Le retour rocambolesque de trésors volés dans une église bordelaiseArticle pouvant être lu en 4 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

GIRONDE

Information lue sur le site de Sud Ouest :

Des albâtres volés en la basilique Saint-Michel de Bordeaux en 1984 retrouvés par… le FBI

Plusieurs personnes œuvrent pour le retour des panneaux d’albâtre (dont on voit la place manquante, au fond), autour de l’adjoint à la culture Fabien Robert (à droite).

Plusieurs personnes œuvrent pour le retour des panneaux d’albâtre (dont on voit la place manquante, au fond), autour de l’adjoint à la culture Fabien Robert (à droite). © PHOTO CLAUDE PETIT

La mairie tente de faire revenir les œuvres religieuses dérobées en 1984 dans la basilique, retrouvées à Londres après avoir transité par New York.

C‘est une histoire rocambolesque qui voit intervenir autour d’une série d’objets religieux volés en 1984 un brocanteur ambulant de Saint-Michel, des antiquaires bordelais, parisiens et américains, des collectionneurs aux États-Unis, Monaco et Londres, une conservatrice du musée du Louvre, Laurent Fabius, le FBI, l’ambassadeur de France à Washington. Un feuilleton digne d’un roman policier qui est peut-être en train de connaître son épilogue.

En août 1984, des voleurs se font enfermer plusieurs nuits dans la basilique Saint-Michel pour dérober sept panneaux d’albâtredu retable de la chapelle Saint-Joseph (à l’intérieur de la nef de la basilique), datés du XIVe au XVe siècles, représentant des scènes de la vie de la Vierge.

« Le FBI est chargé d’une enquête. Les Fédéraux contactent les héritiers du galeriste, mais les panneaux ne sont plus en leur possession »

Des panneaux qu’ils remplacent par des copies enplâtre, si bien que le vol ne sera découvert que neuf ans plus tard, grâce à la présence d’esprit de la conservatrice du musée du Louvre. Sollicitée en 1993 pour expertiser des panneaux d’albâtre lors d’une dation après le décès d’un antiquaire parisien, cette dernière leur trouve une ressemblance avec le retable de Bordeaux, qui est connu. Elle prévient la municipalité, qui constate la supercherie. Une plainte est déposée en 1994, le tribunal de grande instance confie l’affaire à la PJ et à l’office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Son enquête révèle que l’un des panneaux a été vendu à un diplomate suisse, Stephen Zuellig, consul des Philippines à Monaco. Informé de l’origine frauduleuse de son acquisition, ce dernier restituera le panneau en 2006. Deux autres panneaux avaient été restitués par l’antiquaire parisien dès 1994.

Lire la suite sur Des albâtres volés en la basilique Saint-Michel de Bordeaux en 1984 retrouvés par… le FBI /Sud Ouest

Information lue sur le site de La Dépêche :

Bordeaux : l’incroyable périple de trésors volés dans une église

Plus de trente ans après leur vol dans une église de la ville, la mairie de Bordeaux espère voir enfin la restitution complète de sept sculptures en albâtre des XIV-XVe siècles, une affaire aux rebondissements multiples, entre perspicacité d’une conservatrice et enquête du FBI.

SociétéToutes les sculptures volées regagneront bientôt leur place dans l'église./ Photo D.R.

Toutes les sculptures volées regagneront bientôt leur place dans l’église./ Photo D.R.

Tout commence en 1984 lorsque des voleurs se laissent enfermer à plusieurs reprises dans la basilique Saint-Michel et y dérobent sept bas-reliefs en albâtre d’un retable de l’école anglaise de Nottingham, qui connut un grand succès en Europe aux XIVe et XVe siècles.

Or les malfaiteurs prennent bien soin de remplacer les sculptures, mesurant quelque 60 cm de haut et représentant des scènes de la vie de la Vierge, par des copies en plâtre. Le vol passe inaperçu pendant près de dix ans et ne sera découvert qu’en 1993, lorsque la veuve d’un antiquaire parisien offre l’une des pièces à l’État pour le règlement de frais de succession.

Une conservatrice du Louvre, Françoise Baron, identifie alors l’œuvre comme provenant de la basilique, classée monument historique depuis 1846.

Dans la foulée, la municipalité porte plainte et l’enquête, conduite par la police judiciaire et l’Office central de répression du trafic des biens culturels (OCBC), permet de déterminer que les sept panneaux d’albâtre sont passés dans de multiples mains et que cinq ont été exportées. Avec les autorisations nécessaires puisque le vol était inconnu… Lire la suite rocambolesque sur Bordeaux : l’incroyable périple de trésors volés dans une église – 19/11/2016 – ladepeche.fr

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