Tour de France 2010 (1) : les trésors du patrimoine de Cambrai à Reims

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TOUR DE FRANCE – PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL

Mercredi 7 juillet, le Tour pénètre en France. L’étape du jour mènera les coureurs et téléspectateurs de Cambrai à Reims. L’occasion de (re) découvrir les principaux trésors du patrimoine qui jalonnent ce parcours de 153,5 km :

Cambrai, (Nord)

Une grande partie du patrimoine monumental de Cambrai a disparu au cours des siècles. C’est d’abord Charles Quint qui, pour faire édifier une citadelle au Mont-des-Bœufs, ordonne en 1543 la destruction de l’abbaye Saint-Géry de style gothique.

Pendant la Révolution française tous les édifices religieux de la ville sont vendus comme biens nationaux et détruits, dont l’ancienne cathédrale. Seules quatre églises, transformées en grenier, en hôpital, en Temple de la Raison ou en prison, sont épargnées.

Le démantèlement des fortifications, à partir de 1894, entraîne la disparition de nombreuses portes. Quelques-unes sont conservées grâce aux interventions de la société d’Émulation de la ville.

La Première Guerre mondiale est à nouveau responsable de destructions très importantes, l’armée allemande minant et incendiant le centre de la ville avant de faire retraite en septembre 1918 : au total 1 214 immeubles sont détruits, dont l’hôtel de ville reconstruit en style néoclassique avant la Révolution par les architectes Jacques-Denis Antoine et Nicolas-Henri Jardin.

Enfin à la fin de la Seconde Guerre mondiale, en avril 1944, puis encore en mai, en juillet et jusqu’au 11 août, Cambrai subit des bombardements alliés : au total 55 % des immeubles sont sinistrés et 13 % entièrement détruits[a 12].

Malgré ces destructions considérables la ville garde un patrimoine monumental important. Première commune du département du Nord à obtenir ce prestigieux label, Cambrai est classée Ville d’Art et d’Histoire depuis 1992.


La cathédrale Notre-Dame ( ci-contre à gauche)



Le carillon de l’hôtel de ville( ci-contre à droite)


Façade de la chapelle du Grand Séminaire, dite des Jésuites ( Ci- dessus)

La cathédrale Notre-Dame de Grâce, achevée en 1703 dans le style classique de l’époque, a remplacé après la Révolution de 1789 l’admirable cathédrale gothique du XIIe siècle dont il ne reste aucune trace sur l’actuelle Place Fénelon. L’abside renferme le tombeau monumental de Fénelon, chef-d’œuvre du sculpteur David d’Angers, et les croisillons du transept l’icône de Notre-Dame de Grâce ainsi que neuf grisailles réputées de Geeraerts d’Anvers. Les grandes orgues : l’instrument fut construit par la maison Pierre Schyven d’Ixelles en 1897. Après les épreuves de la guerre de 1914-1918, une importante restauration fut entreprise par le facteur d’orgue Auguste Convers qui porta l’instrument actuel à 49 jeux (3 670 tuyaux). Ce bâtiment a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 9 août 1906.

L’église Saint-Géry, autrefois abbatiale Saint-Aubert, est l’un des monuments historiques les plus anciens de Cambrai : l’ancienne cité romaine de Camaracum. Plusieurs fouilles archéologiques ont révélé les fils ténus mais réels qui la rattachent à l’époque gallo-romaine. Au cours des âges, l’édifice, comme tout corps qui grandit, a vu se greffer les styles roman, gothique, Renaissance et classique. Depuis 1000 ans, chaque époque a laissé son empreinte, sans parler des destructions par les incendies, et des blessures des guerres. Au Ve siècle, elle porte le nom de Saint-Pierre. Dagobert en fait une abbaye. Celle-ci traverse le millénaire dans la vie contemplative de ses religieux jusqu’à la bourrasque révolutionnaire. Une décennie plus tard, elle devient pour un temps, cathédrale et enfin église paroissiale Saint-Géry : évêque fondateur du diocèse de Cambrai. Elle renferme un remarquable jubé en marbre polychrome sculpté par le Cambrésien Jaspart Marsy ainsi qu’une Mise au tombeau du peintre Rubens de 1616, commande du chapitre métropolitain apportée à Cambrai par le maître lui-même. Les grandes orgues : l’instrument actuel a été construit par Merklin en 1867, et restauré en 1933 par le facteur d’orgue Jacquot. Il fut reconstruit en 1978 par René Godefroy, passant alors d’un style romantique à un style classique de type nordique du XVIIIe siècle. La composition est de 41 registres répartis sur 3 claviers. Ce bâtiment a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 26 novembre 1919[87].

La chapelle du Grand Séminaire appelée plus couramment chapelle «des jésuites», unique exemple, par sa façade somptueuse, de l’art baroque en France au Nord de Paris, fut achevée en 1692 et servit de prison au tribunal révolutionnaire voisin en 1794. Elle se visite sur demande et offre le spectacle de ses dix colonnes de granit et de ses multiples sculptures. Ce bâtiment a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 30 avril 1920[88].

La citadelle. Malgré son démantèlement au XIXe siècle, la citadelle de Charles Quint conserve les galeries de contremine aujourd’hui ensevelies ; la porte Royale et son pont-levis, classée à l’inventaire des monuments historiques le 14 avril 1932[89], flanquée à l’arrière de deux corps de garde et un arsenal du XVIe siècle. Parmi les aménagements postérieurs, une poudrière, des logements pour officiers et une caserne « à l’épreuve des bombes » du XIXe siècle sont également remarquables.

Le château de Selles, ancien château fort, bâti au XIe siècle, autrefois isolé par les eaux de l’Escaut a conservé ses tours et ses murailles et surtout des gaines enterrées dont les nombreux graffiti témoignent du désespoir des prisonniers enfermés sur ordre du comte-évêque.

Le beffroi de Cambrai. Autrefois clocher de l’église Saint-Martin, le monument construit au XVe siècle devient beffroi de Cambrai en 1550. Inscrit par l’UNESCO, au sein d’un groupe de 23 beffrois du nord de la France, comme extension des 30 beffrois belges inscrits en 1999 sous le nom de « Beffrois de Flandre et de Wallonie ». Ce bâtiment a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 15 juillet 1965[90].

L’hôtel de ville, entièrement restauré en 1932 s’ouvre sur la Grand’Place par une majestueuse façade de style grec, surmontée d’un campanile où deux sonneurs de bronze, géants et de type maure, frappent les heures sur une grosse cloche au-dessus de la grande horloge : ce sont Martin et Martine, les protecteurs de la cité. La salle des mariages renferme une série de fresques et peut se visiter sur demande.

L’hôtel de Francqueville (XVIIIe siècle) abrite les riches collections du Musée de Cambrai, considérablement agrandi et rénové en 1994. Le plan en relief de la cité à la fin du XVIIe siècle constitue le point de départ indispensable des visites guidées de la ville.

La « maison Espagnole », siège de l’Office de tourisme, dernière maison à pans de bois et à pignon sur rue de style régional, date de 1595. Les sculptures en chêne (chimères et cariatides) qui ornaient sa façade au XIXe siècle sont exposées au premier étage à l’intérieur après avoir subi une sérieuse restauration. On visite ses caves médiévales. Ce bâtiment a été classé à l’inventaire des monuments historiques le 31 août 1920[91].

Le marché couvert, construit après la seconde guerre mondiale, abrite des halles animées les jours de marché.

Les souterrains[a 13] qui s’étendent sous le centre de la ville, comme dans d’autres villes médiévales, ont été explorés au milieu du XIXe siècle ainsi que vers la fin du XXe siècle. Taillés dans la craie blanche, ils comprennent des galeries, des salles voûtées romanes ou gothiques. On y trouve également des puits, des niches à statues. Ces excavations ont servi de carrières pour l’extraction de matériaux de construction ainsi que de pierre à chaux : les « catiches » sont des puits d’extraction en forme d’entonnoir renversé, profonds d’une quinzaine de mètres et larges à la base de 10 à 12 mètres. Ces souterrains ont servi également, jusqu’en 1944, de refuges et de caches lors des sièges, invasions ou bombardements. Leur datation est incertaine: il n’est pas impossible que certaines de ces excavations aient été creusées dès l’époque romaine, mais il est vraisemblable qu’elles se sont échelonnées sur une longue période, au gré des besoins. Des visites sont organisées par l’office de tourisme. ( Source Wikipedia)

Office de tourisme de Cambrai

Esnes (Nord)

Le château d'EsnesLe château d’Esnes (à gauche) est un château du XVe siècle reconstruit au XVIIIe siècle, entouré de douves (presque entièrement comblées) avec deux tours rondes médiévales encadrant le porche, une grosse tour, un pigeonnier, le cachot, une très belle facade intérieure du XVIIe siècle.

L’église ( à droite) vue depuis la route longeant le château ( Source Wikipedia)

Walincourt-Selvigny (Nord)

  • Temple protestant entouré d’un cimetière dans la rue Gambetta.
  • Kiosque rénové sur la place de la mairie.
  • Moulin acquis par la commune à la commune de Dehéries : le « Moulin Brunet »
  • Abbaye des Guillemins fondée en 1255, d’abord nommé le Prieuré du Val Notre-Dame, puis le Prieuré des Guillemins (en raison des moines de l’ordre de St-Guillaume qui l’occupait (Guillemins ou Guillemites)). (Source Wikipedia)

Serain (Aisne)

  • Ancienne voie romaine dite la Chaussée Brunehaut

  • Fontaine de la Reine de Navarre, rénovéeÉglise Saint-Sauveure siècle dont le clocher, incendié en 1967 (dégâts causés par la foudre), est classé monuments historiques. datant du XVI ( Source Wikipedia)

Bohain en Vermandois (Aisne)

  • Église Notre Dame De Lourdes, reconstruite après la 1ère guerre, de style néo-gothique en briques

  • Hôtel de ville du XIXe siècle, de style flamand

  • Maison familiale de Henri Matisse [située rue du Château]

  • Statue de Henri Matisse [située rue Fagard]

  • Statue du Lion [située rue du Château]

  • Statue des Trois Grâces [située à proximité de l’Hôtel de Ville]

  • Chapelle Blanc (Source Wikipedia)

Aisonville-et-Bernoville ( Aisne)

Le château, d’une architecture régionale en brique et pierre de taille, construit dans la première moitié du XVIIIe siècle est classé « monument historique » partiellement depuis le 24 décembre 1997. Les anciennes écuries sont reconverties en hôtel trois étoiles. (Source Wikipedia)

Guise (Aisne)


Statue de Jean-Baptiste André Godin dans le familistère ( à gauche)

  • Le familistère, classé aux monuments historiques depuis 1991 : dans ce familistère, se dresse un monument aux morts dû aux ciseaux des frères Jan et Joël Martel.
  • Le château-fort de Guise, classé aux Monuments historiques depuis 1924.
  • L’église classée depuis 1927.
  • Monument aux morts : Surmonté par la statue d’une femme avec son enfant, il est érigé dans le petit parc à l’angle de la rue du Jeu de Paume et du boulevard Jean Jaurès.
  • Statue de Camille Desmoulins.
  • Maison située au 18 rue de la citadelle, classée depuis 1998.
  • L’hôtel Warnet, 113 place d’armes classé depuis 2002. (Source Wikipedia)

Marle (Aisne)

  • le Moulin de la plaine Le Moulin de la plaine était initialement une meunerie. A la fin du XVIIIe s., il comportait 2 roues, une de chaque côté de la rivière. (Source Wikipedia)

Liesse-Notre-Dame (Aisne)

La basilique Notre-Dame de Liesse, de style Gothique flamboyant, fut construite en 1134 par les Chevaliers d’Eppes puis rebâtie en 1384 et enfin agrandie en 1480, l’on venait en pèlerinage honorer la Vierge noire. C’est en 1923 que l’église fut érigée en Basilique. (Source Wikipedia)

Amifontaine ( Aisne)

Église  Saint Rémi d'Amifontaine
Église Saint Rémi d’Amifontaine (Source Wikipedia)

Bourgogne (Marne)

  • Tombe de la Tène.
  • Restes de remparts.
  • Église XIIe/XIIIe (classée MH) : tour romane au-dessus du choeur, arc triomphal roman, chevet plat, nef gothique, chapiteaux XIIe à la croisée du transept ; statues XVIIIe de saint Paul et de saint Pierre, poutre de gloire XXe. Tête d’évêque XIIIe au presbytère. Crypte imposante au cimetière, début XXe : décor intérieur en mosaïque de marbre. (Source Wikipedia)

Bétheny (Marne)

L'église et la  mairie
L’église et la mairie (Source Wikipedia)

Reims (Marne)

Reims est classée ville d’art et d’histoire.


Reims – Vue de la façade de la basilique Saint-Remi (à gauche)

Elle comporte quatre édifices inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1991.

  • Cathédrale Notre-Dame, dont les tours ont eu 13 548 visiteurs en 1999, a été édifiée au XIIIe siècle et a été le lieu du sacre de la plupart des rois de France.
  • Palais du Tau, ancien palais de l’archevêque de Reims, reconstruit sous Louis XIV, et après l’incendie du 19 septembre 1914.
  • Basilique Saint-Remi, construite à partir de 1007 et qui fête donc son millénaire en 2007.
  • Adjacent à la basilique, l’ancienne abbaye royale Saint-Remi où était conservée la Sainte Ampoule du sacre des rois de France.

D’autres monuments présentent aussi un intérêt :

  • Porte Mars, vestige de l’empire gallo-romain.
  • Cryptoportique gallo-romain (Place du Forum) c’est une galerie gallo-romaine semi-enterrée du IIIe siècle, elle est classée monument historique.
  • Église Saint-Jacques, seule église paroissiale subsistant à Reims
  • Église Saint-Maurice, ancienne chapelle du collège des Jésuites.
  • Hôtel Le Vergeur, ensemble de bâtiments sur la place du Forum, dont les plus intéressants datent de 1522-1523.
  • Hôtel de La Salle, rue de l’Arbalète, avec un façade datée de 1545-1546. Jean-Baptiste de La Salle y est né.
  • Maison dite des comtes de Champagne, rue du Tambour, datant du XIIIe siècle.
  • Ancien Collège des Jésuites (place Museux), construit au XVIIe siècle, il est classé monument historique (43 240 visiteurs en 2002).
  • Place Royale, construite de 1756 à 1760 par Jean Gabriel Legendre, ingénieur des Ponts et Chaussées et ingénieur du roi pour la Champagne. Le côté ouest, inachevé à la Révolution, a été réalisé en 1910. La statue de Louis XV, de Pierre Cartelier, a été placée au milieu de la place en 1818.
  • Palais de Justice, construit en 1846 par Auguste Nicolas Caristie.
  • Théâtre municipal, construit de 1866 à 1873, par l’architecte Alphonse Gosset.
  • Cirque et manège, construits sur le boulevard du Général-Leclerc, en 1865, par l’architecte de la ville Narcisse Brunette.
  • Cellier des champagnes Mumm, rue de Mars, construit en 1899 par Ernest Kallas et Armand Jacques.
  • Basilique Sainte-Clotilde, dans la quartier Sainte-Anne. Elle a été édifiée par l’architecte Alphonse Gosset, à la demande de l’archevêque de Reims Langénieux. Prévue pour commémorer le 14e centenaire du baptême de Clovis, la première pierre a été posée en 898. Elle est restée inachevée en 1905.
    Chapelle Notre-Dame-de-la-Paix dite Chapelle Foujita (rue du Champ de Mars)
  • Hôtels particuliers du boulevard Lundy
  • Hôtel de Brimont
  • Hôtel-Château des Crayères
  • Hôtel Mignot
  • Villa Demoiselle-Vranken.
  • Hôtel Godbert
  • Hôtel Werlé, dit Roederer
  • Le monument aux morts de Reims a été inauguré le 1er juin 1930 par le ministre de la Guerre André Maginot, en présence du maréchal Pétain, de Paul Marchandeau, maire de Reims et député, et de l’archevêque de Reims le cardinal Luçon.
  • Hôtels du quartier des Moissons La reconstruction de la ville dans les années 1920 a permis de développer un riche patrimoine architectural Art déco. Deux circuits pédestres (circuit historique, circuit Art déco) permettent de profiter de ce patrimoine[20].
  • Hôtel de ville a été construit entre 1924 et 1927 par l’architecte Roger-Henri Expert,
  • Halles centrales du Boulongrin, construites en 1928 sur les plans d’Eugène Freyssinet
  • Gare de Reims
  • Cité-jardin du Chemin vert. Construite par l’architecte Jean-Marcel Auburtin entre 1920 et 1924 à l’initiative d’un groupe de patrons catholiques constitué en une société HBM : le Foyer rémois (fondé en 1912). 600 logements sont construits sur 30 hectares, dans un style régionaliste, logements répartis en 14 types de maisons, isolées ou groupées, toutes dotées d’un jardin. La cité est équipée d’écoles et de commerces et d’une maison commune abritant les bains-douches, une bibliothèque, une salle des fêtes, une école ménagère et l’administration de la cité. Elle possède surtout en son centre l’église Saint-Nicaise, décorée par les peintres Gustave-Louis Jaulmes et Maurice Denis, le ferronnier d’art Raymond Subes, les sculpteurs Emma Thiolliers et Roger de Villiers et le verrier René Lalique. La cité est toujours propriété de la même société HLM. Elle fut pendant très longtemps l’objet de visites venant du monde entier pour voir ce modèle de cité-jardin. (Source Wikipedia)

Office de tourisme de Reims

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