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La restitution des oeuvres d’art

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A partir que de quelques cas emblématiques, Corinne Hershkovitch, avocate spécialisée des questions de restitution artistique, et Didier Rykner, directeur de La Tribune de l’Art, s’intéressent à la motivation, la légitimité et l’encadrement des restitutions d’objets artistiques et archéologiques.

Ci dessous, ce que j’en ai retenu, la présentation de l’éditeur… 

Ce que retiens de la lecture de cet ouvrage

L’idée de restitution de biens culturelle est relativement récente, reconnue pour la première fois par le droit international public dans la Convention internationale de La Haye en 1954. Il s’agissait alors de protéger le patrimoine culturel lors des conflits armés et interdire les prises de guerre. Pourtant le vol, ne date pas d’hier. Dès l’antiquité, jusqu’à l’occupation nazie en passant par les guerres napoléoniennes, les oeuvres d’arts détenues dans les pays conquis furent convoitées. Le phénomène des demandes de restitutions est apparu d’abord timidement au milieu du 20e siècle avant  l’ampleur qu’il connaît aujourd’hui.

L’intérêt de ce livre est de distinguer les différents cas de figure avant d’en analyser la motivation, la légitimité de la demande et la cohérence qui se dessine dans les différents règlements de la question.

En sept chapitres, les auteurs explorent les questions des « revendications des Antiquités », le pillage nazi et la restitutions des biens juifs spoliés, les biens acquis par les pays colonisateurs, puis la questions des « prises de guerre » avant d’aborder l’épineuse problème des « restes humains et collections scientifique ». Le dernier chapitre clôt l’enquête en examinant la manière dont les Etats entendent protéger leur patrimoine culturel en limitant parfois la circulation des biens…

Au moment où les demandes se multiplient, où la base d’Interpol affiche plus de 35 000 objets d’arts volés, l’ouvrage apporte d’incontestables outils d’analyse et de références qui permettent au lecteur de se forger un jugement sur des cas parfois très épineux ou insolubles. Le grand mérite des auteur est aussi d’avoir su appuyer leur démonstration sur des cas concrets et de ne pas se contenter de grands principes généraux.

Présentation de l’éditeur

La question du retour du patrimoine culturel est plus que jamais au centre de l’actualité. Il suffit de constater l’émotion suscitée, le 12 novembre 2010, par la décision du président de la République de restituer à la Corée (sous couvert d’un prêt renouvelable) 297 manuscrits royaux. La polémique fait rage. Violation du principe de l’inaliénabilité des collections nationales pour les uns, juste réparation à l’égard de pays victimes de la colonisation pour les autres…

En attendant, les demandes se multiplient, en provenance de tous les continents ! À ce rythme, s’indignent les défenseurs d’un patrimoine universel, on peut prédire la disparition de musées comme celui du Quai Branly! Le débat n’est pas nouveau pourtant, ainsi que le rappelle ce livre. Congrès de Vienne aidant, certains des biens spoliés un peu partout en Europe par Napoléon ont dû retourner à leur propriétaire.

À l’inverse, les marbres du Parthénon, démontés par lord Elgin en accord avec l’occupant ottoman, sont réclamés en vain par le gouvernement grec au British Museum. Mais la patience n’est plus de saison. Pour les pays s’estimant spoliés, aucun grand contrat commercial ou d’infrastructure qui ne soit précédé de demandes préalables de restitution de tel ou tel trésor du patrimoine. Aux critères du droit à la mémoire et au patrimoine du sol s’ajoute un devoir de respect de la personne : à l’égard des familles victimes de la Shoah, mais aussi, de manière plus anonyme, à l’égard des restes humains momifiés, nombreux dans nos musées d’anthropologie ou d’histoire naturelle.

Envisageant tous les cas d’espèces, du point de vue du droit international et du droit des nations, cette enquête dresse l’état de la question.

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Dimanche 10 avril 2011

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