Que fait un magasin de meubles dans une ancienne église ?

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QUEBEC

Information donnée par Jean-Pierre Boisvert et lue sur le site de L’Express (Canada). Un magasin de meubles dans une ancienne église est-il choquant ? Lire mon commentaire, à la suite de l’article :

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Jean-Yves Simard est prêt à accueillir le public. © (Photo TC Media – Jean-Pierre Boisvert)

Une ancienne église devenue magasin de meubles

COMMUNAUTAIRE. L’ancienne église Saint-Philippe, aussi connue sous le nom de Jubé ou encore Le Clergé, est devenue un magasin de meubles usagés.

Le Centre d’entraide maskoutain (CEM) a en effet loué ce local, qui est toujours la propriété du docteur Denis Laflamme et qui est situé à l’intersection des boulevards Saint-Joseph et Mercure. Le but est de vendre des meubles ayant de légères imperfections à des prix modiques. Vraiment.

«C’est ainsi que nous finançons nos banques alimentaires», explique le gérant Jean-Yves Simard. «Nous avons quatre autres magasins au Québec, à Saint-Hyacinthe, à Granby, à Saint-Césaire et à Rivière-du-Loup. Celui de Drummondville, qui est ouvert depuis lundi, est différent des autres, il ressemble davantage à un centre de liquidation. Nous n’ouvrirons pas une banque alimentaire ici car il y en a déjà, mais nous pourrons contribuer financièrement», a-t-il, fait savoir.

Au moment où L’Express a pris la photo, presque tout le plancher était occupé par des divans, des fauteuils et des causeuses de bonne qualité, les prix variant en moyenne de 200 $ à 500 $… Lire la suite sur Une ancienne église devenue magasin de meubles sur www.journalexpress.ca

Mon commentaire

Une ancienne église réaffectée en surface commerciale peut apparaitre choquante pour beaucoup. De tels exemples ont notamment été vus en France lors de la transformation de la jésuitière de Nantes, il y a quelques années. Sauf qu’installer un showroom dans une église n’est pas toujours évident, au regard de la charge symbolique de l’édifice. Des témoignages sur la difficulté de ce type d’expérience existent, comme ici au Québec.

Des réaffections commerciales semblent mieux tolérées, quand le profit est redistribué au profit de plus démunis. Je pense à cette église de Béthune, scindée en deux et dont une partie abrite la friperie solidaire DingFring, émanation d’ Emmaüs, ou à cette épicerie solidaire qui devrait prochainement le jour dans ancienne église de Hem. Le culte, l’exercice de la charité et la manifestation des arts (sacrés) sont depuis tout temps l’apanage de nos églises. Leur reconversion en lieux solidaires, comme dans le cas défendu dans l’article ci-dessus, me parait a priori honorable…

Benoît de Sagazan

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