Marseille L’atelier photographique de Nadar détruit

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BOUCHES-DU-RHONE

Lu sur le site Mars Actu, via Louvre pour tous :

Comment la Ville a laissé disparaître l’atelier Nadar

Le 15 juin dernier, l’ancien atelier de photographie de Nadar, installé au 77 de la Canebière a été entièrement détruit. Classé monument historique en 2012, il a été vendu par Marseille Aménagement en 2009 dans des circonstances peu claires.

Depuis plusieurs jours, une benne stationne devant les fenêtres murées du n°77 la Canebière, face à l’hôtel de police. Les trois ouvriers qui s’affairent ne savent pas que les gravats qu’ils évacuent sont les derniers vestiges de l’atelier Nadar, partie la plus précieuse de ce site historique classé. Le dimanche 15 juin, les marins-pompiers sont appelés par des voisins de l’immeuble pour l’effondrement d’une toiture. Accompagnés de chiens, ils s’affairent dans le tas de gravats pour tenter de retrouver d’éventuelles victimes. Heureusement, le lieu est vide. En revanche, l’atelier installé en 1897 sur la Canebière par Gaspard-Félix Tournachon dit Nadar est en grande partie détruit. Avec lui disparaît « le dernier studio de photographe professionnel du 19ème siècle à ce jour connu et préservé en France et sans doute au-delà », comme le décrit un document de la Direction régionale des affaires culturelles (Drac).

Si l’immeuble donnant sur la Canebière n’a pas été touché, il ne reste du bâtiment d’arrière-cour que deux murs en pierre et des rangées de poutres nues. Le lieu où le pionnier de l’art photographique réalisait ses portraits de notables et les ateliers où les ouvriers faisaient les tirages n’existent plus. Appelé sur place, le propriétaire de l’immeuble, Farid Mhoumadi, parle de« catastrophe »« J’ai eu surtout peur que l’on trouve quelqu’un dans les décombres, indique-t-il. Du monument historique, il reste encore la partie donnant sur la Canebière. Elle est en très mauvais état mais elle est encore debout ». Concernant les causes du sinistre, il évoque un effondrement de la toiture qui a tout emporté avec elle. Jugé dans un état « préoccupant » par les services de l’Etat, le lieu avait fait l’objet d’une procédure de classement de ces mêmes services. En 2011, l’architecte des bâtiments de France (ABF) avait rendu un avis défavorable pour un permis déposé par Farid Mhoumadi…

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Mercredi 9 juillet 2014

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