Tour de France 2010 (14) : les trésors du patrimoine de Pau au col du Tourmalet

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TOUR DE FRANCE – CYCLISME – PATRIMOINE HISTORIQUE ET CULTUREL

Jeudi 22 juillet, l’étape du jour mènera les coureurs cyclistes et les (télé)spectateurs de Pau au col du Tourmalet. L’occasion de (re)découvrir les principaux trésors du patrimoine qui jalonnent ce parcours de 174 km

A ne pas manquer sur le parcours :

Pau, Oloron Sainte-Marie, Bruges-Capbis-Mifaget, Aucun, Arras-en-Lavedan, Luz-St-Sauveur, Col du Tourmalet

Pour découvrir les détails du parcours, suivez le guide

Dans les Pyrénées Atlantiques

Pau

Réalisée d’après les plans de l’architecte Émile Boeswillwald, la construction de l’église Saint-Martin, d’influence néogothique, débute dans les années 1860. Le carillon automatique de Saint-Martin égrène chaque dimanche les notes de la « Petite Musique de nuit » et de « Ah ! vous dirais-je, maman », signés Mozart.

L’église Saint-Jacques, également d’influence néogothique, étonne du fait de ses deux tours momentanément découronnées. Faisant suite à l’ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, elle fut achevée en 1867.

Coiffée d’une monumentale statue de la Vierge à l’enfant, l’église Notre-Dame, d’inspiration art déco, s’élève, dans la première moitié du XXe siècle, en continuité avec l’ancienne église vouée au pèlerinage qui la préfigure.

L’église Saint-Joseph, œuvre de l’architecte Jacques Laffillée, est construite en 1935. De style néo-byzantin, elle est reconnaissable du fait de ses coupoles et de par son clocher en ciment armé haut de 50 mètres.

L’église Saint-Pierre a été édifiée en 1970 par l’architecte prix de Rome André Remondet. En grande partie recouverte d’ardoises, elle marie sa structure moderne avec les bâtiments de béton qui l’entourent.

  • Église Saint-Jacques

    Église Saint-Martin

    Église Notre-Dame

    Église Saint-Joseph

L’ancien couvent des Réparatrices, à la chapelle imposante, abrite aujourd’hui l’École Nationale de Musique et de Danse et allie ainsi architecture ancienne et architecture contemporaine.

La chapelle Saint-Louis-de-Gonzague, à l’architecture classique, accompagne l’implantation d’un collège de Jésuites. Commencée dans les années 1660, elle n’est achevée qu’en 1851.
Ancien lieu de culte des Ursulines de Pau, la Chapelle de Notre-Dame-du-bout-du-Pont construite en 1872 a été déplacée en 1932.

La chapelle du château de Pau, visible de l’entrée principale, est attenante au donjon de briques.

Répondant à la demande des résidents anglais, la Christ Church est bâtie sur la rue Serviez de 1837 à 1841. Depuis, elle est devenue un temple réformé.

De même, l’église anglicane Saint Andrew est édifiée en 1866. Son presbytère est connu pour être façonné selon le goût local, la façade étant parsemée de galets du gave.
Le cinéma Le Mélies a été aménagé dans une ancien lieu de culte d’un « quartier anglais ».

Pau compte encore une église russe orthodoxe, une mosquée, une synagogue et un certain nombre de plus petites églises telle que Saint-Jean-Baptiste…

Le château de Pau domine le gave. Ses deux tours les plus anciennes datent du XIIe siècle. Le donjon quadrangulaire en brique a été élevé par Sicard de Lordat au XIVe siècle. La forteresse ainsi constituée fut transformée en palais Renaissance par Marguerite d’Angoulème puis restaurée sous Louis-Philippe et Napoléon III. En résumé, le château fut donc forteresse des vicomtes du Béarn, château fort de Fébus, berceau du bon roi Henri IV (Nouste Enric) et résidence royale à la Renaissance.

D’abord tour de guet défensive voulue en contrebas du château par Gaston Fébus, puis un temps dite « tour du Moulin », le canal la longeant actionnant dès le XVe siècle la minoterie du château, la tour de la Monnaie (à droite) doit aujourd’hui son nom à Henri II d’Albret qui, en 1554, en fait un atelier monétaire. Aujourd’hui prétexte à l’établissement en son sein d’un ascenseur, on y battit monnaie jusqu’à la Révolution.

À proximité du château, le Parlement de Navarre, ainsi dénommé, voit ses origines dans le rattachement du Béarn à la couronne de France sous Louis XIII en 1620. Mais, il s’établit, en fait, dans un plus ancien palais de justice qui avait été construit dès 1585 notamment en lieu et place de la maison de l’évêque de Lescar. Incendié en 1716, il est rebâti mais très vite abandonné au profit du palais de justice actuel. Les Conseil Général s’y est installé et y tient toujours ses sessions.
Article détaillé : Parlement de Navarre.

Cependant, inauguré en 2000 à ses pieds, l’Hôtel du Département, édifice de verre sur lequel se reflètent certaines bâtisses du boulevard des Pyrénées, regroupe aujourd’hui la totalité des services administratifs qui lui sont liés.

Le palais de justice actuel, a été édifié sur le territoire de l’ancien couvent des Cordeliers. La place de la Libération participe aujourd’hui à la majesté de ce bâtiment dont la façade est classiquement ornée de colonnes elles-mêmes surplombées d’un fronton en marbre blanc. Sa construction a débuté en 1847.

Les services municipaux ne s’implantèrent dans les locaux actuels de l’hôtel de ville qu’en 1878. Le bâtiment, situé au nord de la place Royale, est en fait un ancien théâtre datant de 1862, le projet visant à y édifier l’église Saint-Louis lancé en 1685 et relancé en 1788 n’ayant jamais abouti. Ainsi, s’explique la statue de Thalie, muse de la Comédie au front étoilé, qui orne son fronton.

Ancien palace de la Belle Époque en directe concurrence avec l’hôtel Gassion, l’hôtel de France, situé à l’est de la place Royale, abrite désormais les services de la communauté d’agglomération de Pau-Pyrénées et est le second centre décisionnel palois.

La gare, de style Eiffel, est inaugurée en 1871 en contrebas du centre-ville.

Le funiculaire, qui assure la liaison avec la ville-haute, centre historique, accueille depuis 1908 les voyageurs venus de la gare ou repartant vers elle.

Le Palais Beaumont, originellement dénommé Palais d’Hiver, voit le jour à la fin du XIXe siècle. Mélangeant les styles architecturaux, il est plusieurs fois remanié et doit être réhabilité en 1996 après un demi-siècle d’oubli. Il accueille un casino mais est surtout un centre de congrès, théâtre de diverses manifestations tels des séminaires, des salons…

C’est tout naturellement qu’est édifiée progressivement de 1825 à 1875 une caserne à Pau, ville préfectorale proche de la frontière. La caserne Bernadotte, où sont aujourd’hui situées les archives nationales de l’armée de Terre, a ainsi accueilli dès 1830, deux régiments. L’actuelle place Verdun devenue parking et anciennement dénommée place Napoléon, était, en fait, une zone d’exercices close.

Cette caserne doit son nom à Bernadotte, sous-officier français né à Pau, puis général de Napoléon qui devint roi de Suède sous le nom de Charles XIV.

La maison natale de Bernadotte(à gauche) abrite aujourd’hui un musée en particulier incontournable pour les touristes suédois.

Le lycée Louis-Barthou, à l’origine collège de jésuites, est construit à l’appel de Louis XIII probablement entre 1622 et 1645 en vue du rétablissement du catholicisme. Il compte d’illustres anciens élèves tels Lautréamont, Louis Barthou, Saint-John Perse, Pierre Bourdieu, Daniel Balavoine, Henri Emmanuelli….

Rénové en 2007, le Centre Bosquet, est un centre commercial à l’architecture contemporaine en plein centre-ville. Empruntant son nom au maréchal Bosquet à la statue toute proche, il a été construit sur l’emplacement de l’ancien hôpital de Pau.

Le Palais de Pyrénées, second centre commercial en plein cœur de la ville, a eu une tumultueuse histoire. Sous sa forme actuelle, il semble avoir retrouvé l’esprit de 1808, soit celui du « passage de Napoléon », passage commercial annonçant la « halle moderne » de 1838, détruite au début du XXe siècle. Le Palais des Pyrénées de 1930, ou Palais du Commerce et des Fêtes, fut, lui, un complexe art déco couvert comportant des commerces mais aussi des salles de spectacles, un casino ou encore un mini-golf… Le retour à l’esprit originel commence en 1951 avec la destruction de la couverture de l’allée centrale, les Palois retrouvant la vue sur les Pyrénées. Quatre immeubles sont alors construits par surélévation. C’est, cependant, en 2006 qu’il apparaît, fier de ses auvents de verre et d’acier, sous son apparence actuelle.

Pau sur wikipedia / Ville de Pau / office de Tourisme

Laroin

L’église Saint-Vincent-de-Xaintes fut reconstruite en 1903. Elle recèle un bénitier de marbre blanc, inscrit à l’inventaire des monuments historiques.

Laroin sur Wikipedia / Le site de la commune

Lasseube

Lasseube possède une église (église Sainte-Catherine, renommée à une période église de l’Assomption) datant du XVIe siècle.

Ci-contre :

Porche de l’église de l’Assomption

Lasseube sur wikipedia / Le site de la commune

Estialescq

La commune possède une église (église Saint-Vincent-Diacre), construite en 1852.

Estailescq sur wikipedia

Goès

L’église Saint-Jean-Baptiste date du XIXe siècle.

Oloron-Sainte-marie

La ville a obtenu le label Ville d’art et d’histoire en novembre 2006.

la tour de Grède date du Moyen Âge.

l’ancien hôtel de ville et prison, classé aux monuments historiques depuis 1987.

les remparts

le château de Légugnon date du XVIe siècle.

l’immeuble de la rue Pomone date du XVIIe siècle et est classé monument historique depuis 1943.

le parc Pommé

la maison du Patrimoine

Vue générale de l'édifice la cathédrale Sainte-Marie. Elle est classée monument historique le 7 mars 1939[1] et inscrite au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO en 1999 au titre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France. Sa construction commence en 1102, elle est décidée par le vicomte de Béarn Gaston IV le Croisé. Cette ancienne cathédrale était le siège épiscopal de l’ancien diocèse d’Oloron, qui a été supprimé en 1802.

Vue générale de l'édifice l’église Sainte-Croix d’Oloron (Voir à droite) est classée monument historique en 1846. Elle présente une coupole centrale byzantine, enveloppée extérieurement d’un tambour cylindrique.En façade se trouve un portail roman moderne.

l’église Notre-Dame date de la fin du XIXe siècle.

l’église Saint-Pierre date du XIXe siècle.

l’ancien séminaire Sainte-Marie date du XVIIIe siècle et est inscrit aux monuments historiques depuis 1976.

La commune se situe sur la via Tolosane (ou voie toulousaine), nom latin d’un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

La légende de saint Grat L’évêque d’Oloron mourut à Jaca au VIe siècle. Les Aragonais et les Béarnais se disputèrent sa dépouille. Pour trancher, on proposa de confier, depuis le col du Somport, le choix de la destination finale du corps à la mule aveugle de l’évêque. Celle-ci ramena Grat bien ficelé sur son dos jusqu’à Sainte Marie.

Une sculpture de Pierre Castillou vient d’être érigée près de la cathédrale Sainte Marie (voir à gauche).
Oloron-Sainte-Marie sur wikipédia / Site de la commune sur lequel on trouvera notamment une vidéo sur les fouilles archéologiques

Bidos

Le château de Lassalle date du XVIIIe siècle.

L’église Saint-Martin-de-Tours fut construite à la fin du XIXe siècle.

Gurmençon

le fronton

la Porte d’Aspe, une sculpture monumentale de Pedro Tramullas. En construisant cette porte en 1993, le sculpteur a expliqué : « j’ai souhaité faire l’union entre le passé, le présent et le futur. C’est une porte pour cette vallée. Elle marque l’entrée de la vallée d’Aspe dans un chemin où l’on trouve la tradition occidentale adaptée au tempérament occidental. C’est une porte en dehors du temps. L’unité de mesure est la coudée royale du lieu ».

la gare sur la ligne Pau-Canfranc est fermée au trafic. La ligne elle même étant fermée depuis 1985.

L’église Saint-Jean-Baptiste date du XIXe siècle.

Gurmençon sur wikipedia

Asaps-Arros

Les églises Saint-Jean-l’Evangéliste d’Asasp et Saint-Vincent-Diacre d’Arros datent toutes deux du XIXe siècle

Escot

Maisons du XVIIe siècle.

Gare sur la ligne Pau-Canfranc, fermée au trafic depuis 1970.

Inscription mentionnant la voie romaine menant de Saragosse vers l’Aquitaine sur le rocher dit Pène d’Escot.


Église paroissiale de l’Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie
, fin XVIIe et XIXe siècles.

Étape sur la via Tolosane, nom latin d’un des quatre chemins de France du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Escot sur wikipedia

Louvie-Juzon

Depuis des temps immémoriaux, le village est un passage privilégié des pèlerins en route pour Saint-Jacques de Compostelle (Voie d’Ossau). Aujourd’hui encore, ils s’y arrêtent volontiers pour passer la nuit dans la salle qui leur est réservée au presbytère.

L’Église Saint-Martin
date du XVIe siècle. Elle fut ensuite agrandie pour répondre à la poussée de la population et on peut considérer qu’elle fut finalement achevée en 1890.

Site de la Commune

Bruges-Capbis-Mifaget

Les surnoms d’autrefois : les habitants de Bruges étaient surnommés lous pélacas (‘pêle-chiens’) parce que, dit-on, certains d’entre eux avaient pris l’habitude, pendant les périodes de disette, de faire subir aux chiens le même sort qu’aux porcs. Une autre version dit que les Brugeois tuaient des porcs si maigres qu’ils ressemblaient à des chiens, ce dont les voisins d’Asson, peut-être plus riches, se moquaient. Les habitants de Capbis étaient surnommés lous clabétous parce qu’ils avaient développé dès le XVIIe siècle, une activité artisanale de fabrication de clous en fer forgé.

Bastide de Bruges

Le quartier Maubec avec deux anciennes (XVIIème siècle) maisons de Cagot

L’église Saint-Martin de Bruges inscrite partiellement aux monuments historiques, date du XVe siècle. Elle recèle un guéridon, classé, du début du XVIIIe siècle.

L’église Notre-Dame de Capbis, possède des éléments provenant du XIIe siècle

L’église Saint-Michel de Mifaget, possède une crypte du XIIIe siècle.

Héritage de la charte de fondation de la Bastide de Bruges, la commune est propriétaire privé de montagnes (environ 34 km2) attenantes à son territoire, et cadastrées sur les territoires des communes voisines d’Asson, Louvie-Juzon et Castet. Constituées de forêts et de pâturages, ces montagnes culminent à 1580 mètres au pic de Mombula et 1540 mètres au pic de Merdanson

Bruges-Capbis-Mifaget sur wikipedia

Arthez-d’Asson

Ancienne ligne de chemin de fer transportant le minerai de la mine de Baburet

Ancienne forge d’Asson.

L’église Saint-Paul fut édifiée de 1906 à 1908

Arthez d’Asson sur wikipedia

Dans les Hautes-Pyrénées

Arrens-Marsous

Église d’Arrens.

Église de Marsous.

Chapelle Notre-Dame de Poueylaün, dite « Chapelle dorée ».

Aucun

Église classée des XIIe et XVIIe siècles en son centre. Elle a été restaurée dernièrement. À noter une chapelle en pur style roman, un bénitier monolithique orné de gravures naïves des fonts baptismaux également gravés, un retable en bois doré sculpté, etc. Il faut voir aussi la vieille tour du XVe siècle classée.

Le Musée montagnard du Lavedan (à gauche) regroupe autour d’un bar et d’un ensemble architectural du XVIe, une belle collection d’outils des artisans et des bergers des montagnes, vieilles pierres des moulins et d’une maison du XVIe, ainsi que la plus ancienne forge de cloutier « au marteau » existante en France et restée dans son « jus » depuis 1945, mort du dernier cloutier…

Aucun sur wikipedia

Arras-en-Lavedan

Arras-en-lavedan

Eglise de montagne (inscrite à l’inventaire supplémentaire des M.H.) avec une porte gothique de cagots emmurée, un clocher rectangulaire qu’abrite une toiture d’ardoises à trois pentes, un maître autel en bois doré du XVIIIe siècle, une émouvante peinture du XVIIe siècle du martyre de sainte Catherine et une «  Vierge assise à l’Enfant  » en bois polychrome du XIVesiècle.

À côté de l’église, seul vestige de l’Abbadie ou manoir des abbés lays d’Arras, se dresse une tour cylindrique aux murs épais dont le rez-de-chaussée est une salle en voûte.

Surplombant le village, les ruines d’une petite forteresse, le Castet-Naou en cours de restauration, rappellent qu’Arras-en-Lavedan fut anglais pendant quarante ans sous la domination du Prince Noir.

Arras en Lavedan sur wikipedia

Argelès-Gazost

L’église

Cirque du Litor

Massif du Vignemale

Le Château d’Ourout Les comtes de Bigorre, afin de défendre leurs droits sur la province du Labéda avant que ceux-ci ne passent aux Comtes de Foix puis au Roi de France, avaient créé dans cette région des fiefs nobles donnés à des vassaux – Ourout était de ceux-là.

Argelès Gazost sur wikipedia / Site de la commune

Pierrefitte-Nestalas

L’église Saint-Pierre de Nestalas daterait du XIe siècle ou XIIe siècle mais a été profondément remaniée au XVe siècle ou XVIe siècle, période où sont édifiés le chocher et les chapelles latérales.

Pierrefitte-Nestalas dispose d’une gare, aujourd’hui abandonnée. Elle était reliée à Lourdes (ligne Lourdes – Pierrefitte-Nestalas, aujourd’hui transformée en voie verte), ainsi qu’à Cauterets et Luz-Saint-Sauveur (Tramway Pierrefitte – Cauterets – Luz, dont la branche vers Cauterets a elle aussi été transformée en voie verte).

Pierrefitte-Nestalas sur wikipedia

Soulom - Eglise 2.JPGSoulom

L’église romane Saint-André, datant du XIIIe siècle, comporte un mur barlong fortifié avec galerie crènelée à mâchicoulis.

Deux nefs collatérales ont été surajoutées au XIXe siècle. inscription par arrêté du 20 novembre 1942 aux monuments historiques Notice no PA00095425, sur la base Mérimée, ministère de la Culture

Monument aux morts

Soulom sur wikipedia

Luz-St-Sauveur

Eglise Dite des Templiers, en fait des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, elle a été construite aux XIIe et XIIIe siècles . Au XIVe siècle, les Hospitaliers de St Jean de Jérusalem ont construit des remparts autour de l’église pour protéger les habitants de Luz des attaques des bandits espagnols appelés « les Miquelets ». A cette époque un grand fossé entourait l’église, un pont-levis permettait de le franchir. Quelques années plus tard, la chapelle Notre Dame de la Pitié a été édifiée à l’intérieur des remparts pour demander à Dieu de mettre fin à une épidémie de peste noire qui a ravagé le pays Toy vers 1650. En 1865, une nouvelle porte a été ouverte pour faciliter l’entrée. Plus récemment une nouvelle tribune a été construite

Col du TourmaletPour perpétuer le souvenir du séjour de l’Empereur et de ses bienfaits, la Commission Syndicale de la Vallée de Barèges fit élever une colonne de 12 m. de hauteur, surmontée d’un aigle colossal, à l’extrémité orientale du Pont. La colonne, formée de 14 anneaux, est en pierre de Lourdes. L’aigle fut fait à la marbrerie de Bagnères. La hauteur totale est de 14 m. La colonne porte l’inscription :

« A leurs Majestés impériales Napoléon III et l’Impératrice Eugénie, les habitants de LUZ St SAUVEUR reconnaissants ».

Le pont sera livré à la circulation en 1861 et Napoléon III reviendra le contempler en septembre 1863.

Autres ponts sur le gave de Gavarnie Ils ont été souvent détruits par les inondations mais systématiquement reconstruits ; le pont de la Hiélandière (fileuse) fut surmonté d’un petit obélisque en 1809 avec cette inscription » la vallée de Barège à la Reine Hortense »

Thermes de Saint-Sauveur Exploités depuis le XVIe siècle, très fréquentés par la haute société au XIXe siècle pour des séjours de cures (duchesse d’Angoulême et de Berry, Impératrice Eugénie, aristocrates anglais), ils sont recommandés encore aujourd’hui pour les affections gynécologiques, en phlébologie et ORL grâce à leur eau thermale à la température naturelle de 33° riche en gaz rares, sels minéraux et soufre. Ils ont été entièrement rénovés en 1995 et pourvus d’un espace de remise en forme ouvert été comme hiver. En 2004, celui-ci s’est étoffé d’un spa en balcon sur le gave de Gavarnie et d’un hammam en pierre au charme oriental. Les thermes sont inscrits au titre des monuments historiques depuis le 9 octobre 1975.

Mairie La nouvelle Mairie, ancienne maison « Poque » a été inaugurée en novembre 2008. Quatre ouvriers travaillant à sa rénovation avaient découvert en juillet 2007 un trésor estimé à environ 80 000 euros: il daterait de Napoléon III ! La maison Poque-Gradet s’ouvrait par une porte cochère sur la place du marché. Le domaine lui même descendait jusqu’au gave. Un jardin et un immense potager entouraient la maison et les 17 mulets de la propriété transportaient alors vers l’Espagne le sel de Salies du Salat. En 1828, Pierre Gradet fit construire une nouvelle aile, parallèle à la rue de la poste, confiant les travaux qui dureront 2 ans a Jean Beylou, tailleur de pierres a Luz. Il y accueillera des pyrénéistes prestigieux: l’anglais Hamilton, Lady Chatterton, d’autres encore. Joseph le fils, prêtera son salon, le plus vaste de la vallée, à Napoléon III et à ses ministres pour des réunions concernant les grands travaux décidés par l’Empereur (Pont Napoléon, Chapelle Solférino …) . Il s’y tiendra même un conseil des ministres. Suzanne Poque, la dernière héritière, fit don du domaine à l’Ordre des Chevaliers de Malte.

Cette maison a été récemment rachetée par la Mairie; entièrement rénovée, elle accueille en son sein, outre les services municipaux, six logements saisonniers, le centre de loisirs enfants, des locaux pour le 3ème âge ainsi que la salle du Patrimoine de la commune. Le parc de la propriété sera utilisé comme théâtre de verdure pour diverses animations, notamment le festival de jazz. Il porte aujourd’hui le nom de « parc Claude Massoure » en souvenir du précédent maire disparu en 2005 dans des circonstances tragiques.

Luz-saint-Sauveur sur wikipedia

Barèges

L’observatoire du Pic du midi

le funiculaire Funiculaire du pic de l’Ayre

les thermes de Barèges-Barzun

Les granges de Piets sont à en amont de baréges, construites dans le sens de la pente et fortifiées d’une étrave de pierres fendant les avalanches et souffle de neige.

A gauche Les granges de Piets – Quartier de Piets Dérat

Barèges sur wikipedia

Col du Tourmalet

Col du Tourmalet 090929.jpgBien avant que les cyclistes se lancent à l’assaut des cols pyrénéens, le Tourmalet faisait déjà parler de lui.

Parcouru de tout temps par les bergers, les pèlerins ou les colporteurs, il obtient ses lettres de noblesse en 1675, date où Madame de Maintenon (1635-1719) le franchit pour la première fois en chaise à porteurs (ce qui constitue une performance pour les porteurs plus que pour la voyageuse). La route de la vallée des Gaves, de Luz à Barèges étant très dangereuse et coupée par une crue, il ne reste plus que cette solution pour aller « prendre les eaux » à Barèges afin de soigner le duc du Maine (1670-1736).

La modernisation du chemin qui passe au col attend le milieu du XIXe siècle : la route thermale, une étape qui marque l’histoire et le début d’une grande aventure dans les Pyrénées. Elle est inaugurée le 30 août 1864, au sommet du col. Les travaux avaient été financés par Napoléon III en 1859. En 1930, la route thermale devient la RN 618 puis est déclassée en RD 918 dans les années 1970.

M. Achille Jubinal, lors de la séance du corps législatif du 22 juin 1868, s’exclame : « Écoutez ceci : il y a cinq ou six ans, on ne traversait le col d’Aspin qu’à cheval. Maintenant, grâce à l’Empereur, qui a eu personnellement l’idée des routes thermales, nous passons au col de Torte et au col d’Aspin, à 1 800 mètres au-dessus du niveau de la mer ; à Tourmalet, ainsi qu’au col de Geyresourde, qui descend par Luchon ; nous passons a 2 000 mètres d’altitude avec des voitures à quatre chevaux, aussi facilement que vous traversez en Daumont la place de la Concorde. (Exclamations et rires.)

Une stèle (à droite) dédiée à Jacques Goddet, ancien directeur du Tour de France, est présente au sommet.

La première course cycliste passant par le col du Tourmalet dont il est fait mention a lieu le 18 août 1902. Elle est baptisée « concours de bicyclette de tourisme » et est organisée par le Touring club de France. Le départ et l’arrivée de la course sont situés à Tarbes, le Tourmalet est gravi à deux reprises sur une distance de 215 km. Jean Fischer passe les deux fois en tête au col. Victime de crevaisons durant la fin de la course, il est rattrapé par Rodolfo Muller qui le devance de 8 minutes et 30 secondes sur la ligne d’arrivée.

Le col du Tourmalet fait partie intégrante de la « légende du Tour ». Il est emprunté pour la première fois en 1910 lors de la première grande étape pyrénéenne.

Depuis, le Tour de France l’a franchi à 74 reprises, soit plus d’une année sur deux. C’est le col qui a été le plus souvent franchi par la course, tous massifs montagneux confondus. En 1974, l’arrivée de la 17e étape a eu lieu au sommet du col.

Octave Lapize passa en tête le col du Tourmalet le 21 juillet 1910, au cours de la grande étape Bayonne-Luchon (325 km), pour la première ascension de l’histoire du Tour.

De nombreuses légendes ont marqué l’histoire de ce col, on cite encore aujourd’hui le courage exemplaire d’Eugène Christophe, dans le Tour de France 1913, qui, après avoir brisé sa fourche au début de la descente du col, marcha pendant quatorze kilomètres jusqu’à Sainte-Marie-de-Campan où il effectua lui-même sa réparation dans la forge d’Alexandre Torné.

En 2010, à l’occasion du centenaire des Pyrénées dans le Tour de France, il sera franchi à deux reprises, dont une arrivée au sommet.

Le Col du Tourmalet sur wikipedia

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Lire aussi :

Tour de France 2010 Classement général

L’histoire du Tour

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