid. A la fin, est effectuée la remise en plomb, en respectant l’emplacement préalable des pièces relevées sur les frottis des réseaux de plombs.

L’existence de la verrière de doublage qui assure maintenant la clôture de l’édifice permet de ne pas rechercher davantage d’étanchéité et d’éviter ainsi le masticage des plombs.

Les différentes phases de la restauration des vitraux

  • La dépose. Les panneaux sont déposés des barlotières (barres de fer forgé épousant la forme des panneaux).
  • Le dessertissage. Le réseau de plombs anciens est conservé au maximum. Lorsqu’il est abîmé, les pièces sont desserties de leurs plombs par le maître verrier. Il examine les verres et détermine leur degré d’altération.
  • La lecture infrarouge des dessins. L’analyse des dessins (la grisaille) permet d’en suivre précisément les contours originels sur écran informatique et d’en conduire la restauration.
  • Le nettoyage pièce par pièce. Le nettoyage s’effectue minutieusement à l’aide de compresses. Le maître verrier conserve entièrement les verres datant du XIIIe siècle, même très abîmés.
  • Le collage Le collage s’applique aux verres cassés et aux verres dont les plombs de casse nuisent à la compréhension de l’image. Une fois ceux-ci supprimés, l’image retrouve sa lisibilité.
  • La remise en plomb. Les différents morceaux de verres qui ont fait l’objet d’un dessertissage sont assemblés afin de recréer les scènes originelles. Des essais sont nécessaires pour respecter le gabarit initial des panneaux.

Les acteurs de la restauration

  • Maître d’ouvrage Centre des monuments nationaux
  • Maître d’oeuvre Christophe Bottineau
  • Restauration vitraux verrières nord Atelier Claire Babet Vitraux
  • Restauration vitraux rose Atelier Vitrail France
  • Doublage verrières nord Debitus Vitrail
  • Doublage rose Atelier Parot
  • Taille de pierre, maçonnerie Lanfry
  • Restauration sculptures et décors peints Tollis
  • Restauration de sculptures Socra-Mainponte
  • Serrurerie, ferronnerie Atelier Saint-Jacques, Atelier Parot
  • Restauration des peintures Arcoa

La restauration de ces verrières a été rendu possible par le mécénat des Fondations Velux qui a financé 50% des coûts de l’opération, tout au long de la campagne qui a duré sept années.

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