Le spectaculaire tombeau de Philippe Pot restauré

Tombeau de Philippe Pot (1428 - 1493), grand sénéchal de Bourgogne APRÈS RESTAURATION © Musée du Louvre, dist. RMN
Tombeau de Philippe Pot (1428 – 1493), grand sénéchal deBourgogne APRÈS RESTAURATION
© Musée du Louvre, dist. RMN

Le tombeau spectaculaire de Philippe Pot (1428-1493), tout juste restauré, est à nouveau accessible au musée du Louvre, dans les salles des sculptures françaises du XVe siècle.

(Extrait du dossier de presse) Le tombeau de Philippe Pot est l’un des plus spectaculaires et célèbres de la fin du Moyen Âge. Huit pleurants presque grandeur nature,drapés de noir et porteurs d’écus armoriés semblent marcher, portant la dalle où repose le corps du chevalier en prière, en armure et tunique héraldique. La restauration, qui vient de s’achever grâce au mécénat du fonds de dotation Terre de Cultures, a permis de mieux comprendre l’histoire de l’œuvre. 

Un monument funéraire unique

Le monument est une forme d’aboutissement du tombeau à pleurants – ces figures qui évoquent la cérémonie des funérailles, où les participants laïcs étaient effectivement dotés de grands manteaux noirs – , combiné au type de sépulture formée par une dalle sur des supports, mais il est sans équivalent par la magistrale originalité de sa composition et sa puissance d’évocation.Il est d’autant plus fascinant qu’il a été commandé – et peut-être imaginé – par Philippe Pot de son vivant, en 1480, pour prendre place dans une chapelle de la prestigieuse abbaye de Cîteaux près de Dijon.

Philippe Pot (1428-1493), filleul du duc Philippe le Bon, joua un rôle éminent à la cour de Bourgogne avant de se rallier au roi de France Louis XI, qui le nomma grand sénéchal de Bourgogne. Il avait des intentions bien précises sur le souvenir qu’il entendait ainsi laisser de lui dans le contexte politique troublé de la fin du duché de Bourgogne, ce dont témoigne la longue inscription qui se déroule sur le bord de la dalle. La hardiesse technique de cette dalle de pierre posée sur huit points étroits, le traitement pourtant assez fruste de la sculpture intriguent les historiens de l’art depuis sa redécouverte de la fin du XIXe siècle, et posent la question de son auteur. La restauration en 2018 et l’étude technique qui l’a précédée apportent des éclairages nouveaux sur le monument, même si l’énigme reste entière sur ce dernier point.

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