Une association veut préserver la chapelle et l’hospice à Cesny-Bois-Halbout

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CALVADOS

Information lue sur le site de Ouest France :

Préserver la chapelle et l’hospice à Cesny-Bois-Halbout

Créée, il y a un an à peine, l’Association de sauvegarde et maintien du patrimoine (ASMP) a pour objectif de maintenir en état la chapelle de l’hospice ainsi que l’hospice lui-même.

Une partie de l’Association de maintien et sauvegarde du patrimoine devant le retable de la chapelle (XVIIe siècle). | Ouest-France

Une partie de l’Association de maintien et sauvegarde du patrimoine devant le retable de la chapelle (XVIIe siècle). | Ouest-France

Samedi matin, dans la chapelle, résonnent des voix. Pas d’office religieux, mais un groupe de bénévoles de l’Association de sauvegarde et maintien du patrimoine (ASMP) qui s’interroge.

Renny Perrin, président de l’association, explique : « Les bâtiments ne nous appartiennent pas, ils sont à EPFN (Espace public foncier de Normandie). C’est une première difficulté, trouver les financements. Dans un premier temps, l’association a travaillé sur l’inventaire de la chapelle. L’idée est de faire connaître ce lieu et de le valoriser. »

Classée monument historique en 1932

La chapelle est classée monument historique depuis 1932. La commission histoire, culture et restauration reconstitue… Lire ma suite sur Préserver la chapelle et l’hospice à Cesny-Bois-Halbout

Mon commentaire

Cette information peut paraitre anecdotique, voire anodine. Mais si je l’ai sélectionnée, c’est bien pour souligner combien l’action déployée par l’ASMP est d’autant plus essentielle que le patrimoine hospitalier et ses chapelles sont particulièrement malmenés comme témoigne de nombreux cas relevés en France.

La chapelle de l’Hospice des Incurables à Paris (Hôpital Laennec) en demeure le symbole le plus visible. Ce patrimoine est bradé au mépris de son histoire et des lois en vigueur. Des chapelles hospitalières non désacralisées changent d’affectation de fait, quand elles ne sont pas détruites.

Couverture hopitauxDans un article écrit en 2015 pour la revue Patrimoine et Cadre de Vie, éditée par la fédération Patrimoine environnement et consacrée au patrimoine hospitalier, j’écrivais notamment ceci :

Le premier obstacle à lever est bien de dresser un inventaire exhaustif de ce patrimoine. C’est tout l’enjeu du projet OPHELIE (Outil de Pilotage du Patrimoine Hospitalier pour les Etablissements de santé, Législation, Indicateurs, Environnement), lancé en mai 2014. Cet outil informatisé, destiné aux gestionnaires d’établissements, vise notamment à inventorier le nombre de mètre carré et l’état du patrimoine, son classement ou non sur la liste des Monuments Historiques, à identifier les potentiels fonciers immobiliers, à évaluer les coûts de ce patrimoine immobilier et sa valeur de cession éventuelle, afin de définir une stratégie de gestion efficace. Elle permettra aussi une meilleure gestion des biens non affectés, parmi lesquelles on peut trouver pêle-mêle des parcelles agricoles  et viticoles, des forets, des châteaux ou autres demeures remarquables, souvent issus de legs et de donations.

Mais il n’est  sans doute pas besoin d’attendre l’inventaire précis d’OPHELIE pour deviner la stratégie patrimoniale des gestionnaires hospitaliers. En effet, il apparait évident aux yeux des professionnels de la santé comme des patients, qu’une médecine moderne et toujours plus scientifique réclame des locaux plus fonctionnels et bien équipés, à la gestion raisonnable, et que nos vieux hôpitaux, monuments historiques, ne peuvent plus guère répondre aux exigences de soins actuels et futurs. Et personne n’a attendu 2015 pour constater que nombre de vieux bâtiments de centre-ville, hospice et hôtel-Dieu, avaient déjà été désertés au profit d’immeubles neufs, disposant de plateformes techniques high-tech, en périphérie urbaine.

La liste des anciens hôpitaux connaissant une nouvelle vie s’allonge chaque année…  (…) Vu l’importance des transformations des bâtiments et des investissements qu’elles nécessitent, les associations de sauvegarde de riverains et de sauvegarde du patrimoine ont souvent raison de s’y intéresser de près…

Dans cet article émaillé d’exemples, des catastrophes n’ont pu être évitées. Très récemment encore, on vient de voir  la chapelle Saint Louis à Yvetot démolie au profit du futur pôle de santé. Quelques beaux exemples peuvent néanmoins être cités, telle la spectaculaire restauration de la chapelle de l’ancien Hôtel-Dieu de Lyon.

D’une manière générale, la mutation accélérée du patrimoine hospitalier nécessite une vigilance accrue.

BS

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