Orne Un joyau unique en France cherche repreneur

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ORNE

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La Haute-Chapelle Le Manoir de la Saucerie a rendez-vous avec son avenir

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Dominique Saint-Léger devant le Manoir de la Saucerie.

Dominique Saint-Léger devant le Manoir de la Saucerie.

Il y a deux ans, nous nous intéressions au devenir du Manoir de la Saucerie, mis en vente. Qu’en est-il aujourd’hui ? Quel avenir pour ce joyau architectural ? Réponse avec son propriétaire, Dominique Saint-Léger.

Véritable joyau patrimonial, le Manoir de la Saucerie, à La Haute-Chapelle, dénote par son architecture fantaisiste, son clocheton et ses toitures de châtaigner en carène de navire renversé. Autre rareté : il appartient à une seule et même famille depuis le XIIe siècle.

Exception

Une exception que l’actuel propriétaire, Dominique Saint-Léger, souhaitait faire perdurer, en acquérant, avec son épouse, le manoir, propriété de sa belle-famille. « Je n’aurais jamais repris ce manoir si ma belle-famille n’était pas propriétaire depuis des siècles », admet le retraité, qui travaillait dans le secteur bancaire.

Mais aujourd’hui, faute de financements suffisants, mais aussi de possible « repreneur » au sein de la famille, il est temps pour lui de passer la main, à un futur propriétaire apte à poursuivre la restauration du Manoir de la Saucerie… Lire la suite sur La Haute-Chapelle. Patrimoine. Le Manoir de la Saucerie a rendez-vous avec son avenir « Article « Le Publicateur Libre

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Le manoir de la Saucerie

La porte du manoir de la Saucerie.

La porte du manoir de la Saucerie.

Bâti dans une sorte de bout-du-monde marécageux, le manoir de la Saucerie, classé parmi les monuments historiques en 19559, est aussi remarquable par son histoire que par les vestiges qui en demeurent.

Le fief de la Saucerie fut donné, à la fin du xiie siècle, à Robert, l’un de ses fidèles serviteurs, par la reineAliénor d’Aquitaine, veuve d’Henri II Plantagenêt, mère de Richard Cœur-de-Lion, roi d’Angleterre, et grand-mère de Louis IX, roi de France (saint Louis). Ce serviteur était le saucier de la reine, c’est-à-dire l’officier de cuisine chargé de préparer ou de surveiller la salaison, les saumures et les sauces, une mission de confiance à l’époque ; il exerçait également la fonction de bailli de Domfront, avec des attributions comptables et fiscales. Le château de Domfront appartenait alors au douaire de la reine d’Angleterre et duchesse de Normandie ; la reine y faisait de fréquents séjours.

Après avoir été détenu au xive siècle par la famille de Villaine, le fief entra, au xve siècle, dans la famille Doynel dont un représentant, Madame Élyette Saint-Léger (née Doynel de la Saucerie), possède toujours le manoir au début du xxie siècle. On peut signaler qu’à l’occasion de la Révolution, la Saucerie fut vendue comme bien national et en grande partie démantelée, mais la famille Doynel put en récupérer la propriété au cours du xixesiècle.

Malgré l’extraordinaire conservation de la porte monumentale, le site seigneurial de la Saucerie a été profondément bouleversé au fil des siècles et reste mal connu. Les vestiges actuels sont surprenants mais ne donnent qu’une vision très partielle de l’ensemble fortifié, encore en place au milieu du xixe siècle.

Bien qu’aujourd’hui tous les bâtiments seigneuriaux soient inclus à l’intérieur d’un même site fossoyé, l’examen des façades de la porte monumentale montre qu’à l’origine, deux enclos existaient, correspondant à une cour et à une basse-cour.

La porte monumentale constitue à elle seule une unité d’habitation et de défense, un véritable manoir. Sans doute bâtie au xvie siècle, elle comporte, sur chacune de ses deux principales façades, une porte charretière et une porte piétonne, équipées chacune, à l’origine, d’un pont-levis. L’habitation se développe sur quatre niveaux et trois étages, avec un grand nombre de postes de tir intérieurs pour arbalètes ou armes à feu. L’impression qui s’en dégage est une impression de force, avec quatre échauguettes (à l’origine) et un hourois placé en couronnement au sommet des tours et qui rappelle d’anciens hourds de défense. Les couvertures en bardeaux de châtaigner, en forme de carène de navire renversé surmontées d’un élégant clocheton, sont en cours de restauration. Elles confèrent à l’ensemble une personnalité et un pittoresque incontestables.

Un second manoir, aujourd’hui disparu, fut construit au début du xviie siècle à l’arrière de cette porte-châtelet. Il était certainement plus confortable. Certaines de ses pierres, sculptées dans le goût de la Renaissance, ont été réemployées dans le bâtiment d’habitation actuel devant lequel fut creusé l’ancien puits à margelle ouvragée.

Il demeure en outre un colombier en colombages, de forme octogonale.

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