Les 10 propositions des entrepreneurs du patrimoine

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Après avoir alerté l’an dernier sur la situation catastrophique des monuments histopriques, notammant en raison de l’interruption de plus de 300 chantiers de restauration faute de crédits publiques, le Groupement français des entreprises de restauration de monuments historiques, présidé par Christophe Eschlimann, et La Demeure Historique, qui fédère plus de 3000 propriétaires privés de monuments historiques, présidée par Jean de Lambertye, s’unissent sous la bannière « d’ entrepreneurs du patrimoine« , pour établir dix propositions » constructives.
Afin que le patrimoine architectural redevienne un atout culturel, économique et touristique » pour tout le pays.


Ces propositions ont été adressées au président de la république, au chef du gouvernement ainsi qu’à Christne Albanel, ministre de la Culture.

Voici leurs 10 propositons d’actions en faveur du patrimoine :

1) Etablir une loi d’orientation et de programmation pluriannuelle des crédits de l’Etat avec un seuil annuel minimum de 400 millions d’euros.

2) Allouer 10% de l’enveloppe budgétaire annuelle aux monuments historiques privés, qui représentent la moitié du patrimoine protégé de notre pays.

3) Mettre en œuvre de nouvelles formes de financements – recettes extra budgétaires et mécénat – pour les travaux sur monuments historiques.

4) Etendre l’application du taux réduit de TVA (5,5%) à tous les travaux sur les monuments historiques.

5) Défendre la transmission des savoir-faire et ainsi préserver notre « patrimoine vivant ».

6) Fluidifier l’accès à l’emploi saisonnier dans les monuments historiques (utilisation étendue du chèque emploi-service).

7) Développer la sensibilisation et l’accueil d’un plus large public au patrimoine (lien privilégié entre un établissement scolaire et un monument historique, incitation aux investissements pour l’accessibilité des personnes handicapées).

8) Accroître de manière concertée et réfléchie l’autonomie de gestion des monuments historiques en régions.

9)Mettre en place un véritable programme de formation pour les gestionnaires de monuments historiques publics et privés.

10) Encourager le développement durable dans le cadre des travaux et de la gestion des monuments historiques.

Il parait effectivment important de rappeler l’incroyable richesse qu’apporte la conservation du patrimoine au pays. il ne saurait s’agir seulement d’une « charge » impoutée à un mlionistère jugé « dépensier » (la culture).
Christophe Eschlimann a raison d’insiter « sur la relmise en cause conctante des savoir-faire pour innover, toujours dans une démarche de développement durable. »
Et de souligner : « Nos entreprises ne sont pas tournées vers le passé mais vers l’avenir, travaillant sur des programmes de recherches avec différents laboratoires. Nous adaptons les savoir-faire et les produits d’hier à notre environnement car les bâtis anciens n’ont pas été conçus pour résister aux conditions de vie d’aujourd’hui (pollution, contraintes atmosphériques…). »

Quelques chiffres (source : GMH et La Demeure Historique)

Près de 45 000 emplois directs dont 18 000 emplois privés (jardiniers, gardiens, agents d’accueil…).
Près de 43 000 emplois indirects dans les métiers de la conservation :
24 000 emplois dans les entreprises, 17 600 emplois d’artisans et 1 300 architectes travaillant dans le secteur du patrimoine.
Retombées sur la filière touristique : 136 000 emplois touristiques directement liés au patrimoine.
Un euro dépensé pour restaurer un monument historique correspond à 6,8 € injectés dans l’économie.

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