Pèlerin : Stéphane Bern confie avoir une soif de sacréArticle pouvant être lu en 4 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

 

GRAND PRIX PÈLERIN DU PATRIMOINE

Stéphane Bern : “J’ai toujours eu soif de sacré” Passionné d’histoire et de patrimoine, Stéphane Bern sera le parrain du Grand Prix Pèlerin du patrimoine 2016. Il nous reçoit dans le Perche, au collège royal de Thiron-Gardais, qu’il a restauré et ouvert au public.

Stéphane Bern : “J’ai toujours eu soif de sacré”
Passionné d’histoire et de patrimoine, Stéphane Bern sera le parrain du Grand Prix Pèlerin du patrimoine 2016. Il nous reçoit dans le Perche, au collège royal de Thiron-Gardais, qu’il a restauré et ouvert au public.

Lu sur le site de Pèlerin, cet entretien de Stéphane Bern accordé à Catherine Lalanne pour l’hebdomadaire Pèlerin:

Stéphane Bern : “J’ai toujours eu soif de sacré »

Passionné d’histoire et de patrimoine, Stéphane Bern sera le parrain du Grand Prix Pèlerin du patrimoine 2016. Il nous reçoit dans le Perche, au collège royal de Thiron-Gardais, qu’il a restauré et ouvert au public. Avec notre hebdomadaire et la Fondation du patrimoine, il lance un appel pour sauvegarder l’abbatiale bénédictine toute proche.

L’appel de Stéphane pour sauver l’abbatiale Thiron-Gardais from Pèlerin Vidéo onVimeo.

Pèlerin : Philippe Belaval, président du Centre des monuments nationaux, déclare que vous êtes le meilleur transmetteur de la cause patrimoniale dans notre pays. Vous approuvez ?

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Stéphane Bern : Il me flatte ! Nous avons œuvré ensemble pour la première édition du Monument préféré des Français en 2014. Le lauréat, le monastère de Brou (Ain), a vu ses visites augmenter de 150 % en un an !

Je partage avec lui la conviction que la France est un musée à ciel ouvert. Mais je lance un cri d’alarme. Si nous voulons conserver la manne des 86 millions de touristes attirés par cette promesse, il faut prendre soin de cet héritage ! L’État réduit ses subventions, l’argent manque.

Heureusement que des milliers de bénévoles, des fondations et un journal comme le vôtre s’investissent pour sauver ces trésors.

Une récente étude montre qu’un euro investi dans le patrimoine en rapporte 20. Créons des emplois là où réside notre potentiel : le tourisme culturel et patrimonial !

Pèlerin : Après le patrimoine, votre autre passion, c’est l’histoire…

Stéphane Bern : Elles sont indissociables et remontent à l’enfance. J’étais un gamin rondouillard, plutôt introverti et complexé, doté d’un grand frère surdoué qui me laissait peu de place. Mes parents ne plaisantaient pas sur la réussite scolaire ; notre éducation était stricte. Je ne manquais pas d’amour mais le quotidien n’était pas rose. Aux vacances, je filais chez mes grands-parents luxembourgeois qui possédaient un téléviseur, objet interdit à la maison. J’y suivais à l’écran le feuilleton de la famille grand-ducale. Ma grand-mère me gavait de tendresse et de chocolat chaud, mon grand-père m’enseignait la généalogie des rois et l’histoire de la vieille Europe.

C’est chez eux que le petit garçon mal dans sa peau que j’étais trouvait refuge. J’y inventais un monde peuplé de rois et de reines, et me jurais qu’un jour je le fréquenterais.

Je collectionnais tout ce qui touchait à cet univers : je possède 3 000 cartes postales aux effigies des souverains… Et chaque année, j’écrivais au grand-duc Jean pour son anniversaire. C’est vous dire combien ces personnages ont compté dans ma construction affective !

Le célèbre psychanalyste Bruno Bettelheim explique que la famille royale fait fonction de famille sublimée dans le cœur des sujets. C’était mon cas. Je vivais tellement dans ce monde imaginaire que ma mère, pour m’obliger à bien me tenir à table, me lançait à l’âge de sept ans : « Crois-tu que la grande-duchesse apprécierait ta désinvolture ? » Et j’adoptais immédiatement la posture adéquate !

Je mesure chaque jour la chance d’avoir pu faire du royaume enchanté de mon enfance mon univers professionnel d’adulte !

Pèlerin : Cette vision incarnée de l’histoire a fait votre succès à la télévision.

Stéphane Bern :  À mon grand regret,  je ne suis pas historien de formation. J’ai fait une école de commerce alors que j’étais destiné aux sciences humaines. Je compense ce manque en m’entourant de spécialistes et par ma passion du sujet. Mes détracteurs disent que… Lire la suite de l’entretien sur pelerin.com/Histoire-Patrimoine/Stephane-Bern-J-ai-toujours-eu-soif-de-sacre

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