Le Louvre appelle la générosité de tous pour restaurer deux trésors du Caire

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Eléments de moucharabieh (c) 2009 Musée du Louvre  Raphaël Chipault

MECENAT – LE LOUVRE – ARTS DE L’ISLAM

Le Louvre voudrait restaurer deux trésors du Caire et les révéler dans le nouvel espace dédié à la collection d’Arts de l’Islam qui ouvrira ses portes en 2012. Pour relever ce défi, le musée lance un nouvel appel aux dons des particuliers.

Pour mener à bien ce projet dont le budget global s’élève à environ 1,2 million d’euros, le Louvre cherche à réunir 500 000 euros avant le 29 février 2012.

(Extrait du communiqué) Fort de la formidable mobilisation du public en novembredécembre 2010 qui a permis de réunir en un mois 1 260 000 euros pour l’acquisition des Trois Grâces de Lucas Cranach, le Louvre fait de nouveau appel à la générosité du public. Cette année le musée propose à tous de s’associer à la restauration de deux chefs-d’oeuvre d’architecture égyptienne qui trouveront leur place dans le futur département des Arts de l’Islam.

Pour Henri Loyrette, président-directeur du musée du Louvre, « c’est véritablement une nouvelle aventure que nous souhaitons partager avec le public. Tout don, quel que soit son montant, sera décisif dans le succès de cette campagne de restauration ». La Société des Amis du Louvre a souhaité soutenir dès son lancement cette opération en lui apportant un don exceptionnel de 50 000 euros. La Société Olivier Chalier Conseils (O2C), déjà mobilisée sur la campagne des Trois Grâces, soutient également le projet par un don significatif.

La campagne concerne un monumental porche mamelouk datant du XVe siècle et un moucharabieh du XVIIIe siècle, délicate paroi de bois ajourée, surmonté de vitraux. Spectaculaires par leur dimension et leur raffinement, ils n’ont jusqu’ici jamais pu être restaurés et exposés.

Ces précieux témoignages architecturaux des riches demeures cairotes furent sauvés des grands travaux d’urbanisation du Caire au XIXe siècle. Ils ont chacun connu une étonnante aventure historique et scientifique. Le porche, dont les pierres démontées furent transportées par bateau de Port Saïd au Havre,
parvint à Paris dans le cadre de la reconstitution d’une « rue du Caire » pour l’Exposition universelle de 1889. Il ne fut finalement jamais remonté et demeura dans l’ombre jusqu’à nos jours. Acquis par le baron Edmond de Rothschild en vue d’aménager un fumoir mauresque dans son hôtel particulier à Paris, le moucharabieh ne fut finalement pas utilisé et fut offert au musées des Arts décoratifs en 1920.

La restauration, l’assemblage et la mise en place de ces deux pièces exceptionnelles représentent autant de défis techniques, qui ont nécessité un ensemble d’études, d’analyses et de mise en oeuvre minutieux, entamé depuis plusieurs années. Il s’agit à présent d’aider le musée à finaliser cette opération et participer au couronnement du projet.

Les nouvelles salles du département des Arts de l’Islam pour écrin 

Le porche et le moucharabieh restaurés seront présentés dans la Cour Visconti, dès l’ouverture de ce nouvel espace dédié aux Arts de l’Islam à l’été 2012. Ce chantier muséographique sans précédent depuis la construction de la Pyramide du Louvre mettra en valeur des collections largement méconnues, allant de l’Espagne à l’Inde et couvrant plus d’un millénaire (du VIIe au XIXe siècle).

Comment faire un don ?

Les visiteurs pourront effectuer un don par carte bancaire, chèque ou virement avant le 29 février 2012 :

– en ligne sur www.tousmecenes.fr

– à l’aide d’un bulletin à retirer au musée et à retourner par courrier.

Quel que soit le montant du don, 66 % de la somme viennent en réduction de l’impôt sur le revenu (dans la limite de 20 % du revenu imposable).

Les entreprises bénéficient de 60 % de réduction d’impôt (dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires) et de contreparties en termes de visibilité et de relations publiques.

Tous les donateurs seront remerciés pour leur participation à la campagne. Ils recevront également un laissez-passer pour découvrir le porche mamelouk et le moucharabieh dans le nouveau département des Arts de l’Islam. Pour tout don de 200 euros ou plus, les donateurs seront invités à découvrir le nouveau département lors d’une visite privée un mardi, jour de fermeture du musée.

Les donateurs ayant effectué un don de 500 euros et plus seront invités à une soirée privée exceptionnelle au sein du nouveau département des Arts de l’Islam, en présence de son directeur et du président du Louvre. Des dispositifs de reconnaissance spécifiques sont proposés pour les dons exceptionnels.

Le Porche mamelouk : Une rue du Caire transportée par magie en plein Paris

En 1889, l’Exposition universelle à Paris accueille un projet spectaculaire : la reconstitution en plein Paris
d’une « rue du Caire » idéale groupant « des maisons et des monuments de bon style ». Portes,
moucharabiehs, revêtements de faïence proviennent du Caire où d’anciennes demeures avaient été démolies
lors des grands travaux urbanistiques au XIXe siècle. Cent soixante égyptiens animent cette rue idéale :
ouvriers, orfèvres, tisserands, potiers, ciseleurs, confiseurs, marchands de soieries et bibelots, musiciens et
danseuses. Soixante ânes blancs y promènent les visiteurs parisiens. Le contraste avec la Tour Eiffel,
construite non loin et la Galerie des Machines est saisissant. Le succès est énorme et laissera un souvenir
durable. Ce projet, d’une surface de trois mille mètres carrés, est orchestré et financé par le baron Alphonse
Delort de Gléon (1849-1899) qui habita l’Egypte pendant plus de vingt ans, période durant laquelle il y
réalisa tous les travaux de voirie des quartiers neufs et créa le plus important établissement financier
d’Egypte.
Le porche mamelouk était partie prenante du projet « rue du Caire ». Il fut ramené pierre par pierre (cinqUn trésor resté dans l’ombre pendant plus de cent ans

tonnes) en France depuis le port d’Alexandrie. Alors que la rue fut entièrement créée, le porche, d’une
hauteur de quatre mètres, ne put être remonté en raison de la complexité technique du projet, et demeura
dans l’ombre jusqu’à nos jours.

En 2004, le musée des Arts décoratifs consent au Louvre un précieux dépôt : sa collection d’oeuvres d’art
de l’Islam. Sur la liste des oeuvres figurent une cinquantaine de caisses, répertoriées sous le titre flou de
« caisses d’un porche mamelouk, non inventoriées ». Grâce à l’appui d’un historien du Caire et la
redécouverte à l’Institut national d’histoire de l’art des dessins de Jules Bourgoin montrant l’édifice au
Caire avant destruction, il est désormais possible de retracer en grande partie le destin de ce porche issue de
la résidence cairote d’un émir mamelouk au XVe siècle, entre sa destruction et son arrivée à Paris .

Le Caire, capitale du pouvoir mamlouk, s’est couvert durant leur 267 ans de règne, de plus de 2000
monuments de prestige. Leur domination marque un âge d’or pour le Caire qui est alors l’une des plus
grandes villes du monde et la plus importante du monde de l’Islam qui s’étend du Maroc à l’Inde.
A l’origine membres d’une milice formée d’esclaves affranchis, au service des califes musulmans et de
l’Empire ottoman, les Mamelouks régnèrent de 1250 à 1517, jusqu’à la prise de pouvoir par les Ottomans.

Les archives des Arts décoratifs conservaient 10 dessins au trait, donnant une idée de la forme d’origine de
cet impressionnant fragment architectural. Dès 2004, grâce à la Samuel H. Kress Foundation qui a financé
une bourse d’étude dédiée au Porche Mamelouk, un long et minutieux travail de recherche et de
restauration a commencé : les blocs ont été nettoyés, pesés et identifiés (). Des ingénieurs ont pensé une
nouvelle structure, coque en résine sur laquelle seront fixées chacune des pierres. Cette structure ainsi que
les blocs de pierre, formant un ensemble de 10 tonnes, ont été rassemblés à 2,60 mètres du sol pour être
installés au niveau de l’emplacement définitif. Une dizaine de compétences se suivent désormais sur le
chantier afin de choisir les meilleures options de restauration, l’objectif étant que chaque intervention
puisse être réversible. Un restaurateur s’est rendu au Caire pour vérifier l’hypothèse que les pierres, de
taille inégale, ne formaient pas un assemblage mais un parement sculpté dans un mortier. Un des points de
complexité de cette restauration est de sculpter dans la pierre certains décors disparus à partir des dessins
faits par l’architecte avant destruction de l’édifice. Pour remplacer certaines pierres manquantes, des
moulures sont reproduites sur des pierres blanches et jaunes choisies respectivement dans l’Oise et en
Dordogne.

Le remontage est une occasion unique pour les chercheurs d’étudier les savoir-faire mis en oeuvre par les
architectes et maîtres tailleurs de pierre syriens qui permirent la floraison architecturale du Caire aux XIe et
XVe siècles. Il a ainsi fallu déterminer les types de calcaire employés, identifier les sens de taille, étudier les
traces d’outils ainsi que les modes d’assemblage et de décoration.

De nombreux L’un des angles présente de fortes remontées de sels qui s’expliquent aisément si l’on resitue le monument mois d’études et de travail ont permis de parvenir à des conclusions pertinentes quant au

contexte historique et architectural de l’édifice. La voûte qui couronne les murs couverts de motifs sculptés
a une volumétrie très complexe. Son effet de plissé et sa clef de voûte en culot goudronné, entourée de
compartiments en forme de navette, rappellent de rares exemples conservés au Caire. Il pourrait s’agir d’un
vestibule d’architecture profane.

dans une zone du Caire soumise aux remontées d’eaux. Le canal du Khalij, zone privilégiée de résidence
des émirs mamelouks, semble s’imposer.

Le moucharabieh, un témoignage du quotidien égyptien

Le terme arabe mashrabiyya, notre « moucharabieh » est d’une origine incertaine et est peut-être une
déformation de « mashrafiya », issu du verbe arabe employé pour « observer ». L’alliance d’ombre et de
lumière permise par les façades de bois ajourées qui laissent circuler l’air en font en effet un excellent
système de rafraîchissement où l’on peut se reposer ou observer sans être vu. Ces « balcons fermés »,
généralement situés aux étages supérieurs des façades des riches habitations cairotes, prennent de l’ampleur
à l’époque ottomane. Ils sont parfois surmontés de vitraux. L’abondance de façades de rues couvertes de
moucharabiehs décline rapidement au Caire à partir du XIXe siècle, en partie à cause des risques
d’incendie.

Le moucharabieh provient de la collection d’Edmond de Rothschild, qui voyagea régulièrement en Orient,
et fit aménager un fumoir mauresque vers 1888-1890, dans son hôtel particulier à Paris. Il ne fut finalement
pas utilisé pour l’aménagement du fumoir confié à l’architecte Ambroise Baudry, mais fit partie des
nombreux éléments architecturaux offerts au musée des Arts décoratifs et au Louvre par le baron en 1920.

Il est rare aujourd’hui de trouver dans les musées un moucharabieh d’une telle dimension. Celui-ci, haut de
3 mètres est composé de cinq travées. Dans chacune, un double système d’ouverture permettait soit
d’ouvrir complètement les fenêtres placées sous les arcatures, soit d’ouvrir un élément rectangulaire central
de petite dimensions permettant de voir discrètement ce qui se passait de l’autre côté.

Les vitraux, objets de lumière

Les vitraux sont ornés de motifs floraux que l’on trouve à la période ottomane, tels que les tulipes, les
oeillets et les iris ou encore le cyprès autour duquel s’enroule un églantier.

Ils proviennent de la collection constituée par le baron Delort de Gléon alors qu’il vivait au Caire.
Remarquables par leur beauté et leur éclat, ils furent installés dans sa villa construite au Caire par
l’architecte Ambroise Baudry en 1874. Ils viennent très probablement de maisons ottomanes du Caire, alors
détruites en nombre pour laisser place aux grands travaux d’urbanisme. Ambroise Baudry s’était fait une
spécialité de la « reconstitution » érudite et minutieuse de salons arabes dans les villas destinées aux
Européens.

Lors de son retour à Paris, le baron Delort de Gléon demanda à Ambroise Baudry de « déménager » son
salon cairote et fit réinstaller les mêmes vitraux dans son appartement parisien de la rue de Vezelay. Ils s’y
trouvèrent jusqu’à leur ultime démontage au début du XXe siècle en vue de leur transfert dans les
collections du musée du Louvre.

Les maisons cairotes de la période ottomane présentaient généralement des vitraux en partie haute de murs
percés de moucharabiehs. L’assemblage des vitraux et du moucharabieh permettrait donc de reconstituer un mur tel qu’il pouvait se présenter dans les maisons du XVIIe ou du XVIIIe siècle, même s’il est peu probable que les éléments présents aient appartenu au même ensemble dès l’origine. Ce délicat assemblage nécessite, au préalable, la restauration des précieux vitraux.

Les vitraux sont constitués d’une armature de plâtre dans laquelle sont enchâssés des fragments de verre de
couleur représentant des motifs floraux.

Leur état dans les réserves du Louvre variait beaucoup d’un objet à l’autre : certains furent très bien
conservés à travers les siècles, d’autres ont subi les aléas du temps, s’étant parfois brisés en de nombreux
morceaux au cours d’une chute.

Dans tous les cas, une restauration minutieuse (à l’aide de bâtonnets de bois, pinceaux, scalpels et d’une
micro-aspiration) s’impose pour redonner leur lustre et leur couleur aux armatures, leur éclat et leur
transparence aux verres colorés. Là où les lacunes menacent le maintien de l’ensemble du vitrail, il faut
ajouter des fragments isolés, ce qui est particulièrement délicat en raison du grand nombre de fragments et
de leur imbrication nécessitant une mise en place simultanée, avec des cassures parfois obliques tendant à
s’ouvrir.

La grande majorité des verres colorés sont d’époque. Ceux qui manquent doivent néanmoins être remplacés
pour conserver l’effet esthétique général. Ces verres modernes seront gravés de la date de restauration afin
partir de 1875. Le Khédive Ismaïl Pacha finit par abdiquer et le pays passe en 1882 sous protectorat anglais.
de les différencier des autres verres.

Les éléments d’architecture sont peu nombreux dans les collections des musées et les moucharabiehs
rarement montrés. Les collections du Louvre ne sont pas riches en objets cairotes de la période ottomane.
Cela rend d’autant plus intéressant de présenter cet élément caractéristique de l’urbanisme et de
l’architecture de la ville, concernant une période généralement négligée. La présentation de cet ensemble
spectaculaire permettra enfin d’évoquer un art de vivre souvent méconnu et de donner ainsi un éclairage
original sur la vie dans l’Egypte du XVIIIe siècle.

De la campagne de Bonaparte et son cortège scientifique, à l’arrivée de l’obélisque place de la Concorde (1836) puis la percée du Canal de Suez (1859-1869), nombreux sont les moments historiques qui marquèrent la relation entre l’Egypte et la France au XIXe siècle. L’Egypte est alors un pays tourné vers l’Europe, gouvernée par Ismaïl Pacha, vice-roi qui a pris le titre de Khédive. Prince parfaitement
francophone, ce petit-fils du grand Mehmet Ali est pétri de culture européenne. Lorsqu’Ismaïl Pacha décide
de moderniser le Caire en procédant à une véritable haussmannisation du centre, de nombreux édifices
historiques sont en péril. Une commission pour la préservation des monuments est alors créée, dont fait
partie l’architecte Ambroise Baudry, membre de la communauté française installée au Caire. A l’image de
Baudry, certains de ces Français d’Egypte, pris de passion pour les arts et les modes de vie de l’Islam,
étudient l’architecture cairote avec un sérieux remarquable et à une époque où les arts de l’Islam n’ont fait
l’objet d’aucune recherche scientifique. Ces amateurs, pour la plupart artistes et collectionneurs avertis, ont
compris la beauté de cet art, et sont décidés à sauver le plus d’éléments possibles de la destruction. Ainsi,
Ambroise Baudry, devenu architecte de Ismaïl Pacha de 1875 à 1879, lui-même grand collectionneur
d’objets d’art de l’Islam, récupère dans les ruines du vieux quartier du Caire des éléments d’architecture et
objets lors des démolitions effectuées pour la réalisation des grands travaux d’urbanisme.
La France nourrie de la nostalgie du Caire
Les grands travaux du Caire vont assécher les finances du pays qui connait une grave crise financière à
L’effondrement des banques égyptiennes et la montée en puissance de l’Angleterre conduit de nombreux
entrepreneurs français, dont Ambroise Baudry et le baron Delort de Gléon, à rentrer en France, à regret. De
retour en France, Ambroise Baudry continuera à mener des créations architecturales d’inspiration orientale
(château de la Haichois, fumoir de l’hôtel Edmond de Rothschild…) ou de facture occidentale (palais de la
Serbie à l’Exposition universelle de 1900), se rendant encore parfois en Egypte (mobilier pour le palais
d’Abdine, premier bâtiment de l’Institut français d’archéologie orientale).

Le nouveau département des Arts de l’Islam

Ces Français d’Egypte vont permettre à la France de découvrir sous un nouveau jour les splendeurs de
l’Egypte moderne loin des fantaisies orientalistes du début du siècle et indépendamment de l’attrait pour
l’Egypte antique. La vogue chez ses amateurs d’art pour la recréation d’ambiances orientales se fonde sur
des éléments jugés typiques, comme les moucharabiehs et les verres de couleurs des vitraux égyptiens
d’époque ottomane. Beaucoup d’entre eux ont légué leurs collections d’objets ramenés d’Orient au musée
du Louvre et au musée des arts décoratifs. Ils sont ainsi à l’origine d’une des collections les plus brillantes
au monde et les premiers instigateurs du département des Arts de l’Islam au Louvre.

Le porche mamelouk et le moucharabieh surmonté de ses vitraux prendront place au sein des futurs espaces consacrés aux Arts de l’Islam qui ouvriront leurs portes à l’été 2012. Une fois restaurés et assemblés, ils constitueront un ensemble unique par leur grâce et leur intérêt historique. Le porche mamelouk, monumental, sera un des points forts du parcours.

Le département des Arts de l’Islam s’étendra sur de nouveaux espaces de 3000 mètres carrés et accueillera
plus de 18 000 pièces (dont 3500 déposées par les Arts décoratifs) ; une collection exceptionnelle, une des
plus riches et des plus variées du monde, qui couvre une période particulièrement longue, du VIIe au XIXe
siècle, et s’étend de l’Espagne à l’Inde.

Ces nouveaux espaces, déployés sur trois niveaux dans la cour Visconti (les deux-tiers en sous-sol afin de
conserver le caractère historique des façades de la cour), à proximité des espaces prestigieux conduisant
aux grands chefs-d’oeuvre de l’Antiquité grecque (Vénus de Milo, Victoire de Samothrace), représentent un
extraordinaire défi technique au coeur du palais.

Au-dessus de ces espaces s’étendra un plafond protecteur, délicate aile de libellule irisée et transparente,
visible depuis les étages entourant la cour Visconti (aile Denon). Ces nouveaux espaces, imaginés par le
Français Rudy Ricciotti et l’Italien Mario Bellini, sont à eux seuls un exemple d’expérimentation
architecturale.

Plus qu’une visite, le département des Arts de l’Islam offrira une expérience en soi en favorisant la
découverte sensible. La muséographie sera innovante, mais surtout accessible au plus grand nombre,
l’ambition étant de toucher des visiteurs de tous âges et de tous horizons. En privilégiant l’interactif et
l’audiovisuel, les barrières de la langue tomberont et le discours historiographique gagnera en intelligibilité

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