Un projet d’envergure pour l’abbaye de Beaulieu-en-RouergueArticle pouvant être lu en 5 minute(s) (hors éléments audio ou vidéo)

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TARN-ET-GARONNE

abbaye Beaulieu-en-Rouergue Eglise et bâtiment des moines.par Mossot travail personnel wikimedia commons

Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue en 2007 par Mossot, wikimedia-commons

Dans un communiqué de presse daté du 16 mai 2017, le Centre des monuments nationaux annonce qu’il met en oeuvre un projet culturel, patrimonial et touristique d’envergure pour l’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue (Tarn-et-Garonne)

(Communiqué) Le premier comité de pilotage de l’abbaye de Beaulieu s’est tenu le vendredi 12 mai 2017, à l’abbaye, sous la présidence de Pierre Besnard, préfet de Tarn-et-Garonne, et en présence de Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux.

Dans le cadre d’un projet global de valorisation touristique de la Vallée de l’Aveyron et du territoire du Pôle d’équilibre territorial et rural (PETR) du Pays Midi-Quercy, en lien avec la candidature de cette collectivité au label « Pays d’Art et d’Histoire », l’objectif de ce comité de pilotage était de déterminer les conditions de mise en oeuvre au cours des prochains mois, d’un projet culturel, patrimonial et touristique ambitieux autour de l’abbaye de Beaulieu.

Ce comité, présidé par le préfet de Tarn-et-Garonne, est constitué des élus locaux partenaires du projet (présidente du Conseil régional d’Occitanie, président du Conseil départemental de Tarn-et-Garonne, président du PETR Pays Midi-Quercy, président de la Communauté de communes Quercy Rouergue et Gorges de l’Aveyron et maire de Ginals), de membres de l’association culturelle de l’abbaye de Beaulieu (dont son président Daniel Cadilhac et la députée de la 1ère circonscription de Tarn-et-Garonne Valérie Rabault) et des services de l’État concernés (CMN, Direction régionale des affaires culturelles et Unité départementale de l’architecture et du patrimoine).

Le projet validé par le comité consistera à valoriser cet ensemble abbatial cistercien caractéristique, à l’architecture remarquable et à l’environnement naturel préservé, et à créer prochainement un nouveau musée, sous le pilotage du Centre des monuments nationaux, autour de la collection d’oeuvres du XXe siècle rassemblée par Geneviève Bonnefoi et Pierre Brache, un couple de passionnés, qui en a fait don au CMN.

Au cours de cette première réunion, le CMN a annoncé des mesures fortes, qui passent par la mobilisation de moyens importants dès cette année. Ainsi, une nouvelle circonscription du CMN sera créée en Tarn-et-Garonne, à la tête de laquelle un administrateur sera prochainement nommé pour accompagner le projet ; un programme de travaux a d’ores et déjà été défini. Philippe Bélaval a ainsi affirmé que le développement de l’abbaye de Beaulieu figure parmi les projets prioritaires que le CMN souhaite mener au cours des prochaines années.

Les collectivités représentées ont manifesté leur souhait de favoriser la mise en oeuvre rapide du projet, y compris à travers la mobilisation de financements, et de faire de l’abbaye de Beaulieu une porte d’entrée du territoire.

Il a par ailleurs été convenu que l’association culturelle de l’abbaye de Beaulieu conservera une place importante dans le développement d’actions culturelles autour du futur musée.

Un calendrier resserré a été adopté par les membres du comité de pilotage. Ainsi, des réunions techniques associant les collectivités territoriales permettront très prochainement de définir un projet partenarial.

Les premiers travaux d’aménagement du site devraient démarrer d’ici la fin de l’année.

Abbaye de Beaulieu-en-Rouergue

Fondée en 1144 dans la vallée de la Seye, par Adhémar III évêque de Rodez, l’abbaye de Beaulieu (ou Belloc en Occitan) connut pendant plusieurs siècles une existence assez prospère, malgré les vicissitudes de la croisade des Albigeois, de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles d’importants travaux d’embellissement furent réalisés, mais le relâchement de la discipline monastique engendra le déclin del’abbaye. Vendue comme bien national à la Révolution, elle fut en partie démantelée et transformée en exploitation agricole.

L’église, édifiée au XIIIe siècle, est un exemple du gothique le plus pur (nef unique, coupole octogonale, hautes baies, rosaces).

Les piliers de la salle capitulaire se déploient en palmier des arcs massifs et carrés. On y remarque une polychromie aux motifs géométriques. Il est intéressant de comparer la structure de cette salle à celle de l’ancien cellier.

Rehaussés au XVIIe siècle, les bâtiments abbatiaux ouvrent sur le parc. Avec la chapelle des convers, située sur la rive de la Seye, ils forment un ensemble harmonieux accordé à la nature, conforme à l’esprit cistercien.

Rachetée en 1960 par des amateurs d’art qui, avec l’aide de l’Etat, l’ont sauvée de la ruine, l’abbaye a fait l’objet, depuis, de très importants travaux de restauration poursuivis par le Centre des monuments nationaux à laquelle ses propriétaires, M. Brache et Mme Bonnefoi, l’ont donnée en 1973,

L’abbaye de Beaulieu-en-Rouergue est ouverte au public par le Centre des monuments nationaux et accueille régulièrement des expositions, où la photographie contemporaine a pris une place importante ces dernières années.

Elle a accueilli 7 580 visiteurs en 2016.
© Alain Lonchampt – CMN

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