Anciennes cloches de N.-D. de Paris Jugement rendu le 23 septembre

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PARIS

Lue sur le site du Figaro, cette information donnée par Delphine de Mallevoüe :

Au tribunal, les cloches de Notre-Dame de Paris continuent de sonner

Au cœur d’un procès depuis quatre ans, les anciennes cloches de la cathédrale continuent d’opposer l’État et l’archevêché de Paris à une petite communauté de religieux du Nord qui souhaite les récupérer.

Au milieu des robes d’avocats et de magistrats qui virevoltent, dossiers sous leurs manches, deux religieux en robe de bure. Une scène peu commune au tribunal. Une nouvelle fois venus voir la justice trancher leur affaire, après quatre années de procédure, ils patientent, la mine grave, ce jeudi 30 juin, dans la salle d’audience de la cour d’appel de Paris. Les pères Alain Hocquemiller et Jean-Paul Argouarc’h, qui dirigent l’Institut de Sainte-Croix de Riaumont, une communauté du nord de la France qui fait un chantier-école avec des enfants en difficulté pour construire une église, s’opposent depuis 2012 à l’archevêché de Paris dans un litige insolite.

Ils réclament l’attribution des anciennes cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris, remplacées par des nouvelles en 2013 pour deux millions d’euros, à l’occasion des célébrations du 850e anniversaire de l’illustre édifice. Et assignent l’État, propriétaire de ces quatre cloches depuis la loi de séparation des Églises et de l’État en 1905, et l’association diocésaine de Paris, qui en est dépositaire et affectataire. Parce qu’ils en ont besoin, parce que c’est surtout l’occasion de les sauver de la destruction. Promises à la fonte, dans un premier temps, par le diocèse de Paris qui, selon un cahier des charges précis, que Le Figaro a consulté, escomptait les faire transformer en Chine en 111.000 clochettes touristiques, les cloches dites malsonnantes sont finalement sauvées du feu par l’imbroglio causé par l’action judiciaire des moines de Riaumont et sa médiatisation. En effet, leur avocat, Me Philippe Bodereau, du barreau d’Arras, obtient de la justice une «saisie revendication» des cloches, les rendant intouchables.

Exposées au publicVolte-face de l’État et du diocèse de Paris, qui décident alors de les rapatrier de Normandie – où elles attendaient leur sort chez le fondeur Cornille-Havard – à Paris – pour finalement les exposer au public, dans les jardins au chevet de la cathédrale, où elles demeurent aujourd’hui. De Angélique-Françoise, Antoinette- Charlotte, Hyacinthe-Jeanne et Denise-David, leurs noms de baptême, il n’est plus question de les déclasser du domaine public vers le privé… Lire la suite sur Au tribunal, les cloches de Notre-Dame de Paris continuent de sonner

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