Un nouveau tympan pour l’église d’Annet-sur-Marne (Archive 2010)

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PATRIMOINE RELIGIEUX – CREATION

Natacha Mondon et Eric Pierre, sculpteurs, m’informent de l’installation très récente du nouveau tympan qu’ils ont réalisé pour l’église d’Annet-sur-Marne (Seine-et-Marne) dont la décoration extérieure était restée inachevée.

Cette oeuvre, intitulée « la Mission universelle », inspirée de l’évangile de Matthieu (28 : 16-20) a été réalisée en terre cuite vernissée dans l’esperit des della Robbia

Voir l’ensemble de l’oeuvre

Ce qu’en disent les sculpteurs :

Cette création originale en terre cuite émaillée vise à terminer la façade de l’église, laissée inachevée lors de sa construction au début du siècle dernier.

Conçu dans l’esprit des bas-reliefs en terre cuite de la Renaissance florentine, en particulier du sculpteur Andrea Della Robbia, cet ensemble à la polychromie épurée met en valeur par son apport de couleurs la sobriété de la façade de l’église.

Le thème principal, la « mission universelle », tirée de Mt 28 16-20, et rarissime pour un tympan, fut élaboré sur proposition de la Commission Diocésaine d’Art Sacré de Meaux, et présente le Christ ressuscité envoyant ses onze apôtres évangéliser les nations.

Cette réalisation, tant en son thème que par son matériau constitue un ensemble unique en Europe du nord, hormis les décors baroques en terre cuite émaillée de la région toulousaine.

Au dessus du tympan figure Saint-Germain l’Auxerrois, patron de la paroisse. Une petite croix polychrome prend place au dessus de la porte latérale droite et concourt à intégrer organiquement cette réalisation à l’ensemble de l’édifice.

La réalisation

Par-delà sa simplicité visuelle, cette réalisation fut, par certains points, une gageure technique qui demanda beaucoup d’attention. Comme ses dimensions ne permettaient pas de réaliser le tympan d’une seule pièce, l’ensemble fut d’abord modelé en entier puis, après avoir été découpé en treize éléments, chacun de ceux-ci fut moulé en plâtre, moules dans lesquelles les pièces définitives furent ensuite estampées en terre.

Après un séchage naturel de deux mois, une première cuisson à 950 °C, dite en « biscuit » fut réalisée, puis les émaux furent délicatement posés au pinceau et l’ensemble de nouveau cuit à 1170 °C.

La niche du Saint-Germain a nécessité la prise d’une empreinte en élastomère. À partir de celle-ci, une copie agrandie, qui tenait compte du retrait final de la terre après cuisson, de l’ordre de 7 %, a permis d’en fabriquer les éléments. Une faïence non gélive et compatible avec l’emploi d’émaux basse température fut spécialement adaptée par la société Solargil.

 

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